samedi 28 novembre 2009

Les roches de l'Ailly

Voici deux vues de la même région, la côte d'Albâtre entre Sainte Marguerite sur mer et Dieppe où se trouve le phare d'Ailly.

La première est une image satellite prise sur Google Earth, la seconde est issue d'une carte datant du milieu du 18ème siècle.




On voit tout de suite que la pointe de l'Ailly était bien plus saillante dans la mer il y a deux cent ans que de nos jours. Le trait de côte s'est adouci.

L'Institut Géographique National fait état d'un recul de la falaise à Sante Marguerite sur Mer, immédiatement à l'ouest de la pointe d'Ailly, de 180 m au cours de ces deux siècles.



"L'Alexandra", paquebot à aubes, construit en 1862 arriva à Dieppe en septembre 1864.

Le 14 octobre de la même année, en sortant des jetées dieppoises, "l'Alexandra" aborda un bateau de pêche dont le patron fut tué.

Le 7 septembre 1865, ce paquebot s'échouait dans les roches de la pointe de l'Ailly.

Il fut renfloué morceaux par morceaux, et réparé par la Maison Mazeline et Compagnie, au Havre, d'où il revint à Dieppe, le 30 avril 1867 et fut remis en service sur la ligne, en mai.



Le "Victoria" (deuxième du nom), fut un paquebot à aubes, de 534 tonneaux, lancé le 21 mars 1878 pour entrer en service sur la ligne Dieppe-Newhaven, dès le 29 mars


C'est sur ce steamer que le 24 juin 1886, le comte de Paris et le duc de Paris, expulsés de France par la loi d'exil, s'embarquèrent au Tréport, pour l'Angleterre.


Le 13 avril 1887, à 3 h 50 du matin, par temps de brouillard, le "Victoria" s'échouait sur les roches de l'Ailly. Il y eut 16 victimes. La tempête disloqua complètement le navire, la machine et la cheminée furent englouties, et les tambours des roues, les passerelles, etc. furent poussés à la côte par le courant.



Le naufrage du Victoria sur les roches de l'Ailly, par le peintre Théodore Albert de Broutelles. (Château musée de Dieppe)


Sur cette autre carte, datant de 1640, les roches d'Ailly sont indiquées comme un endroit remarquable. Le premier phare d'Ailly n'avait pas encore été construit.

vendredi 27 novembre 2009

CERN & LHC


CERN & LHC ou la physique quantique dans le réfrigérateur
envoyé par Absurditis. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.

Vertige

Voilà ce qui se passe dans la gouttière d'une maison voisine d'un tilleul. Et encore, là, il n'y en a presque pas.

Cette falaise n'est pas celle d'Ailly.

Elle est à quelques kilomètres et se trouve être aussi vertigineuse.

Car le problème est là.

Plus de deux marches d'escabeau de hauteur et la seule solution pour moi est de fermer les yeux pour éviter que mes jambes ne se transforment douloureusement en paquets de coton. Car le vertige, pour moi, ce n'est pas juste avoir peur du vide. C'est une douleur qui part des pieds et monte en paralysant les muscles. Une douleur qui me prend même lorsque ce sont les autres qui sont en hauteur et que je les regarde

Pour trouver une photo qui illustre mon vertige, j'ai cherché dans les ressources du web. Mal m'en a pris. J'ai cru tomber de ma chaise et je suis encore sous le coup de ce que je considère comme un vrai handicap.

La maison que j'habite a 75 m de gouttières dont 60% est à plus de 4m50 du sol et à moins de 10m des tilleuls. Tous les ans, je considère comme un exploit d'avoir nettoyé mes gouttières.
Monter sur l'échelle suppose de ne jamais regarder, ni vers le bas, ni au loin, mais de fixer uniquement mes mains et une fois en haut de focaliser mon attention sur la gouttière et son contenu.
Le seul endroit où je me sente un peu mieux est le sommet du petit toit d'où j'ai une vue plongeante sur le jardin de ma voisine, plus haut que le mien d'une cinquantaine de centimètres.

J'ai le vertige à 4m50 de hauteur. La falaise d'Ailly en fait 91 et personne parmi les gens me connaissant ne penserait que je puisse aller m'y promener un jour de tempête, même dans le plus grand désespoir.
Jamais, je ne pourrai me trouver à la place des personnes qui se promènent en haut de cette falaise. D'ailleurs, je n'aurais pas souhaité laisser à cet endroit si beau une anxiété que d'autres auraient pu ressentir après bien des vies.

