mercredi 15 janvier 2020

Photo du mois : Perspective

Thème : Perpective, choisi par Frédéric
Note de l'auteur : Technique de représentation de l'espace et de ce qu'il contient en fonction de lignes de fuite (généralement convergentes). Plus simplement, prenez deux lignes (voire davantage) qui partent vers une même direction. Elle peuvent aussi se rejoindre en un point (telle une route). Astuce : prendre une photo en positionnant son appareil photo au plus près du sol accentuera la perspective du sujet (que vous avez choisi de photographier).

Voici ma photo :


C'est l'espace laissé par le pont tournant du port de Dieppe lorsqu'il s'ouvre pour laisser passer les navires vers les bassins situés à l'arrière. Ces rambardes me semblèrent être le sujet parfait.
Il me fallut quitter ma campagne, où tout est naturel, pour aller en ville, où rien ne l'est, pour satisfaire ce besoin passager de lignes fuyantes. 

Il est temps à présent d'aller voir d'autres perspectives en suivant ces liens :

Akaieric, Amartia, Blogoth67, Brindille, Chris M, Christophe, Cynthia, Danièle.B, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD'épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, USofParis, Who cares?, Xoliv', écri'turbulente.

lundi 13 janvier 2020

Un vendredi 13

On dit que ce jour particulier porte malheur. Il y en a plusieurs par an. Les dates et les calendriers étant une invention humaine, les malheurs qui pourraient être liés à ceux-ci sont donc également d'origine humaine. Rien n'est ni divin, ni diabolique.

Il y a quelques années, la série télévisée Dolmen, avec comme héroïne la belle Ingrid Chauvin, nous a remis en mémoire une pratique qui n'avait rien de légendaire, les naufrageurs.
Il s'agissait d'attirer les navires sur les brisants à l'aide de lampes afin de voler les marchandises qu'ils transportaient.

Les navires ne se dirigeant plus, et on pourrait déplorer que les officiers de quart les ignorent désormais, aux amers, c'est l'électronique qui fait office de lanternes et les naufrageurs sont ceux qui volontairement ou non font taire les alarmes, car tout est prévu, il y a pléthore de règlements et de garde-fous et de sonneries que chacun de ces naufrageurs s'évertue à contourner.

L'histoire pourrait commencer de cette manière : "Il était une fois un vendredi 13... " mais on a vu que c'était un jour comme un autre, la seule importance de cette combinaison n'étant que celle qu'on veut bien lui donner. Il était donc une fois un navire, moderne, bardé de toute l'électronique possible et imaginable, qui se dirigeait vers une île de Méditerranée par une sombre nuit d'hiver. A bord, c'était le clinquant et la fête. Les femmes étaient en robe de soirée, un spectacle de magie venait de commencer et le commandant dînait en galante compagnie dans un restaurant situé complètement à l'arrière du navire, à trois cent mètres de la passerelle de commandement.

Cette île n'était pas la destination du navire. Il faisait seulement un détour pour saluer des touristes, que j'ai la faiblesse de considérer comme très peu nombreux sur les plages en janvier, vers 21 heures et je ne crois pas non plus que les passagers se pressaient sur les ponts en vue d'admirer un petit port éclairé par trois lampadaires à la vitesse de 15,5 nœuds, mais c'est l'excuse qui a été donnée pour aller perdre un navire transportant plus de quatre mille personnes à cet endroit.

Vous pouvez voir sur cette image empruntée à un blogueur averti de ces questions, le trajet de ce navire vers l'île.
L'image radar que le tribunal qui jugeait l'affaire a diffusé par le biais d'un journal italien a confirmé ce trajet.

Il était donc une fois un navire de croisière avec de nombreuses personnes montées à bord pour faire la fête, inconscientes de l'endroit où les menaient ceux en charge de la sécurité du navire.
Cet endroit, au bout du trajet représenté ici, le voici :


La falaise descend à pic dans la mer. Le fond est à environ 100 mètres. Personne n'habite là. Il n'y a pas de routes. Imaginez-vous cet endroit dans l'obscurité d'une nuit sans lune, lorsque le navire sur lequel on se trouve est en train de chavirer et de prendre l'eau.


