samedi 28 mai 2016

Les tiques en France

Vu le nombre de visites sur mon article d'hier, les tiques ne sont pas vraiment un sujet qui laisse indifférent.
Ce matin, muni d'un morceau assez grand de molleton blanc et d'une loupe, je suis retourné à l'endroit où la tique est apparue sur mes lunettes. Je me suis dit qu'il y avait peu de chances qu'elle soit tombée presque à l'horizontale, mais malgré tout, j'ai passé le molleton sur les feuilles. J'ai ramené différents coléoptères, des fourmis, des petites mouches, mais pas de tique. J'ai ensuite promené mon molleton sur la haie, avec le même résultat. Pour finir, je me suis baissée pour faire la même chose sur l'herbe du bas côté, en me disant que vu les aberrations dont les media nous abreuvent en matière de physique, ils seraient capable de nous soutenir la thèse de la chute anti-gravitationnelle vers le haut, ce qui expliquerait la soudaine ascension de la bête depuis le gazon vers mes yeux. Là encore, aucune tique parmi les différentes espèces récupérées.

La tique dont je parle est de l'espèce Ixodes ricinus. La plus courante en France, connue pour être, entre autres, l'hôte de la bactérie borrelia burgdorferi, mais aussi de quatre autres borreliæ (borrelia garinii, borrelia afzelii, borrelia valaisiana et borrelia lusitaniae). On la rencontre dans absolument tous les pays, bien qu'elle soit plus rare autour de la Méditerranée car elle a besoin d'humidité pour survivre, ce qui explique pourquoi elle reste toujours près du sol. Monter dans un arbre lui serait fatal car elle ne peut se déplacer seule que sur de très courtes distances. Pour se déplacer, les tiques utilisent les animaux.

Pour bien comprendre comment la tique arrive jusqu'à nous, il faut connaître son cycle de développement.
Ce sont plusieurs milliers d'œufs par femelle adulte ayant été fécondée et ayant pris suffisamment de sang à son hôte avant de se laisser tomber sur le sol. La ponte se fait sur le sol humide.
De ces œufs sortent des larves, d'une taille de quelques dixièmes de millimètres. Ces larves attendent le passage d'un petit animal pour s'y accrocher et prendre leur premier repas. Cet animal sera forcément au niveau du sol, en général, un petit mammifère. 95% des larves vont mourir avant d'y parvenir.
Une fois nourrie, au bout de quelques jours, la larve se laisse de nouveau tomber sur le sol pour y muer en nymphe, un peu plus grande mais de taille toujours inférieure à un millimètre. cette transformation prend plusieurs semaines. la nymphe monte alors sur une herbe et attend le passage d'un hôte. Lapin, rat, hérisson, chat, chien, sanglier, chevreuil et même oiseau lorsque celui-ci ne la mange pas. Là, il lui faut encore quelque jours pour être rassasiée et de nouveau rejoindre le sol pour y muer en tique adulte. C'est lors de cette dernière mutation que se fera la détermination du sexe. Comme chez le moustique, seule la femelle mord.
La tique adulte monte aussi sur l'herbe pour y attendre le passage d'un hôte. Elle mesure à présent entre 3 et 4 millimètres de long et est beaucoup plus visible. Elle se fixe sur son hôte et son ventre peut atteindre 10 fois sa taille au cours de son repas. C'est à ce moment là que doit intervenir la fécondation. Si aucun mâle n'est venu lorsque la femelle se laisse tomber, elle meurt sans pondre.

Une étude menée en Suisse a montré que sur une ponte, peu d'individus, de 2 à une dizaine, parviennent à effectuer le cycle complet, qui peut durer, selon les conditions climatiques, de 1 à 7 ans. La tique s'enterrant, à tous les stades, lorsque les conditions sont défavorables, pour attendre le retour d'une température et d'une hygrométrie convenable. La tique vit entre 7 et 25°.

