mercredi 27 avril 2016

Moby Prince / Ustica

Au cours de mes recherches sur le Moby Prince sur les sites italiens, j'ai rencontré à de nombreuses reprises le nom d'Ustica. L'incendie du Moby Prince est vécue comme un remake de la tragédie du DC9 abattu avec 81 personnes à bord.
Le 27 juin 1980, la trajectoire du vol 870 Bologne Palerme s'arrête à Ustica. L'avion s'abîme en mer en trois morceaux. Il n'y aura pas de survivants.
C'est curieux comme l'histoire bégaie parfois.
Pour le vol MH17, j'ai lu que c'était Vladimir Poutine qui était visé. Il était effectivement en avion dans le secteur.
En ce qui concerne le DC9 Bologne Palerme, ça aurait été Mouammar Kadhafi qui était visé.
Il est vrai que Paris et Washington ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour l'assassiner. Ça a fait beaucoup de victimes au cours de toutes ces années, mais pas lui.
A l'évidence, les Italiens ont raison. Ces deux meurtres de masse sont des bavures militaires. Qu'il s'agisse d'une connerie française ou américaine ne change rien. Ce sont toujours des civils qui ne sont pour rien dans leurs magouilles qui en font les frais.

Une partie de la carcasse de l'avion a été renflouée par Ifremer. Cependant, leur honnêteté a été mise en doute par les Italiens du fait de leur proximité avec le gouvernement français. Comme on dit, chat échaudé craint l'eau, même froide.

Pour aller plus loin, je vous conseille cet article en français d'Andrea Purgatori, ancien grand reporter au "Corriere della Sera" qui a suivi dès les premiers instants le crash du DC9 puisqu'il avait été averti immédiatement par un contrôleur aérien. Il a écrit un livre sur le sujet : Ustica. Storia di un’indagine,

lundi 25 avril 2016

Moby Prince, une évidence dont personne n'a le droit de parler.

Cet article fait suite aux deux précédents, Moby Prince, une tentative pour comprendre et Moby Prince, on démêle.

L'habitude est de dire, en toutes circonstances, que le commun des mortels n'est pas apte à juger d'une situation et qu'il faut faire confiance aux experts.
Soit. Qu'ont dit les experts dans l'affaire du Moby Prince ?

L'agip Abruzzo avait changé plusieurs fois de place au cours de la soirée. En première instance, le tribunal a condamné son capitaine, Renato Superina , pour n'avoir pas respecté les règles en matière de signalisation obligatoire. En effet, le pétrolier se trouvait sans feux, dans l'obscurité. Pourquoi ?

Il y avait au moins 7 autres navires autour du pétrolier Agip Abruzzo, Les équipages ont-ils été appelés à témoigner ? Non, il s'agissait de navire affrétés par les Américains pour le transport, et peut-être le trafic, d'armes de retour d'Irak.

Ont-ils été poursuivis pour non assistance à personne en danger ? Je me demande pourquoi je pose la question. Évidemment, non. Le tribunal de La Haye reçoit des ordres.

La barge incriminée dans la catastrophe a été retrouvée par une personne de Navarna Lines. Les preuves qu'elle apportait au tribunal lui ont été volées au cours d'une tentative d'assassinat. Ceci a t-il changé quoi que ce soit ? Non.

Des témoins ont rapporté que les survivants auraient été délibérément laissés à l'asphyxie par des sauveteurs. ce fait a t-il donné lieu à une enquête ? 25 ans après les faits, pas encore.

Des traces d'explosifs ont été relevés sur l'épave du ferry. Sait-on d'où elles venaient ? Non, ce point n'a pas été investigué.

Je pourrais poser beaucoup d'autres questions de ce genre, mais elles ont déjà été posées par d'autres et n'ont pas reçu de réponses. Alors je vais élargir le débat, pour regarder l'incendie du ferry Moby Prince en plan plus large.

Première image : Rade de Livourne, collision entre le ferry Moby Prince qui venait de larguer les amarres et l'Agip Abruzzo. 10 avril 1991 au soir.


