mardi 9 juin 2020

Donald Trump, premier président black !

Je n'écris pas beaucoup ces temps-ci mais je suis tout de même l'actualité.

Comme le coup du Coronavirus n'a pas marché aussi bien que ce qu'il aurait du, on balance le racisme.
Je ne sais pas si ça va mieux fonctionner.

 

lundi 27 avril 2020

Giulietto Chiesa

J'ai appris hier soir le départ de Giulietto Chiesa pour un autre monde. Il y aurait tant à dire sur tout ce que Giulietto a fait pour ouvrir les yeux du monde...
Je partage cette vidéo, dans sa version originale en italien, les autres ont été censurées. Ciao Giulietto, tu vas nous manquer.


lundi 13 avril 2020

La lapin qui tombe à pic

Merci Serebra Sana, il me manquait cette vidéo pour illustrer l'indépendance des media mainstream.



Joyeuses Pâques !

Histoire, réalité et propagande

Le visionnage de cette vidéo est une bonne occasion de parler de ce qui nous envahit de plus en plus, l'histoire fabriquée, autrement dit, la propagande :

 

L'histoire est constituée de faits parfois isolés et indépendants les uns des autres dont les conséquences forment sous la plume des chroniqueurs un ensemble qui semble cohérent comme écrit par un romancier. La réalité est souvent bien différente. Si certaines actions sont prévues, comme les assassinats de chefs d'états ou les insurrections, d'autres dépendent plus ou moins du hasard et des circonstances.

Je vais très peu au cinéma car préférant de loin le documentaire à la fiction, je sors toujours contrariée de ce que j'ai vu, les meilleurs documentaires n'étant à présent que ce qui est pris sur le vif par les possesseurs de "téléphones intelligents" et non les faits romancés pour des questions de rentabilité ou d'autres motifs moins avouables. Ainsi, je n'ai appréhendé le mouvement des "gilets jaunes" qu'à travers de petits bouts de films qui seuls nous ont montré la réalité, les pseudo-reportages des chaînes de télévision ne montrant que certains angles, certaines actions, avec coupures de ce qui ne va pas dans le sens de la propagande d'état, puisque ces chaînes sont financées par cet état.

Lorsque j'étais enfant, j'avais fait ce rêve étrange où je me voyais assise dans un fauteuil tandis que se succédaient devant moi des scènes joues par des acteurs dans un décor qui cachait la réalité, située derrière un rideau. En me réveillant, j'entendais cette phrase : c'est trop dur.
Ce rêve est revenu plusieurs fois et c'est seulement maintenant que j'en comprends la signification.

Avec l'invention de l'audiovisuel, nous ne sommes plus que les spectateurs d'un spectacle destiné à nous masquer la réalité et peu de personnes font l'effort de chercher à savoir ce qu est derrière le décor, car en effet, lorsqu'on se rend compte de la réalité, c'est très dur. Tout ce qui semblait garantir notre sécurité, nous protéger, apparaît d'un coup comme le loup du petit chaperon rouge. Un prédateur sous des airs de bonne maman.
C'est ainsi que par la suite, on apprend à se méfier de tout et débarrassé de cette confiance excessive, on peut regarder la réalité en face, quelle qu'elle soit de façon froide et détachée. C'est la condition nécessaire.
L'histoire peut ainsi être analysée différemment selon qu'on considère uniquement les faits sans le commentaire fait par d'autres sur ces mêmes faits ou qu'on privilégie l'information filtrée par nos censeurs.
On en revient au point de départ et contrairement à Jean Tulard, je conclurai en disant "vive le documentaire et aux chiottes le film historique" (et les fables télévisées).

mercredi 15 janvier 2020

Photo du mois : Perspective

Thème : Perpective, choisi par Frédéric
Note de l'auteur : Technique de représentation de l'espace et de ce qu'il contient en fonction de lignes de fuite (généralement convergentes). Plus simplement, prenez deux lignes (voire davantage) qui partent vers une même direction. Elle peuvent aussi se rejoindre en un point (telle une route). Astuce : prendre une photo en positionnant son appareil photo au plus près du sol accentuera la perspective du sujet (que vous avez choisi de photographier).

Voici ma photo :


C'est l'espace laissé par le pont tournant du port de Dieppe lorsqu'il s'ouvre pour laisser passer les navires vers les bassins situés à l'arrière. Ces rambardes me semblèrent être le sujet parfait.
Il me fallut quitter ma campagne, où tout est naturel, pour aller en ville, où rien ne l'est, pour satisfaire ce besoin passager de lignes fuyantes. 