Lorsqu'on sait ce qui précède, on pourrait se dire que la tique est un animal facile à éradiquer. Malheureusement, vu l'augmentation du nombre de tiques partout dans le monde, on constate le contraire. Pourtant, aucune information sur ce parasite n'est donnée à l'école, ce qui serait un minimum, car l'étude suisse dont j'ai parlé précédemment montre que 21% des nymphes et 30% des adultes sont infectées par une ou plusieurs borreliæ et peuvent donc transmettre de graves maladies.
Des députés ont pourtant alerté le gouvernement, mais leurs interventions sont restées lettre morte.

Alors, à la question "d'où vient la tique tombée de nulle part sur mes lunettes" s'ajoute la question "pourquoi le gouvernement français et en particulier le ministère de la santé refuse t-il :
- le dépistage réel des borrélioses et autres maladies transmises par les tiques.
- l'information sur la prévention de ces maladies.
- la formation des médecins, qui la plupart du temps ne savent pas de quoi il s'agit.
- un vrai test de dépistage recensant toutes les personnes infectées et non seulement 5% maximum.
- la prise en charge des personnes infectées par l'assurance maladie.
- la fabrication, la vente et même la consommation de préparations pharmaceutiques qui se sont révélés efficaces avant leur interdiction par décret, alors qu'ils donnent de bons résultats dans d'autres pays européens ?

La chape de plomb dont on parle dans cette vidéo ne serait-elle pas de même nature que celle qui recouvre l'épave du ferry Estonia coulé en 1994 dans la mer Baltique ?

vendredi 27 mai 2016

Alerte aux tiques

Ça pourrait être le titre d'un film d'horreur. Malheureusement, si c'est bien horrifique, ce n'est pas une fiction, c'est la réalité.
Je ne sais pas si les autres régions sont envahies de cette petite bestiole autant que la Normandie mais la situation est préoccupante. Dans mon propre jardin, ce n'est pas moins d'une dizaine de tiques que j'ai attrapées en jardinant. Une autre dans l'allée d'un hôpital. Une dans une zone industrielle dont les bordures étaient pourtant tondues.

La dernière tique que j'ai vue, je l'ai vue de très près, il y a une heure. J'étais dans la rue, sur de l'asphalte. Je lisais mon courrier quand d'un coup, une tache supplémentaire s'est invitée sur mon verre de lunettes. Je ne pouvais pas du tout voir de quoi il s'agissait, mais en retirant mes lunettes et en voyant cette minuscule tache se déplacer, je suis rentrée la regarder avec une loupe. C'était bien une tique.

Cette tique, la voici :

A côté d'une règle pour voir la taille.


Elle est au stade de nymphe, c'est à dire qu'elle a déjà mordu une fois pour en arriver là. Les larves sont encore plus petites et ne s'attaquent en général qu'à de petits animaux qui sont par terre car elles sortent juste de l'œuf. Celle-ci ne m'a pas mordue, je l'ai vue avant.

On nous dit toujours que les tiques ne tombent pas des arbres, or, c'était le seul végétal à proximité. Si ce n'était pas de l'arbre, assez loin tout de même, plus de 3 mètres, sans branche au dessus de l'endroit où je me trouvais, d'où cette tique est-elle tombée ? je dis bien tombée, car les tiques ne sautent pas plus qu'elle ne volent. Il ne reste qu'une solution, qu'elles tombent de quelque chose qui se trouve beaucoup plus haut. Un avion par exemple ?

Cette histoire de tiques ne fait que commencer.
La suite est ici.

dimanche 15 mai 2016

Photo du mois de mai 2016

Le sujet du mois est "infini". Une idée de Christophe, auteur de "Blogueries ferrovipathes"


Cette photo pourrait se passer de commentaires, malgré tout, ce n'est qu'un infini à l'échelle humaine, vu que de l'autre côté de cette mer qui parait sans limite, il y a une autre terre. Je ne la vois pas, ça me convient.
Ne vous fiez pas à cette mer si calme. Sous ces eaux reposent plus d'une centaine d'épaves à peine sous la surface, comme le vapeur Victoria qui a fait naufrage à quelques centaines de mètres là devant et dont la partie haute est restée longtemps visible à marée basse. Le récit de cette catastrophe se trouve sur cette page.

