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vendredi 5 décembre 2025

MH 370 disparu le 8/3/2014

 On reparle de cet avion dispau sans laisser de traces avec 239 passagers à bord. Avant-hier, mercredi 3 décembre 2025, la Malaisie a annoncé la reprise des recherches du vol MH370, disparu en 2014, ou de ce qu'il en reste, dans une zone située au sud de l’océan Indien. 

C'est "Ocean Infinity", des chercheurs d'épaves équipés de robots immergés qui effectuera les recherches avec un contrat précisant qu'ils ne seront payés qu'en cas de succès, c'est à dire seulement si l'épave est retrouvée.

Deux idées me sont venues en entendant l'info. 

La première,c'est que, personne ne travaillant pour rien, ils ont déjà reçu quelque chose pour faire du bruit et détourner l'attention en cherchant dans une zone où l'avion ne se trouve pas.

La seconde, c'est que, les premières "découvertes" de pièces pouvant appartenir à cet avion n'ayant pas vraiment été prises au sérieux, on pourrait en balancer quelques unes portant une identification,  incontestable, évidemment. 

Quoi qu'il en soit, cet avion n'a pas été perdu pour tout le monde. Il est évident que des personnes savent ce qui lui est arrivé. Beaucoup pensent que ce sont les États-Unis qui ont abattu l'avion. Personnellement, j'ai  des doutes. Ils avaient peut-être besoin d'une ou plusieurs personnes qui se trouvaient à bord et les ont enlevées. Où, comment ? On ne sait pas. Les militaires américains ont des secrets qu'ils ne dévoilent pas,sinon,on saurait déjà tout sur la destruction des 3 tours du World Trade Center le11 septembre 2001 au cours desquels non seulement le béton, le métal mais aussi des gens,ont été pulvérisés, au sens propre. 

Ceux qui ont suivi mes explications sur la destruction du vol MH17, de la même compagnie au dessus du Donbass le 17 juillet 2014 auront compris que j'implique 3 (et non 2) avions semblables dans ces "accidents" : 

L'appareil 9M-MRO, mis en circulation en 2002, soit le vol 370 disparu dans l'Océan Indien sans un signal de détresse après avoir coupé les transmissions.
L'appareil 9M-MRD mis en circulation en 1997, qui est censé avoir décollé d'Amsterdam et qui a été abattu en Ukraine, on ne sait pas par qui, même si la russophobie actuelle désigne des coupables sans en apporter de preuves.
L'appareil 9M-MRI vendu par Malaysia Airlines à GA Telesis, une compagnie américaine, pour être démantelé, le 21 octobre 2013 et se trouvait stationné depuis le 4 novembre 2013 à Tel-Aviv. Il "aurait", soyons prudents, été partiellement démonté en août 2015. Ce pourrait être une source de pièces détachées, par exemple. Je ne dis pas que c'est le cas, je  dis que c'est possible. 

En tous cas, le fait que 2 avions identiques et de la même compagnie aient été victimes d'attentats à quelques semaines d'écart fait tout de même partie des coïncidences inacceptables. Attendons les prochaines communications sur le sujet.

dimanche 2 novembre 2025

Candace Owens

 J'ai écouté le direct du vendredi de Candace Owens. Elle continue l'enquête qu'elle a commencée sur l'assassinat de Charlie Kirk, qu'elle décrit comme son ami. 

Je ne m'intéresse pas plus que ça à Charlie Kirk, par contre, les lanceurs d'alerte m'intéressent et Candace Owens est une personne intéressante à cause de sa méthode pour trouver des indices. Elle ne craint pas de dire publiquement lorsqu'elle change d'avis à cause de ce qu'elle a trouvé. Elle n'hésite jamais à dire qu'elle s'est trompée et c'est une qualité rare. 

En écoutant cette émission, je me suis dit que si les personnes qui ont publiquement parlé de l'attentat contre le vol MH17 en Ukraine avaient utilisé les mêmes méthodes, le résultat aurait certainement été différent. Elle ne laisse rien au hasard et trace les déplacements de toutes les personnes impliquées de près ou de loin ce qui lui permet d'éliminer peu à peu les hypothèses auxquelles ça ne correspond pas. 

Pour deux avions privés partis d'Egypte, passés par Paris et qui ont atterri aux États-Unis, par coïncidence depuis plusieurs mois, à proximité d'endroits où se trouvait Charlie Kirk, elle a vérifié chaque vol. Alors, je n'ai pas l'audience de Candace  Owens, mais je pense que si elle avait eu l'information donnée par Flightradar24 sur le boeing 777 9M-MRD  abattu le 17/7/2014, beaucoup de personnes commenceraient à se poser des questions au sujet de cela. Le jour de l'attentat, le vol MH17 n'est pas parti d'Amsterdam. Le vol a été annulé et tout le monde peut le vérifier sur l'historique du vol. 