Deuxième image : Italie du nord, 11 heures après le précédent, le 11 avril 1991 au matin, explosion inexpliquée et incendie du pétrolier Haven stationné en baie de Gènes. 5 marins de l'équipage tués.


Troisième image : Océan Atlantique, au large de l'Angola, au mois de mai 1991, explosion inexpliquée du pétrolier Abt Summer. 5 morts parmi l'équipage.


On peut toujours dire qu'il s'agit de coïncidences. Cependant, il faut savoir qu'ils venaient tous du même endroit et transportaient tous les trois du pétrole iranien. Or, un embargo commercial complet contre l'Iran avait été décidé en 1987 par l'administration Reagan, après des premières sanctions contre la république islamique de l'Ayatollah Khomeini en 1979, lesquelles avaient été durcies en 1984.

Un rapport de décembre 1986 de la compagnie d’assurance maritime britannique Lloyd’s, justifiait l'augmentation de 1000% de leurs prestations du fait de 258 pétroliers perdus ou endommagés depuis 1980. 216 hommes d’équipage ayant trouvé la mort au cours de ce qu'il faut bien appeler un sabotage organisé. On suppose que ça ne s'est pas arrêté là, les "sanctions économiques" se poursuivant bien après 1986. Il va sans dire que ces chiffres ne mentionnent que ce qui n'a pas pu être classé comme "accident". La vérité est sans doute bien plus effrayante.
Lorsqu'on ose dire que la mort d'un demi million d'enfants irakiens valait le coup, on n'est plus à quelques milliers de civils, marins et passagers, près. A voir ici.

Pour mémoire, l'affaire des plateformes pétrolières iraniennes bombardées par l'armée des États-Unis lors des opérations Nimble Archer et Prayer Mantis en 1987 et 1988, l'Iran étant devenu pour Washington, depuis 1979, l'état à abattre.


vendredi 22 avril 2016

Moby Prince, on démêle.

Dans mon dernier article, je faisais part de mon étonnement face à la dérive du ferry Moby Prince en feu vers le nord, c'est à dire contre le vent.

Comme il ne faut jamais rien tenir pour acquis définitivement, je laisse de côté la carte, vu que la position du pétrolier Agip Abruzzo a été donnée par son propre capitaine, et je reprends la photo.
On ne peut pas remettre en cause le témoignage objectif que représente une photographie. Je pars donc du principe que les éléments qu'on peut y voir sont justes.  Il est 6 heures et l'éphéméride pour Livourne à cette date nous donne un azimut solaire à 91,28° soit presque plein est.


Sur l'eau, tout est mobile. En fonction du vent, des courants et des marées. En méditerranée, les marées étant négligeables, je vais m'intéresser aux courants marins et au vent.

Les courants marins :

On le voit sur la carte, le courant principal vient du large et se courbe un peu au nord de Livourne pour longer la côte vers le nord.

le Moby Prince aurait donc pu éventuellement se rapprocher de la côte, or, la photo montre au contraire qu'il s'en serait éloigné, par rapport au pétrolier.







Le vent, on le voit à la fumée, soufflait en direction du sud. le ferry aurait donc du dériver dans cette direction.
Il y a une explication simple. Et si ce n'était pas le Moby Prince qui avait bougé, mais le pétrolier ?
Mais, me direz-vous, il a donné sa position et c'est bien là qu'on l'a trouvé.
Oui, il a donné une position où on l'a trouvé, mais était-ce bien celle où il se trouvait lors du choc ?

Imaginons que le pétrolier Agip Abruzzo se soit trouvé dans la zone interdite au mouillage ? Un accident survient. L'équipage n'a pas identifié l'autre navire et cherche à se protéger vis à vis de la loi. Il se déplace de façon à se trouver en dehors de la zone interdite, tout en donnant par avance la position du lieu où il se rend, qui est juste en dehors de la zone en question.
Il laisse ainsi derrière lui le navire inconnu, resté sur le lieu de la collision, qui se révèlera plus tard être le Moby Prince.