Vue d'en haut, près du phare dont la lumière n'atteint pas le pied de la falaise à cause du relief. Ce phare qui est la seule construction humaine du lieu.

image issue du site MTB-MAG que je remercie.

Il semble que ce conte de naufrageurs était bien parti pour faire quatre mille morts un vendredi 13 janvier dans une catastrophe maritime survenue au pire endroit, jusqu'à preuve du contraire.

Je vous rassure, cette histoire s'est plutôt bien terminée pour la plupart de ces personnes car le commandant de ce navire, Francesco Schettino, actuellement en prison après un procès spectacle, est intervenu pour tenter d'éviter l'île sans toutefois parvenir à maîtriser tout son personnel. On a quand même déploré 32 morts dont une petite fille (les femmes et les enfants d'abord) qu'on peut surtout attribuer, toujours jusqu'à preuve du contraire, à la conception désastreuse du navire et à une mauvaise maintenance.

Il était une fois, le Costa Concordia...



vendredi 27 décembre 2019

Notre-Dame et la gueule de son architecte

"Quant à l'architecte en chef des monuments historiques que vous avez cité, je lui ai déjà expliqué plusieurs fois et je le referai de manière crue, qu'il ferme sa gueule et que nous avançons en sagesse pour que nous puissions sereinement faire le meilleur choix pour Notre-Dame, pour Paris, pour le monde."

C'est le général Jean-Louis Georgelin qui parle ainsi, comme une racaille, de Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques en charge de Notre-Dame. Ce mal embouché s'imagine sans doute que les architectes qui s'occupent des grands bâtiments plusieurs fois centenaires sont des amuseurs publics issus d'écoles d'administration, ou pire, de l'armée française ? Sait-il seulement tout ce que ces architectes ont engrangé de savoir non seulement technique mais historique pour être à la place qui est la leur ? Je pense que non car nous avons affaire, avec lui et son commanditaire, à des beaux parleurs imbus de leurs personne, incapables de faire autre chose que de jeter de la poudre aux yeux du public, des mots.

"Nous la reconstruirons plus belle encore" disait le président de la république alors que le feu n'était pas encore éteint. En passant, où donc a t-on vu que des officiels, dont un chef d'état, se rende sur les lieux d'un sinistre qui pouvait être un attentat et mettent ainsi leur vie en danger alors qu'aucune enquête n'avait encore été menée ?

Ce général me fait penser à cet officier qui a fait le buzz lors du naufrage du Costa Concordia. Son heure de gloire passée, il a été viré de son poste de commandant de la capitainerie de Livourne. Tentant sa chance pour devenir sénateur et finalement mis sur la touche, il vient de déclarer à la télévision italienne qu'il n'était pas compétent pour gérer le problème du Costa Concordia.

 Je ne souhaite rien de mieux à ce général mal élevé et irrespectueux. Que son incompétence soit reconnue aux yeux de tous. Patience, Notre-Dame nous réserve peut-être encore des surprises, surtout lorsqu'on connait la mauvaise tenue de la pierre au feu et plus particulièrement lorsque ce feu est activé pour atteindre des températures permettant à du chêne de plusieurs siècles de s'enflammer comme des cagettes de sapin blanc.

dimanche 15 décembre 2019

Trace, la photo du mois

Thème : Trace, choisi par Gilsoub
Note de l'auteur : Que ce soit celle laissée ou celle suivie, persistante ou éphémère, multiple ou rare, vous pourrez laisser la vôtre sur votre blogue le 15 décembre à midi.

Voici ma photo :



On pourrait croire, en regardant ce champ, qu'une armée de herses se sont acharnées pour produire tous ces dessins en creux dans la terre. En réalité, un seul tracteur a sillonné cette surface avant de repartir sous la pluie qui avait décidé de s'installer en fin d'après-midi. Le tracteur est entré dans le champ à un point précis et en est ressorti sans être passé deux fois au même endroit.

