mardi 29 novembre 2016

Corruption encore, l'assassinat du juge Renaud

On prend les mêmes, et on recommence.

Début juillet 1975, François Renaud, premier juge du tribunal de Lyon, victime d'un meurtre probablement commandité pour des raisons politiques,enquêtait sur le braquage de l’hôtel des postes de Strasbourg.

Ayant découvert les liens entre les malfrats et le SAC (Service d'Action Civique) et soupçonnant le financement du parti politique UDR qui deviendra plus tard le RPR, Il est exécuté par trois tueurs à gages alors qu'il rentre à son domicile.

L'histoire, racontée par sa famille et ses anciens collègues :




lundi 28 novembre 2016

Crime d'état, Robert Boulin

L'Italie n'est pas le seul pays où le crime et la corruption règne au sein des plus hautes instances.
La France est même particulièrement bien placée.

Première affaire : le meurtre de Robert Boulin (mal) déguisé en suicide. Un film diffusé sur France 3, chaine publique française.


A noter : Le son est interrompu pendant quelques secondes vers la fin du film. Cela ne nuit en rien à la compréhension.
Evitez les sous-titres, dignes des plus grands délires de Google.

En juin 2016, de nouveaux témoignages qui avaient été écartés lors de la première enquête bâclée pourraient tout changer, un article paru sur le site du journal RTL

Pour plus d'informations, le site de l'Association Robert Boulin pour la Vérité est consultable à cette adresse : http://www.robertboulin.net


L'affaire Aldo Moro

Pour continuer sur les rapports ambigus entre les états et les armées secrètes, voici un film documentaire diffusé par la Chaine Parlementaire française LCP sur l'enlèvement et l'assassinat de l'homme politique Aldo Moro par les Brigades Rouges en 1978. Il y est révélé qu'en fait, cet assassinat était un crime d'état.


Affaire Aldo Moro - histoire politique (1) par Dailygratuit

Les épisodes 2 et 3 de ce film sont visibles en cliquant sur les liens ci-dessous.

http://www.dailymotion.com/video/xbwac9

http://www.dailymotion.com/video/xbwmj2_affaire-aldo-moro-histoire-politiqu_news



Les statistiques de Blogger

Lorsqu'on tient un blog, il est fréquent qu'on s'intéresse aux statistiques de visites. C'est évidemment mon cas. Il est utile de savoir quel type d'article est lu et comment les lecteurs sont arrivés dessus, avec les mots utilisés pour la recherche. Blogger, la plateforme de blogs de Google, produit des statistiques de ce genre. Il ajoute à ces renseignements le pays des internautes et leur navigateur.

C'est sympa, sauf que c'est souvent erroné, et pas qu'un peu.
La première des constatations est que sur certains articles, Blogger nous indique des visites négatives, ce qui est pour le moins surprenant.
Mon article sur le général Dietrich Von Choltitz, le plus lu, qui avait bien dépassé les 10.000 vues est maintenant rétrogradé de 3.000 vues, ce qui pourrait signifier que moins 3.000 personnes ont vu le billet. Oui, ce raisonnement est ridicule, je le sais. Une autre hypothèse est qu'ils auraient changé la période de référence mais les chiffres semblent dire autrement.

Pour illustrer ce que je dis, ces deux captures d'écran.
La première, à gauche, a été faite au moment où j'ai constaté que de 5 chiffres on était redescendus à 4 (je n'avais malheureusement pas pris la précaution de faire une capture du premier chiffre, n'imaginant pas que ça pouvait redescendre)



La seconde, faite ce matin, montre que sur les deux billets les plus lus de mon blog, l'un a baissé de 1789 vues (le chiffre de 1789, qui pourrait évoquer la révolution française est certainement une coïncidence, de même que les 1200 tout ronds d'augmentation des vues sur le second billet. Je suis sûre que demain, ces chiffres auront changé et ne signifieront plus rien)

Si la période de référence avait changé, vu que ces deux billets ont été publiés en décembre 2010 tous les deux, les statistiques auraient du baisser pour les deux, or, on voit que Von Choltitz baisse, mais qu'Isabelle monte.

De plus, j'ai un autre compteur de statistiques extérieur à Blogger, et sur les consultations quotidiennes, il dit tout à fait autre chose que les statistiques internes.
Pour la seule journée d'hier, 22 personnes différentes ont visité l'article sur Von Choltitz et pas une seule celle sur Isabelle et il ne mentionne qu'un seul des billets que Blogger place en tête des billets lus du jours, tous le même nombre de fois le même jour, ce qui est rigoureusement impossible. Ce billet est celui sur l'USS Menges.

Ces billets ne se suivent pas et Blogger ne les a même pas classés par ordre de publication.

De là à dire que ces statistiques sont devenues inutiles car trompeuses, je franchis le pas. je ne peux désormais plus m'y référer.