Pour une autre idée de l'infini, visitez ces blogs :

AF News, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire's Blog, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J'habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l'Air, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mireille, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & 'Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Tambour Major, Testinaute, Tuxana, Voyager en photo, Woocares, Xoliv'.

vendredi 13 mai 2016

Radovan Karadžić, les mensonges politiques de l'occident

De tous les torchons qui ont annoncé la condamnation par le Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie, je ne peux dire quel est le plus ignoblement imbécile. Ils rivalisent de débilité servile dans le léchage de semelles crasseuses. L'un d'eux a même l'outrecuidance de citer partiellement Slobodan Despot. Et bien, s'il faut en parler, allez donc le lire !

Il était prévisible que Radovan Karadžić soit condamné. Certains mensonges officiels ont plus de 100 ans d'existence, ceux qu'on oppose à Radovan Karadžić ont sans doute encore de belles années devant eux.
Condamner un homme de 71 ans à 40 ans de prison, c'est l'expression typique de la tendance infantile étatsunienne à empiler les années d'emprisonnement jusqu'à des sommes indécentes et ridicules. Bravo, les Européens vont bientôt être aussi stupides que leurs maîtres d'outre-Atlantique.
Inutile de dire que tout ça est révoltant.

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Ci-dessous, deux (parmi bien d'autres) témoignages des mensonges et de la corruption qui ont conduit à l'invasion des territoires de l'ex-Yougoslavie et à la création du pseudo état illicite, et non reconnu, du Kosovo dans la province serbe du même nom où, comme d'habitude, les conquistadors US ont établi une base avancée de plus vers la Russie, leur obsession pathologique.
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Nous (l'OTAN) avons bombardé le mauvais côté. Les écrans de nos télévisions débordaient d'images d'Albanais du Kosovo fuyant à travers les frontières pour aller chercher refuge en Macédoine et en Albanie. Des rapports alarmistes disaient que les forces de sécurité de Slobodan Milošević menaient une campagne génocidaire, et qu'au moins 100.000 Albanais avaient été massacrés et enterrés dans des charniers à travers toute la province.

L'OTAN entra promptement en action, bien qu'aucun des états membre de cette alliance n'ait été menacé, et se mit à bombarder non seulement le Kosovo mais les infrastructures et la population de la Serbie elle-même, sans que cette action soit autorisée par une résolution des Nations Unies.

On qualifia de "Munichois" ceux d'entre nous qui mirent en garde l'Occident contre le fait qu'il se laissait entraîner aux côtés d'un mouvement indépendentiste albanais extrémiste et partisan. On oublia opportunément que l'organisation qui menait le combat pour l'indépendance, l'armée de libération du Kosovo, UCK, était désignée universellement comme organisation terroriste et connue pour être soutenue par Al Qaïda.

Depuis l'intervention de l'OTAN et de l'ONU en 1999 au Kosovo, ce dernier est devenu la capitale européenne du crime. Le commerce des esclaves sexuels y est florissant. La province est devenue la plaque tournante de la drogue en direction de l'Europe et de et de l'Amérique du Nord. Et pour comble, la plupart des drogues proviennent d'un autre pays "libéré" par l'Occident, l'Afghanistan. Les membres de l'UCK, qui a été démobilisée mais non démantelée, participent à la fois à ce trafic et au gouvernement. La police de l'ONU arrête quelques uns de ceux qui sont impliqués dans ce trafic et les traduit devant une juridiction passoire ouverte à la corruption et aux pressions.

Le but ultime des Albanais du Kosovo est de purger celui-ci de tous les non-Albanais, y compris les représentants de la communauté internationale, et de fusionner avec la mère-patrie albanaise, réalisant ainsi la 'Grande Albanie". Leur campagne a commencé au début des années 1990, par l'attaque des forces de sécurité serbes. Ils ont réussi à retourner la réaction musclée de Milosević en une sympathie universelle pour leur cause. Le génocide proclamé par l'Occident n'a jamais existé. Les 100.000 morts prétendument enterrés dans des charniers se sont avérés environ 2.000, toutes ethnies confondues, y compris ceux qui sont tombés dans les combats.
Les Albanais du Kosovo ont joué sur nous comme sur un Stradivarius. Nous avons financé et soutenu indirectement leur campagne pour l'indépendance d'un Kosovo ethniquement pur. Nous ne leur avons jamais reproché d'être responsables des violences du début des années quatre-vingt-dix et nous continuons de les dépeindre comme les victimes d'aujourd'hui, malgré les preuves du contraire.