Cette version des faits explique à la fois pourquoi les secours n'ont pas vu le ferry Moby Prince alors qu'il aurait du se trouver à proximité immédiate et aussi pourquoi le pétrolier a été frappé du côté du large. A l'origine avec la proue au nord, il s'est retourné dans sa manœuvre pour partir.

Ceci a eu de graves conséquences. La capitainerie, avertie de l'avarie du pétrolier Agip Abruzzo à envoyé les équipes de pompiers à l'endroit indiqué par son capitaine, bien éloigné du Moby Prince dans lequel étaient enfermées 141 personnes au secours desquels personne n'est venu, la fumée masquant tout. Le capitaine du pétrolier avait indiqué qu'il croyait qu'une barge l'avait heurté.

Malgré tout, quelqu'un avait identifié le ferry. C'est la personne qui a dit à la radio "The passenger ship, the passenger ship !"
Toutes les autres communications sont en italien. Qui donc dans le secteur avait à la fois la possibilité de voir le Moby Prince et de le dire en anglais ?

(il y aura encore une suite)

mercredi 20 avril 2016

Moby Prince, tentative pour comprendre


Moby Prince, ce nom ne vous dit peut-être rien. Forcément, ça s'est passé en dehors de nos frontières et la compagnie à la quelle il appartenait, Navarma Lines, n'a pas le pouvoir mobilisateur des media comme Carnival avec le Costa Concordia. Il y a malgré tout eu 99% de morts sur le Moby Prince, contre moins de 1% pour le navire italo-américain.

Pour mémoire, le 10 avril 1991, le ferry Moby Prince était affrété sur la ligne Livourne Olbia.

A peine sorti du port de Livourne, il heurte le pétrolier Agip Abruzzo et les deux navires prennent feu.

Les 18 marins du pétrolier seront sauvés par les services de secours. Le ferry en feu sera laissé de côté. Une seule personne, un marin resté sur le pont, s'en sortira vivante sur les 141 personnes à bord, passagers et équipage compris.

C'est tout ce qui n'est pas sujet à controverse.

  1. Les boites noires des deux navires sont introuvables.
  2. Le journal de bord du pétrolier a été "oublié" sur le navire en feu par son capitaine.
  3. Le journal de bord du ferry n'a pas été retrouvé.
  4. Des personnes qui n'étaient pas des sauveteurs sont montées à bord du ferry dès l'extinction du feu, avant même que les cadavres des occupants, asphyxiés par les gaz toxiques, aient été évacués.
  5. Une vidéo tournée à bord du ferry par un père de famille a été coupée et trafiquée.
  6. Les témoins se contredisent.
  7. Le commandant de la base de l'OTAN Camp Darby, située le long du port de Livourne a déclaré ne pas avoir de radar.
  8. Les présidents successifs des Etats Unis ont refusé de fournir les images satellites en leur possession (secret défense)
  9. Les cinq navires affrétés par les Etats-Unis de retour de l'opération "tempête du désert" présents sur les lieux se sont soustraits à l'obligation de porter secours et se sont réfugiés dans le camp Darby. Les équipages n'ont pas pu être entendus. Exemptés de l'obligation de se signaler à la capitainerie, ils ont disparu dès la collision.
Alors, on va tenter d'y voir plus clair, avec des documents objectifs.

D'abord, le lieu de la collision. Il a été noté dans le journal de la capitainerie lorsque le capitaine du pétrolier a donné sa position pour les secours.

43° 29' 30" Nord 010° 16' 00" Est.

Cette image remplace et annule la précédente, dans laquelle un calque
n'avait pas été pris en compte, ce qui changeait complètement les données.

Ces coordonnées seront corrigées par les sauveteurs en 43° 29' 27" Nord 010° 14' 79" Est.

Ensuite, une photo prise depuis un bateau qui arrivait au port de Livourne le matin.