Ce qui est ironique, c'est que j'ai failli renoncer à mon autre compteur récemment. J'avais oublié qu'il faut éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier, surtout lorsqu'il s'appelle Google.


vendredi 25 novembre 2016

Terreur en Italie

Le 2 août 1980, à 10h25, une bombe explose dans la salle d'attente deuxième classe de la gare de Bologne en Italie, soufflant tout le bâtiment.
Le bilan est de 80 morts, 200 blessés, dont des dizaines très grièvement.

Le sénateur Sergio Flamigni, membre de la commission d'enquête, est aux côtés des plus hautes autorités italiennes à Bologne dans les heures qui suivent l'explosion.

La police soupçonne spontanément les Brigades Rouges. Le gouvernement de Francesco Cossiga accrédite la thèse de l'accident, puis celle de l'extrême gauche. Plusieurs groupuscules d'extrême droite ont revendiqué l'attentat.  Libero Mancuso, procureur de la république de Bologne, va se battre contre la manipulation et le sabotage de l'enquête.

"Cela a été très dur de découvrir cette réalité. Dès les premiers instants de l'enquête, il y a eu une série impressionnante de gesticulations de nos services secrets, notamment le SISMI (services secrets militaires) qui était aux mains de la loge maçonnique P2. D'ailleurs, j'ai découvert lors de mon enquête sur l'attentat de Bologne que tous les services secrets du pays étaient littéralement inféodés à cette loge maçonnique."

En dépit d'obstacles considérables et de nombreux bâtons mis dans les roues de l'enquête, la police arrête les membres d'un groupe d'extrême droite appelé NAR, les Noyaux Armés Révolutionnaires. En 1995, ils sont reconnus coupables d'avoir commis l'attentat de Bologne et d'homicide volontaire au terme d'une procédure judiciaire qui a duré plus de 15 ans.

Les exécutants ont été condamnés, mais l'enquête sur les commanditaires court toujours. La piste remonte jusqu'au Gladio, l'armée secrète italienne créée par la CIA, la loge maçonnique P2 et son grand maître, Licio Gelli, qui auraient manipulé ces militants d'extrême droite. Gelli reconnait avoir fait nommer trois chefs des services secrets, qui prenaient leurs ordres auprès de lui. Ils ont été poursuivis, mais faute de preuves scientifiques matérielles, ils ne sont accusés que d'avoir fait obstacle à cette enquête.

"C'est un attentat couvert par l'état. Cette obstination, tous ces efforts mis en œuvre par les plus hautes instances politiques pour couvrir les véritables coupables, n'ont aucun sens, si ce n'est effectivement, pour dissimuler les responsabilités de l'état et du monde politique."

Aldo Giannuli, historien de la commission d'enquête sur Gladio, ajoute :
" C'est effectivement un cas de terrorisme d'état. Un cas de guerre secrète, d'opération clandestine, qui a eu lieu pendant ces années. Un prix, un très lourd tribut, que nous avons du payer pour la Guerre Froide."

Ferdinando Imposimato, juge anti-terroriste :
" Une démocratie bloquée, une démocratie manœuvrée depuis l'extérieur. Notre pays était manœuvré par la CIA. Les choix des présidents de la république, ceux des chefs de gouvernement étaient tous décidés depuis l'étranger. Je l'ai compris très tard, beaucoup trop tard. C'est ce qui explique que Cossiga a toujours protégé un homme comme Gelli, qui était en fait une créature de la CIA et des États-Unis. C'était un personnage très important.

Les armées secrètes de l'OTAN ont fait l'objet d'une commission d'enquête en Italie. Cette structure secrète y a été sévèrement jugée, mais une condamnation à portée limitée. Ceux qui sont derrière, ceux qui savaient, les commanditaires de ces attentats, n'ont été et ne seront sans doute jamais punis.

Cette stratégie de la tension avait pour but de déstabiliser l'ordre public pour stabiliser l'ordre politique. Ceux qui ont utilisé cette stratégie dans le monde politique visaient en fait à rendre toute alternance politique impossible. Ils voulaient un régime pérenne comme c'est le cas aujourd'hui.
A part l'Italie, la Belgique et la Suisse, aucun pays n'a enquêté sur ces armées secrètes et personne n'a eu à rendre de comptes.

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A l'époque de la Guerre Froide, l'ennemi était le communisme, il fallait donc faire accuser des groupes de gauche pour les empêcher d'avoir de l'influence. Les attentats étaient donc faussement désignés comme ayant été commis par ces groupes de gauche.

A présent, l'ennemi désigné est l'Etat Islamique, il est donc naturel que les attentats soient en apparence commis par des "Islamistes", que le bon peuple à la vue basse, abruti de télé-réalité, va amalgamer avec tous les musulmans. C'est le but.

Sachant cela, ne croyez-vous pas qu'il existe une réelle similitude entre les attentats italiens des années 1980 et ceux que la France subit aujourd'hui ? Et cette précipitation à désigner tout de suite des coupables et à les exécuter avant toute enquête n'est-il pas le moyen idéal pour empêcher des sous-fifres de parler ?