Quand ils auront atteint leur objectif d'indépendance, aidés par les dollars de nos impôts ajoutés à ceux de Ben Laden et d'Al Qaïda, on peut imaginer quel signal d'encouragement ce sera pour les autres mouvements indépendantistes du monde entier soutenus par le terrorisme ! Notre acharnement à creuser notre tombe n'est-il pas comique ?

Major Général Mackenzie
Ancien commandant des forces occidentales en Bosnie.

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A partir du mois de juin 1995, date de l'annonce de l'ouverture à Paris du bureau de représentation de la République Serbe de Krajina, j'ai fait l'objet de pressions importantes et d'une surveillance étroite. Le ministre des affaires étrangères croate, Mate Granić, avait protesté officiellement contre mon action en faveur des Serbes de Krajina. Des journaux croates, en particulier le quotidien Vjesnik, m'ont insulté. Mon dossier était traité par le "bureau réservé" au cabinet du ministre de la défense, mes lignes téléphoniques ont été mises sur écoute par la DPSD, j'ai subi des pressions diverses incluant des menaces de mort explicites...

J'ai été sanctionné pour le non-respect de l'obligation de réserve faite aux militaires et seulement pour ça. je n'ai pas été sanctionné pour intelligence avec l'ennemi, pour faute contre l'honneur ni pour atteinte au renom de l'armée. En échange d'une "amnistie", mes supérieurs hiérarchiques m'ont proposé de me rétracter et de renier par écrit mes prises de position en prétextant que j'avais été manipulé par les autorités serbes. Ce n'était évidemment pas le cas et j'ai refusé ce "marché". Cela impliquait mon départ de l'armée, mais sans sanction statutaire.
J'ai été sanctionné par un ministre de la défense, Charles Millon, qui n'a jamais fait de service militaire et qui a déroulé le tapis rouge à Alija Izetbegović, l'homme qui a fait abattre plus de trente soldats français en Bosnie. Bon nombre de militaires ne lui ont pas pardonné.

Je pense que le devoir de réserve doit s'effacer devant l'obligation morale de dénoncer une grave injustice ou la planification d'un crime tel qu'il se préparait à l'encontre des Serbes de Krajina ou du Kosovo. je ne voulais pas cautionner la planification, évidente pour qui avait des yeux pour voir, d'un crime visant un peuple entier. Au dessus du devoir de réserve, il y a un devoir de désobéissance lorsque vous êtes confronté à des choses qui révoltent votre conscience. (...)
Je tiens toutefois à signaler que de nombreux militaires français et étrangers ont dénoncé la manipulation politique de la guerre en ex-Yougoslavie et tenté de dévoiler la vérité. (...)
Les hommes politiques n'ont pas le droit de mentir aux militaires sur des missions où ils risquent leur vie.

(...) Si toutefois la qualification de génocide est maintenue pour Srebrenica, alors il faut également appliquer cette définition aux bombardements de la Krajina en août 1995 et du Kosovo de mars à juin 1999, deux opérations planifiées avec l'aide de puissances étrangères et au moins aussi violentes et meurtrières que la prise de Srebrenica. Dans ces deux cas, il s'agissait d'une agression visant des populations civiles, ayant causé la mort de 1.000 à 2.000 personnes et ayant abouti à l'épuration ethnique quasi totale de la population serbe.
Cette règle du deux poids-deux mesures ne convient pas à la balance de la justice. La manipulation des mots ne saurait remplacer la recherche de la vérité et l'établissement rigoureux des preuves. Il est temps de nous dire clairement sur quels faits reposent les annonces trop médiatiques de "camps de concentration", de "déportation" ou de "génocide".
L'administration américaine a évoqué un génocide au Kosovo en 1998 : il n'y avait pas de génocide. L'administration américaine a évoqué un génocide au Darfour en 2004 : il n'y avait pas de génocide.
Il ne faut pas confondre "violations massives des droits de l'homme", "crise humanitaire", "guerre civile" et "génocide". Pour reprendre les termes d'une grande résistante, "réfugié n'est pas déporté, camp de détention n'est pas camp de concentration et encore moins camp d'extermination". Il faut renoncer à ces amalgames indécents et ignobles. (...)