Il est temps à présent d'aller voir d'autres perspectives en suivant ces liens :

Akaieric, Amartia, Blogoth67, Brindille, Chris M, Christophe, Cynthia, Danièle.B, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD'épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jakline, Josette, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, USofParis, Who cares?, Xoliv', écri'turbulente.

lundi 13 janvier 2020

Un vendredi 13

On dit que ce jour particulier porte malheur. Il y en a plusieurs par an. Les dates et les calendriers étant une invention humaine, les malheurs qui pourraient être liés à ceux-ci sont donc également d'origine humaine. Rien n'est ni divin, ni diabolique.

Il y a quelques années, la série télévisée Dolmen, avec comme héroïne la belle Ingrid Chauvin, nous a remis en mémoire une pratique qui n'avait rien de légendaire, les naufrageurs.
Il s'agissait d'attirer les navires sur les brisants à l'aide de lampes afin de voler les marchandises qu'ils transportaient.

Les navires ne se dirigeant plus, et on pourrait déplorer que les officiers de quart les ignorent désormais, aux amers, c'est l'électronique qui fait office de lanternes et les naufrageurs sont ceux qui volontairement ou non font taire les alarmes, car tout est prévu, il y a pléthore de règlements et de garde-fous et de sonneries que chacun de ces naufrageurs s'évertue à contourner.

L'histoire pourrait commencer de cette manière : "Il était une fois un vendredi 13... " mais on a vu que c'était un jour comme un autre, la seule importance de cette combinaison n'étant que celle qu'on veut bien lui donner. Il était donc une fois un navire, moderne, bardé de toute l'électronique possible et imaginable, qui se dirigeait vers une île de Méditerranée par une sombre nuit d'hiver. A bord, c'était le clinquant et la fête. Les femmes étaient en robe de soirée, un spectacle de magie venait de commencer et le commandant dînait en galante compagnie dans un restaurant situé complètement à l'arrière du navire, à trois cent mètres de la passerelle de commandement.

Cette île n'était pas la destination du navire. Il faisait seulement un détour pour saluer des touristes, que j'ai la faiblesse de considérer comme très peu nombreux sur les plages en janvier, vers 21 heures et je ne crois pas non plus que les passagers se pressaient sur les ponts en vue d'admirer un petit port éclairé par trois lampadaires à la vitesse de 15,5 nœuds, mais c'est l'excuse qui a été donnée pour aller perdre un navire transportant plus de quatre mille personnes à cet endroit.

Vous pouvez voir sur cette image empruntée à un blogueur averti de ces questions, le trajet de ce navire vers l'île.
L'image radar que le tribunal qui jugeait l'affaire a diffusé par le biais d'un journal italien a confirmé ce trajet.

Il était donc une fois un navire de croisière avec de nombreuses personnes montées à bord pour faire la fête, inconscientes de l'endroit où les menaient ceux en charge de la sécurité du navire.
Cet endroit, au bout du trajet représenté ici, le voici :


La falaise descend à pic dans la mer. Le fond est à environ 100 mètres. Personne n'habite là. Il n'y a pas de routes. Imaginez-vous cet endroit dans l'obscurité d'une nuit sans lune, lorsque le navire sur lequel on se trouve est en train de chavirer et de prendre l'eau.


Vue d'en haut, près du phare dont la lumière n'atteint pas le pied de la falaise à cause du relief. Ce phare qui est la seule construction humaine du lieu.

image issue du site MTB-MAG que je remercie.

Il semble que ce conte de naufrageurs était bien parti pour faire quatre mille morts un vendredi 13 janvier dans une catastrophe maritime survenue au pire endroit, jusqu'à preuve du contraire.

Je vous rassure, cette histoire s'est plutôt bien terminée pour la plupart de ces personnes car le commandant de ce navire, Francesco Schettino, actuellement en prison après un procès spectacle, est intervenu pour tenter d'éviter l'île sans toutefois parvenir à maîtriser tout son personnel. On a quand même déploré 32 morts dont une petite fille (les femmes et les enfants d'abord) qu'on peut surtout attribuer, toujours jusqu'à preuve du contraire, à la conception désastreuse du navire et à une mauvaise maintenance.

Il était une fois, le Costa Concordia...