Image issue du site www.mobyprince.it
la photo, prise vers l'est, en direction du soleil levant montre que le pétrolier avait la proue tournée vers le sud et que le vent soufflait du nord. le Moby Prince est au premier plan et j'ai un peu de mal à comprendre comment il a pu dériver vers le nord, à moins qu'il ait été remorqué là. (à noter, la collision a eu lieu il y a 10 heures et personne n'est monté à bord pour tenter de voir s'il y avait des survivants.)
(suite)

Ils osent tout...

carte des bases de l'OTAN

http://reseauinternational.net/mauvaise-blague-du-jour-letat-major-us-russie-aux-portes-lotan/

https://fr.sputniknews.com/international/201604191024360354-otan-russie-frontieres/

 Pour rappel, l'effarante stupidité apparente de l'interviewé, qui tente de gagner du temps en passant pour un con :

 

mardi 19 avril 2016

Genre râleur

J'aurais pu me lancer dans une grande polémique sur le sexe et le genre.
En fait, je me suis seulement dit :

Tiens, Zlatan Ibrahimovitch s'est reconverti au tennis ?





lundi 18 avril 2016

Poulet au citron et aux orties

Une fois n'est pas coutume, je cuisine.
Ou plutôt, je prends le temps de faire des photos de ce que je fais. Ce n'est pas toujours facile, car je je n'ai pas les mains supplémentaires pour tenir l'appareil, ce qui suppose donc que je fasse une pose.

J'ai choisi de faire du poulet au citron et aux orties. le poulet pour me réconcilier avec après les trois mois passés à en cuisiner quotidiennement pour mon chat malade, les orties à cause de la photo du mois et aussi parce qu'il y en a dans le jardin, et le citron parce que j'adore ça.

Pour un poulet entier, il faudra prévoir :
  • 4 oignons jaunes
  • 2 ou 3 citrons
  • un bouquet d'orties
  • de l'huile d'olive
  • Thym, laurier, poivre et sel
  • deux verres de vin blanc
  • et à peu près 2/3 de litre de bouillon de volaille

Les malchanceux qui n'auraient pas d'orties près de chez eux peuvent utiliser des épinards frais. Le goût est à peu près le même, seules les superbes qualités minérales des orties vont manquer.


On commence par couper le poulet en morceaux, qu'on fait revenir dans un peu d'huile d'olive.
Ne vous fiez pas aux proportions des images, je n'ai fait cette recette que pour deux, moi et moi un autre jour, j'ai donc tout divisé par deux. Pour le poulet, je n'ai gardé que les cuisses, le reste servira pour un autre usage.


Pendant que le poulet dore (Comment sait-on qu'il a fini de dormir ? demandait innocemment ma deuxième fille il y a... très longtemps) On coupe les oignons en petits dés et on lave les orties qu'on coupe grossièrement.


Dans la cocotte, la sauteuse, le wok (rayer les mentions inutiles) qui a servi au poulet, on met les oignons et les orties à revenir à feu très modéré, sans les laisser colorer.


Pendant ce temps, on coupe les citrons en quartiers. Là, je fais une parenthèse, car si j'aime bien l'amertume que confère le citron entier, tout le monde n'est pas de mon avis. Dans ce cas, on doit retirer la peau des citrons avant de les couper et ne conserver que quelques morceau du zeste.

On remet les morceaux de poulet, on ajoute le vin blanc et on touille, puis on couvre avec le bouillon. On ajoute thym et laurier et on rectifie l'assaisonnement en sel et poivre. En général, si on a un bon bouillon assaisonné correctement, on n'a pas besoin d'en ajouter. On fait selon son goût.
En dernier lieu, on ajoute les citrons.


On laisse mijoter à feu doux pendant une petite heure, à couvert (ça marche très bien aussi dans une mijoteuse) la sauce va réduire jusqu'à former une sauce dans laquelle tout est moelleux.
Le riz fait un très bon accompagnement, mais on peut aussi choisir une purée de pommes de terres ou des pâtes, mais pas un légume qui va apporter un goût typé supplémentaire. Le mieux est que l'accompagnement reste neutre pour laisser ressortir le goût de la sauce.

Voilà, c'est prêt. Mes casseroles ont largement dépassé la limite d'âge mais je me rattrape sur la vaisselle et son contenu.
Bon appétit.


NB : je n'ai trouvé cette recette nulle part, je l'ai inventée.