Si les allégations de Madeleine Albright étaient vraies, la technologie des avions et des satellites espions américains mis au service des forces croato-musulmanes en Bosnie aurait apporté les preuves incontestables de l'enfouissement de 8.000 cadavres, compte tenu du temps et de l'espace nécessaires, compte tenu également des moyens d'excavation indispensables. La classification "secret défense" qui s'oppose à la présentation de ces clichés masque simplement la fabrication hâtive et maladroite de fausses preuves.

Patrick Barriot,
ancien médecin militaire et colonel dans l’armée française
(Le procès Milošević ou l'inculpation du peuple serbe, en collaboration avec Eve Crepin)
Ce ne sont que des extraits du livre. On peut en lire plus sur Google.books ou en achetant le livre. Sa lecture est très instructive.

jeudi 12 mai 2016

Un chef de l'État Islamique formé au Camp US Bondsteel au Kosovo

L'islamisme radical dans les Balkans progresse de façon exponentielle. A Skopje, la capitale de la Macédoine, sur l'un des bâtiments flotte un drapeau, symbole de l'organisation terroriste Al-Nusra.
Depuis l'installation du Camp Bondsteel, le Kosovo est devenu un terrain d'essai pour le recrutement de djihadistes.

Le Camp Bondsteel est une vraie ville de 7000 personnes, avec des champs de tir et des plates-formes d'hélicoptères.
C'est à cet endroit que Lavdrim Muhaxheri a travaillé avec le détachement de la KFOR de l'OTAN. Cet homme dirige à présent la branche albanaise de l'Etat islamique en Syrie.

La presse occidentale l'a déclaré mort à plusieurs reprises, mais selon la chaîne de télévision du Kosovo RTK, non seulement il est vivant (il publie les photos de ses exactions sur les réseaux sociaux) mais il exporte régulièrement de nouveaux combattants du Kosovo en Irak et en Syrie.

Alors, qui sont les vrais terroristes ?

Pour en savoir plus :

Why is beheading Serbs acceptable for the global media and public, but beheading Western journalist is ‘unaceptable, barbaric, act of bestiality’?

One of Islamic State leaders Lavdrim Muhaxheri trained in US base Bondsteel

mercredi 27 avril 2016

Moby Prince / Ustica

Au cours de mes recherches sur le Moby Prince sur les sites italiens, j'ai rencontré à de nombreuses reprises le nom d'Ustica. L'incendie du Moby Prince est vécue comme un remake de la tragédie du DC9 abattu avec 81 personnes à bord.
Le 27 juin 1980, la trajectoire du vol 870 Bologne Palerme s'arrête à Ustica. L'avion s'abîme en mer en trois morceaux. Il n'y aura pas de survivants.
C'est curieux comme l'histoire bégaie parfois.
Pour le vol MH17, j'ai lu que c'était Vladimir Poutine qui était visé. Il était effectivement en avion dans le secteur.
En ce qui concerne le DC9 Bologne Palerme, ça aurait été Mouammar Kadhafi qui était visé.
Il est vrai que Paris et Washington ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour l'assassiner. Ça a fait beaucoup de victimes au cours de toutes ces années, mais pas lui.
A l'évidence, les Italiens ont raison. Ces deux meurtres de masse sont des bavures militaires. Qu'il s'agisse d'une connerie française ou américaine ne change rien. Ce sont toujours des civils qui ne sont pour rien dans leurs magouilles qui en font les frais.

Une partie de la carcasse de l'avion a été renflouée par Ifremer. Cependant, leur honnêteté a été mise en doute par les Italiens du fait de leur proximité avec le gouvernement français. Comme on dit, chat échaudé craint l'eau, même froide.

Pour aller plus loin, je vous conseille cet article en français d'Andrea Purgatori, ancien grand reporter au "Corriere della Sera" qui a suivi dès les premiers instants le crash du DC9 puisqu'il avait été averti immédiatement par un contrôleur aérien. Il a écrit un livre sur le sujet : Ustica. Storia di un’indagine,

lundi 25 avril 2016

Moby Prince, une évidence dont personne n'a le droit de parler.