Cet article est une façon de remercier ceux qui, me pensant peut-être en danger, se sont inquiétés de mon silence. Une part de lumière intérieure qu'ils m'ont envoyés et qui va illuminer ma journée.
Merci pour votre attention, elle me fait chaud au coeur.

lundi 23 novembre 2009

Le phare d'Ailly

Voici le premier phare construit sur la falaise du cap d'Ailly. En fait plutôt que "Le phare d'Ailly", il serait plus juste de dire "les phares d'Ailly", car celui qui s'y trouve actuellement est le troisième.

Cette première tour date de juillet 1775, on l'appelle alors phare Vauban, ou encore, phare Pompadour. Il est mis en service le 1er novembre de la même année.

Construit à 156 mètres du bord de la falaise, le phare d'Ailly avertit les marins du danger des rochers du pied de la falaise.
Sa hauteur totale est de 18 mètres, la hauteur de la lanterne est de 5 mètres.

Pendant près de deux siècles, il va veiller sur la sécurité des bateaux qui abordent le port de Dieppe. Le recul de la falaise menace pourtant, si bien qu'une seconde tour sera construite, qui sera dynamitée pendant la seconde guerre mondiale. Puis une troisième sera édifiée, que l'on peut actuellement visiter.

La mer est impitoyable. Les bâtisseurs du phare de 1775 avaient pris du recul, et pourtant, en 1960, le phare est au bord de la falaise. On le croyait impossible à abattre, invincible, éternel. La première tour d'Ailly était l'orgueil des Dieppois et de tous les alentours.
Pendant quatre ans, il résistera, puis s'effritera et finira par tomber au pied de la falaise, vaincu.
En 1968, il a totalement disparu.

Il en est de tout comme de ce phare, et même des hommes. Même ceux qui se sont trouvés un jour les plus forts, les plus glorieux et les mieux aimés, finissent par tomber et nul ne peut rien y changer.




jeudi 12 novembre 2009

les amants


Ils sont dans le jardin.
Ils sont beaux, ils s'embrassent et l'énergie de la Lumière les entoure.
Rien ne peut les atteindre.

samedi 7 novembre 2009

Les langues se délient.


A tous ceux qui croient encore que les Etats Unis sont encore une terre de liberté et de transparence fidèle aux Droits de l'Homme, je propose de regarder ce documentaire éloquent intitulé "Torture Made in USA" disponible gratuitement en ligne jusqu'au 18 décembre 2009




Merci.
Illustration issue du documentaire.

mercredi 4 novembre 2009

vous en voulez encore ?


Je ne les ai pas comptés, il y en a des dizaines.
La photo est de Eugenia Hernandez.

d'autres ronds blancs

Vous allez me dire, on ne voit rien. Effectivement, on pourrait se demander pourquoi j'ai pris cette photo. Certainement pas pour le rond blanc pourtant très visible, car je ne l'ai vu qu'au moment où j'ai transféré la photo, impatiente de savoir si j'avais capturé le chevreuil aperçu au bord de la route ou non. Là, j'avais le flash.


Il y a plusieurs autres taches et je n'en identifie pas une seule. Retournée à l'endroit pour voir ce que ça pouvait être, il n'y a que des arbres et des ronces.La seconde a été prise à travers mon pare-brise. On identifie d'ailleurs très bien les pattes de chats. Le sanglier, lui, est parti depuis belle lurette. Il a fait un départ de course dès que les phares l'ont éclairé dans le virage de la voie ferrée. le rond est bien visible dans le reflet du tableau de bord (et ce n'est pas le reflet du flash vu l'inclinaison de mon pare-brise) J'ai d'ailleurs pris, à quelques mètres de là, un autre rond blanc, de jour, avec mon appareil habituel.
Le mystère reste entier. J'ai vu en tapant rond blanc sur photo une explication simpliste qui parle de lumière de flash réfléchie par des poussières. Mais ça ne fonctionne pas pour les ronds blancs pris sans flash, et j'en ai une ribambelle.

mardi 3 novembre 2009

Qu'est ce que ce rond blanc sur cette photo ?


Cette photo a été prise de jour, sans flash, en milieu maritime, par temps sec avec vent fort.
Elle fait partie d'une série prises le même jour, juste avant la tombée de la nuit. Ci-après, une série de trois photos.
Le détail ci dessus est extrait de la photo du milieu.





Cette anomalie n'a été constatée que sur une seule des vingt-huit photos prises ce jour là.
Je suis la seule utilisatrice de cet appareil photo numérique, qui n'est ni vieux, ni bas de gamme, et si quoi que ce soit avait été visible avant que j'appuie sur le déclencheur, je n'aurais pas pris la photo, vu qu'elle devait servir à de la publicité.