vendredi 30 janvier 2015

Costa Concordia, autre coïncidence

Dans mon dernier article, j'ai expliqué comment ce point, matérialisé par un éclat jaune pourrait bien être le point de départ de la tragédie du Costa Concordia la nuit du 13 au 14 janvier 2012.

Je rappelle que ce point est l'endroit où le navire devait amorcer son virage sur tribord pour se placer sur la route prévue, cap à 333,6°. Un endroit qui a été dépassé sans que la manœuvre soit effectuée.

C'est aussi, par coïncidence, l'endroit où le phare de Capel Rosso qu'on voyait jusqu'à présent depuis la passerelle, disparaissait derrière la montagne.

La troisième coïncidence, et ça commence à faire beaucoup, c'est que c'est aussi à ce moment là que la VDR a cessé de transmettre le trajet du navire.

On savait qu'elle ne fonctionnait pas bien, mais tout le trajet depuis Civitavecchia a été transmis et c'est justement là que ça s'arrête ? Alors, arrêt fortuit ou panne ? Ce qui est curieux, c'est que si c'est une panne, la transmission a repris à 21h53, en plein black-out, après le choc avec le Scole.

La seconde image montre le tracé reconstitué d'après les données enregistrées par Marine Traffic.

Les dernières mises à jour s'étaient faites à 20h21, 20h24, 20h26, 20h29, 20h31, 20h33 et 20h37.
S'ensuit une coupure, de 16 minutes sans transmission. Cette coupure, par coïncidence, intervient 8 minutes avant l'accident et cesse 8 minutes après. C'est à dire que lorsque tout va de travers dans le navire, la transmission, elle, fonctionne correctement. Etonnant, tout de même...

C'est un ordinateur qui a généré le tracé de la ligne droite entre 20h37 et 20h53 et c'est justement cette ligne dont le navire aurait du suivre la direction pour poursuivre sa route vers Savone. Nous savons tous que ce n'a pas été le trajet suivi.
D'ailleurs, sait-on réellement ce qui s'est passé autrement qu'en écoutant les enregistrements de ce qui a été dit en passerelle ?




mardi 27 janvier 2015

Costa Concordia, quelques faits inexpliqués

Le vendredi 13 janvier 2012, le navire Costa Concordia s'échoue sur l'île du Giglio en Italie.
Comme le Titanic, coulé le 14 avril 1912, il était l'un des navires  les plus grands, les plus somptueux, avec la meilleure technologie.

Le Costa Concordia faisait partie de la flotte de l'opérateur de croisières Costa, qui appartient au groupe anglo-américain Carnival.

Comme je le disais dans mon article du 12 octobre dernier, ce qui s'est passé sur ce navire cette nuit du 13 au 14 janvier 2012 est une insulte au bon sens.

Le 13 janvier au soir, donc, le Costa Concordia quitte le port de Civitavecchia en direction de Savone et il est décidé d'effectuer un salut, dit "inchino" à l'île de Giglio en faisant un détour. Pour qui donc, cet "inchino", au fait ? Pour les touristes de l'île ? En janvier ? Par une température à peine de quelques degrés au dessus de zéro ? Pour les passagers alors que rien ne leur avait été dit à ce sujet et que le dépliant disponible à bord mentionnait seulement l'île visible à 5 milles côté bâbord ?
Pour l'ancien commandant de navire Mario Palombo, qui y possède une maison mais n'y était pas ?

En admettant qu'il se soit trouvé une bonne raison, ce détour vers l'île aurait pu se trouver reporté du fait que l'équipage et la direction de Costa Croisières étaient informés d'un mauvais fonctionnement de la VDR, laquelle devait être réparée ultérieurement.


La carte ci-contre montre l'île désertée par les touristes à cette époque de l'année devant laquelle le salut devait être effectué sans difficultés.

La route prévue est en bleu moyen, la route suivie est en bleu plus foncé et je l'ai volontairement arrêtée à un point représenté par un éclat jaune qui n'est pas le lieu de l'accident, mais pourrait bien être celui où tout a commencé à aller mal.