Cet article fait suite aux deux précédents, Moby Prince, une tentative pour comprendre et Moby Prince, on démêle.

L'habitude est de dire, en toutes circonstances, que le commun des mortels n'est pas apte à juger d'une situation et qu'il faut faire confiance aux experts.
Soit. Qu'ont dit les experts dans l'affaire du Moby Prince ?

L'agip Abruzzo avait changé plusieurs fois de place au cours de la soirée. En première instance, le tribunal a condamné son capitaine, Renato Superina , pour n'avoir pas respecté les règles en matière de signalisation obligatoire. En effet, le pétrolier se trouvait sans feux, dans l'obscurité. Pourquoi ?

Il y avait au moins 7 autres navires autour du pétrolier Agip Abruzzo, Les équipages ont-ils été appelés à témoigner ? Non, il s'agissait de navire affrétés par les Américains pour le transport, et peut-être le trafic, d'armes de retour d'Irak.

Ont-ils été poursuivis pour non assistance à personne en danger ? Je me demande pourquoi je pose la question. Évidemment, non. Le tribunal de La Haye reçoit des ordres.

La barge incriminée dans la catastrophe a été retrouvée par une personne de Navarna Lines. Les preuves qu'elle apportait au tribunal lui ont été volées au cours d'une tentative d'assassinat. Ceci a t-il changé quoi que ce soit ? Non.

Des témoins ont rapporté que les survivants auraient été délibérément laissés à l'asphyxie par des sauveteurs. ce fait a t-il donné lieu à une enquête ? 25 ans après les faits, pas encore.

Des traces d'explosifs ont été relevés sur l'épave du ferry. Sait-on d'où elles venaient ? Non, ce point n'a pas été investigué.

Je pourrais poser beaucoup d'autres questions de ce genre, mais elles ont déjà été posées par d'autres et n'ont pas reçu de réponses. Alors je vais élargir le débat, pour regarder l'incendie du ferry Moby Prince en plan plus large.

Première image : Rade de Livourne, collision entre le ferry Moby Prince qui venait de larguer les amarres et l'Agip Abruzzo. 10 avril 1991 au soir.


Deuxième image : Italie du nord, 11 heures après le précédent, le 11 avril 1991 au matin, explosion inexpliquée et incendie du pétrolier Haven stationné en baie de Gènes. 5 marins de l'équipage tués.


Troisième image : Océan Atlantique, au large de l'Angola, au mois de mai 1991, explosion inexpliquée du pétrolier Abt Summer. 5 morts parmi l'équipage.


On peut toujours dire qu'il s'agit de coïncidences. Cependant, il faut savoir qu'ils venaient tous du même endroit et transportaient tous les trois du pétrole iranien. Or, un embargo commercial complet contre l'Iran avait été décidé en 1987 par l'administration Reagan, après des premières sanctions contre la république islamique de l'Ayatollah Khomeini en 1979, lesquelles avaient été durcies en 1984.

Un rapport de décembre 1986 de la compagnie d’assurance maritime britannique Lloyd’s, justifiait l'augmentation de 1000% de leurs prestations du fait de 258 pétroliers perdus ou endommagés depuis 1980. 216 hommes d’équipage ayant trouvé la mort au cours de ce qu'il faut bien appeler un sabotage organisé. On suppose que ça ne s'est pas arrêté là, les "sanctions économiques" se poursuivant bien après 1986. Il va sans dire que ces chiffres ne mentionnent que ce qui n'a pas pu être classé comme "accident". La vérité est sans doute bien plus effrayante.
Lorsqu'on ose dire que la mort d'un demi million d'enfants irakiens valait le coup, on n'est plus à quelques milliers de civils, marins et passagers, près. A voir ici.

Pour mémoire, l'affaire des plateformes pétrolières iraniennes bombardées par l'armée des États-Unis lors des opérations Nimble Archer et Prayer Mantis en 1987 et 1988, l'Iran étant devenu pour Washington, depuis 1979, l'état à abattre.