Repensons aux attentats de Charlie Hebdo et à une carte d'identité bien pratique et tellement semblable au passeport de Mohamed Atta, fait d'un papier qui résiste mieux au feu que des poutres d'acier de plusieurs tonnes. Au magasin Hyper Casher appartenant à des juifs et vendu la veille, Au Bataclan, appartenant à un juif et vendu quelques semaines avant, à Mohamed Merah, ce grand blond aux yeux bleus vu par un témoin, qui devient un jeune homme maghrébin brun à la peau mate lequel sort de chez lui pour téléphoner à BFMTV alors qu'une centaine d'hommes du RAID est en poste autour de l'appartement et rentre tranquillement se faire tuer au petit matin. Repensons au camion fou de Nice dont la course est sujette à bien des polémiques dont l'histoires des caméras de surveillance n'est pas la moindre. Tout cela ne s'apparente t-il pas non plus à des manipulations et à du sabotage d'enquête ?

L'Union Européenne est la main mise de la CIA sur les pays européens.  En baissant une autre fois la culotte de la France devant l'OTAN, qui installe de nouveau ses troupes en envahisseur dans notre pays, on attend, cul à l'air, le coup de pied du maître.
N'y aura t-il donc personne pour ouvrir les yeux ?




mercredi 23 novembre 2016

Un 23 novembre différent

Nous avons tous des jours dont nous nous souvenons mieux que d'autres. Alors que certains passent sans laisser de traces, d'autres marquent une existence.
L'un de ces jours marquants a été le 23 novembre 1963. 

La veille, alors que nous venions de nous mettre à table pour un dîner d'anniversaire qui promettait d'être joyeux, une nouvelle est tombée sur la radio restée allumée. Le président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy venait d'être assassiné. 
Mes parents semblaient consternés. Mon père a remonté le son pour mieux entendre tandis que ma mère essuyait ses yeux pleins de larmes, après avoir dit "Oh ! Ils l'ont tué !" Elle n'a pas dîné. 
Mes parents étant occupés à écouter la radio, Nous, les filles, nous sommes allées au lit rapidement et ce n'est que le lendemain que j'ai commencé à y penser.

Je peux dire à présent, avec du recul, que c'est ce jour là que j'ai réellement ouvert les yeux et pris conscience de la malhonnêteté du monde dans lequel nous vivons. J'avais déjà compris, deux ans plus tôt, à l'occasion de ma communion, que les personnes censées nous protéger pouvaient être des agresseurs et que le mensonge était moins un péché enfantin qu'une caractéristique du monde des adultes. 

L'évènement était facile à analyser. Un fou n'assassine pas un président aussi facilement et un autre fou n'assassine pas non plus ce fou dans les locaux de la police. Tout ça sent le mensonge à trois kilomètres, même quand on a 12 ans. 

A cette époque, j'étais contente de vivre en France, un pays dirigé par un président qui avait foutu dehors l'occupant armé venu d'une nation qui assassine son président et ne fait pas de véritable enquête.
38 ans plus tard, j'ai regardé de façon parallèle comment ce pays censé incarner un rêve de vie assassinait 3.000 de ses citoyens et ne faisait pas de véritable enquête sur ce crime. 
Pareillement, 19 fous drogués et obsédés sexuels n'improvisent pas l'organisation d'un attentat qui va tuer plus de 3.000 personnes y compris eux-mêmes. Ceux qui n'ont pas fait ce premier parallèle ont raté l'information essentielle. S'il y avait réellement 19 arabes dans des avions, ces pauvres mecs se sont gravement fait doubler, tout comme ceux qu'on a nommé "le commando des terrasses" le 13 novembre 2015, de pauvres mecs sans envergure que les véritables instigateurs ont tout simplement éliminés, mais ceci est une autre histoire.

J'ai assisté à une conférence donnée par la petite amie de Lee Harvey Oswald, Judyth Vary Baker. En 2010 est paru son livre :  "Lee and me". 
Elle a parlé récemment de son histoire avec Lee Harvey Oswald dans une conférence consacrée aux mensonges, notamment sur l'escroquerie du cancer.

Une conférence très intéressante, pour ceux qui entendent l'anglais.



samedi 19 novembre 2016

Primaires de la droite

Voilà comment Bruno Lemaire entend rétablir la démocratie en France. Il n'est pas question de demander aux Français s'ils veulent ou non rester dans l'Union Européenne. Bruno Lemaire leur impose d'y rester tout en modifiant quelques broutilles ça et là dans des traités où les Français n'y comprennent déjà rien tellement les phrases sont (exprès) alambiquées. Donc, choisissez quelqu'un de moins obtu. (et d'honnête, s'il en reste, c'est à dire ni Sarkozy, mouillé jusqu'au cou avec l'affaire Libyenne, ni Juppé, condamné dans une affaire d'emplois fictifs)