Francesco Schettino, commandant du Costa Concordia vient d'arriver sur la passerelle et il téléphone à Mario Palombo en lui indiquant la route qu'il a prévu et en lui demandant s'il y a de l'eau, autrement dit, suffisamment de profondeur. Ce dernier lui indique que oui, qu'il n'y a pas de problème. Francesco Schettino n'est pas de quart, c'est Ciro Ambrosio, premier officier qui est responsable du navire. Ciro Ambrosio est, en théorie, capable de diriger un navire de la classe du Concordia et jusqu'à ce point, il n'a fait, avec sa coéquipière Silvia Coronica, que surveiller le dispositif de pilotage automatique. Le cap est de 279.8° (chiffre affiché sur l'écran).

Il est 21h37 et à partir de là, tout s'enchaîne très vite. Le pilote automatique est désactivé et la déposition de Ciro Ambrosio est plutôt ambigüe sur le sujet : "Mais il (le commandant) n'a pas immédiatement dit la phrase "Je prends le contrôle" qui signale un changement de commandement, mais, étant donné la façon dont il s'est placé, j'ai cru qu'il avait pris le contrôle et j'ai pensé que je n'étais plus de quart. Puis, comme le commandant était distrait et que nous arrivions plus près du Giglio, j'ai donné des ordres au timonier. Il (le commandant) était au téléphone avec Palombo. Même si j'avais fini mon quart, je sentais que je devais reprendre le commandement pour pouvoir donner des ordres au timonier pour commencer notre approche du Giglio qui devenait plus proche."

Ah mais alors, si vous comprenez la même chose que moi, Ciro Ambrosio nous dit là que finalement, c'est lui qui a amené le navire là où il se trouvait. Malgré tout, Ciro Ambrosio n'est pas poursuivi. Il échappe à ses responsabilités. Il faut dire que le commun des mortel, très peu au courant de ce qui se fait dans la marine ne doit même pas imaginer qu'un commandant de navire doit aussi se nourrir et dormir de temps à autre et que les quarts sont faits pour se répartir les tâches. Il y a 1000 membres d'équipage sur un navire comme celui-là et le commandant ne peut pas tous les remplacer à lui tout seul. Il me semble que la plus élémentaire évidence est celle-là.

 Maintenant, voici la même image, agrandie. Le tracé en pointillé est l'arc de cercle que le navire va suivre pour prendre la seconde direction, à 333,6°.
On voit que l'éclat jaune correspond au point où il faut tourner.

Ciro Ambrosio ne donne pas l'ordre au timonier de tourner de 54° vers tribord. Il sait pourtant, comme officier ayant suivi un enseignement adapté, que c'est là le moment pour le faire, sinon, le navire va sortir de la route et se diriger droit devant, vers l'île. Il a les écrans sous les yeux et sait donc parfaitement où est le navire. Ils ont également une carte marine où se trouvent d'autres indications et de taille.

L'une d'elle, que j'ai ajoutée est flagrante. C'est le secteur couvert par le phare de Capel Rosso, que j'ai colorié en jaune.
Ça par exemple ! Quelle coïncidence ! le point où il faut tourner est précisément celui à partir duquel la lumière du phare disparait derrière un relief. Tous les marins savent ce qu'est un amer. Celui-là en était un et il était immanquable.

A l'heure où le ministère public a requis 26 ans et 3 mois de prison contre une seule personne, le commandant Francesco Schettino, je pense qu'il va être bon de remettre quelques pendules à l'heure. La suite bientôt.



lundi 26 janvier 2015

L'hypocrisie de l'oligarchie française

De qui se moque le gouvernement français ?