Les tracteurs actuels sont munis de systèmes fonctionnant avec un GPS qui enregistrent la configuration du champ sous forme de fichier lors d'un premier passage. Ce dispositif permet de calculer avec précision les doses de produits à diffuser pour avoir le meilleur résultat en fonction des récoltes passées et de garder en mémoire les rendements selon les endroits. Le trajet de l'engin dans un champ donné est toujours le même. La trace en est unique.

Ce mois-ci, nous suivons les blogueurs à la trace, ils sont là :

Akaieric, Amartia, Betty, Blogoth67, Brindille, Christophe, Cynthia, Danièle.B, Dr. CaSo, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD'épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Julia, Kelly, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, magda627, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, USofParis, Who cares?, Xoliv', écri'turbulente.

lundi 25 novembre 2019

L'hôpital

Franchement, quand c'est sorti, j'ai rigolé. Je croyais qu'ils exagéraient.
J'en sors et maintenant, pour moi, c'est criant de vérité :




Ça, je l'ai vécu.
Dans le couloir, je voyais clignoter le panneau où les numéros se succédaient, en rouge lumineux.

Le mot qui peut qualifier ça est nonchalance. Rien ne peut troubler la routine et loin d'être apaisante, cette nonchalance ajoute au stress des personnes qui ne sont pas là pour une partie de plaisir mais parce qu'elles ont eu un accident et ont surtout envie de quitter l'endroit.

Je ne citerai pas le nom de l'établissement, public, car ce n'est probablement pas le seul dans cette situation.J'y ai personnellement constaté un laisser-aller affligeant. Il ne sert à rien de mettre des pancartes demandant aux visiteurs enrhumés de porter un masque si les sanitaires ne sont pas irréprochables.

Un autre reproche que je pourrais faire est l'impossibilité de voir un médecin, ce qui est un comble pour un hôpital. "Elle ne prend pas de rendez-vous, elle passe quand elle a le temps". Sans commentaire mais avec une question : Mais pour qui se prend-elle ? Je sais que les médecins n'ont pas d'obligation de résultat, sinon, il y en a peu qui mangeraient à leur faim, mais ils sont tout de même payés pour voir les patients, même s'ils ne les guérissent pas.

Enfin, ne cherchez pas la culture, absolument absente de ce lieu. Des téléviseurs muets dans toutes les chambres au dessus des lits, ce qui est insupportable, mais ils sont mieux éteints qu'allumés, la seule chaîne gratuite proposée étant Gulli, ce qui est sans doute bassement intéressé, pour que les plus petits leur foutent la paix. Un salon avec internet et une bibliothèque seraient appréciés.

Ma conclusion est que l'hôpital est un lieu déprimant et dangereux où on est susceptible d'attraper une infection grave qu'on n'avait pas en arrivant et où on peut attendre un certain temps (voir le manuel sur le refroidissement du fût du canon) avant d'être secouru.

Enfin, je ne suis pas raciste mais je ferai remarquer que lorsqu'on n'est pas au mieux de sa forme, on préfère le réconfort de son clan à l'incompréhension de gens avec qui rien ne passe. A l'exception d'un petit mec européen d'une trentaine d'années qui a distribué les repas le dimanche, je n'ai rencontré que des Africaines qui parlaient entre elles un langage incompréhensible. Tout le monde a le droit de travailler mais pourquoi une telle concentration dans un secteur si sensible ? Y aurait-il une pénurie de Français en France ?

vendredi 15 novembre 2019

Photo du mois - La pluie

Photo publiée, en retard de 3 bonnes heures pour cause de manque de réseau, par un intermédiaire. Impossible, pour la même raison, avoir accès au pavé du mois, ni aux publications des autres internautes. Ce sera rectifié plus tard. Merci de votre compréhension, il n'y a pas de wi-fi dans les hôpitaux.


Mise à jour du 24/11/2019 :
J'espère que ma photo vous aura plu (oui, il avait plu... mdr) Je rajoute le pavé de liens qui va me permettre d'aller voir les vôtres. Merci pour vos visites et vos sympathiques commentaires.


Akaieric, Amartia, Betty, Blogoth67, Brindille, Cara, Christophe, Cynthia, Céline in Paris, Danièle.B, Dr. CaSo, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD'épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, USofParis, Who cares?, Xoliv', écri'turbulente.