Il organise le déplacement de milliers de personnes pour défiler avec des pancartes "je suis charlie" au nom de la liberté d'expression et il traque sans relâche ceux qui ne sont pas charlie et n'approuvent pas les caricatures ordurières publiées par ce torchon ? (qui entre nous soit dit réalise une très belle opération commerciale avec la vente de ses 7 millions d'exemplaires)

Il fait enfermer les collégiens qui osent dire leur sentiment sur le sujet sous le fallacieux prétexte d'apologie de terrorisme et il est pris la main dans le sac à aller rendre hommage aux funérailles du roi d'Arabie Saoudite qui est l'un des pires états du monde, où la liberté d'expression est nulle et la torture une pratique courante, où on décapite à tour de bras n'importe qui sans jugement et en public ?

Alors c'est ça, être charlie ? C'est soutenir ce régime totalitaire ? C'est être d'accord avec la répression absolue, avec les exécutions sommaires ? Ah mais je comprends mieux le but poursuivi par le premier ministre français. Il veut être calife à la place du calife...

En attendant, le gouvernement français est en train de faire passer la France pour un pays d'abrutis dégénérés et de créer toutes les conditions pour nous attirer la vindicte des autres nations.

Luc Michel analyse parfaitement la situation. La dégénérescence de la France, initiée sous Sarkozy, continue de plus belle avec François Hollande et je suis horrifiée de voir qu'il y a encore des personnes pour soutenir ces deux marionnettes de Washington.

     
# PCN-TV/ LUC MICHEL: POURQUOI ‘CHARLIE’ FAIT HAIR LA FRANCE ? / LUC MICHEL SUR ‘AFRIQUE MEDIA TV’ from PCN-TV on Vimeo.

vendredi 23 janvier 2015

Provocation idiote

La statue de Manannan Mac Lir, divinité de la mer dans la mythologie irlandaise et également réputé pour avoir été le premier souverain de l'île de Man, a été endommagée et le personnage volé, tandis que le socle, en forme de proue de navire, restait sur place.

La police a constaté le forfait mercredi 21 janvier 2015 à 10h25 du matin et une enquête a été ouverte.
Le matériau de la statue n'ayant aucune valeur, le motif de cet acte de vandalisme n'est pas la récupération du métal et sa dégradation exclut une revente à une collectionneur.

En lieu et place de la statue, les voleurs ont laissé un crucifix de bois avec les mots "tu n'auras pas d'autre dieu que moi".
Dans le contexte actuel où les excités de toutes confessions s'affrontent pour des broutilles, il ne peut s'agir que d'une stupide provocation pour attirer des représailles et mettre le feu dans une région où les traditions celtiques sont encore très présentes.

La tradition locale raconte la présence d'un dieu de la mer et la pratique répandue de faire des offrandes aux divinités et à Manannan Mac Lir qui est considéré comme le Neptune Irlandais.

Les populations locales croient que son esprit se libère lors des tempêtes et certains vieux habitants utilisent encore des expressions comme "Manannan est en colère" lorsque les eaux se déchaînent et parlent des "hippocampes de Manannan" pour désigner les vagues par gros temps.

La sculpture située au point de vue dit Gortmore, surplombait Lough Foyle, dans l'attente du retour de l'offrande qui lui a été soustraite en 1896 lorsque deux laboureur ont mis à jour dans leur champs un trésor constitué d'un collier orné, un petit bateau avec des rames, un bol, deux bracelets et deux colliers en or.

Just war

Howard Zinn - Abolir la guerre.

 
Howard Zinn - Abolir la guerre! (2006) par partagele

Comme c'est juste et bien vu.
Ceux qui bombardent ne savent pas ce qu'ils font. Les guerres d'aujourd'hui sont faites pour que ceux qui tuent n'en voient pas le résultat direct.
Nul doute qu'il ne comprendrait pas que son pays, les Etats-Unis, envoie des soldats en Ukraine pour se battre pour un homme qui tue des milliers de civils avec des bombes à fragmentation et du phosphore blanc et qui a eu le culot de défiler en disant "je suis charlie" alors qu'il refuse à ceux de son peuple qui sont nés russes le droit de parler leur propre langue.