Le replay de l'émisson de Candace Owens, en français se trouve ici :  https://odysee.com/@YellowFlagsInfos:e/Candace25631:0


lundi 18 août 2025

La guerre sous faux drapeau en Ukraine

La rencontre entre le président des États-Unis d'Amérique, Donald Trump et celui de le Fédération de Russie, Vladimir Poutine n'a échappé à personne. Elle a été abondamment commentée par tout un chacun et tout ce que la presse compte de journalistes plus ou moins corrompus. Ce qu'il en est sorti ? Rien, du moins en apparence. 

Tout pourrait séparer ces deux hommes. Vladimir Poutine, né dans un contexte d'après guerre difficile et dans une famille modeste a du gravir un par un les échelons pour parvenir au poste qu'il occupe à présent et a  largement mérité sa popularité auprès du peuple russe, même si, comme tout dirigeant, il a des opposants. C'est grâce à une détermination sans faille qu'il a transformé ce pays ravagé par le communisme et la corruption où peu de gens mangeaient à leur faim et dans lequel les différentes familles d'un immeuble devaient se partager les équipements ménagers en la Russie d'aujourd'hui. Il peut en être fier.

Donald Trump, pour sa part, est né dans une famille aisée. Ses parents lui ont transmis une grosse fortune et il n'a jamais manqué de rien. C'est un atout dans le monde occidental. On achète sa popularité en même temps que d'énormes propriétés, de gros avions et de somptueuses limousines. L'occident est un lieu où la fortune dirige le monde. S'il avait été pauvre, personne n'aurait fait attention à lui. Il est monté en popularité comme une star du showbiz. Ça n'enlève rien à l'amour qu'il porte à son pays, qu'il travaille à débarrasser de la corruption. 

Le prétexte à la rencontre était le conflit apparent entre la Russie et l'Ukraine. En réalité, il s'agit d'une tentative de l'OTAN, organisation terroriste officielle qui prend ses moyens dans les pays qui en sont membres, pour réduire à néant l'œuvre de Poutine et renvoyer la Russie à la pauvreté afin d'en exploiter les richesses. L'Ukraine n'est que le champs de bataille. Porochenko et ensuite Zelenski ne sont que des pions. Il n'y a pas besoin d'être bien malin pour s'en apercevoir. 

Depuis 2014, le régime de Kiev, mis en place par les États-Unis sous Barack Obama avec le coup d'état de Maidan, massacre les civils de la région sud est de l'Ukraine, le Donbass en bombardant les quartiers d'habitation, mais aussi et surtout les écoles, les crèches et les transports scolaires. Les armes sont fournies par l'OTAN,  dont la France fait malheureusement partie de nouveau depuis Sarkozy. 

Tout le monde a entendu cette partie délirante du discours de Petro Porochenko. Ceux que ça ne choque pas sont bien à plaindre.
"Nous aurons du travail, eux non ! Nous aurons des retraites, eux non ! Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves ! Parce qu’ils ne savent rien faire ! Et c’est comme ça, précisément comme ça que nous gagnerons cette guerre !" 

Ce qui est le plus difficile à entendre dans ces propos, c'est le mot "guerre". Il parle de populations ukrainiennes, de compatriotes et dans les faits, il ne donne pas l'ordre de négocier loyalement avec les insurgés qui ont refusé le vol de leur démocratie par la ruse et la corruption, il fait bombarder les civils avec des bombes à fragmentation ou à sous munitions afin de faire le plus de dégâts humains possible. L’organisation humanitaire Handicap International avance que 98% des victimes de ces armes sont des civils. 

En 2022, après 8 années de massacre de la population civile russophone du Donbass, la Russie a été le seul état à intervenir militairement pour faire cesser l'hécatombe et empêcher l'OTAN de continuer sa  progression militaire vers son territoire. Les autres, dont la France, qui fabrique les armes, font partie des couards qui restent tapis en attendant de voir s'ils peuvent ramasser des morceaux. Cependant, en armant et en payant Zelenski, la France (et avec elle l'Union Européenne) a choisi le mauvais camp. Nous en reparlerons bientôt.

lundi 14 avril 2025

Le mythe des enfants ukrainiens "volés" par la Fédération de Russie.

 ENFANTS DÉPLACÉS, NARRATIF DÉFORMÉ - DÉCONSTRUCTION DU MYTHE DES  "ENFANTS VOLÉS" D’UKRAINE PAR LA RUSSIE 


Depuis 2022, les États-Unis, l’Union européenne et leurs relais médiatiques accusent la Fédération de Russie d’avoir "déporté" des milliers d’enfants ukrainiens. La Cour pénale internationale a même émis un mandat d’arrêt symbolique à l’encontre du président russe pour ce motif. Mais derrière cette construction juridique et émotionnelle se cache une opération de communication structurée, visant à transformer un déplacement humanitaire en crime de guerre. 

1. CONTEXTE OPÉRATIONNEL : DES ENFANTS EN ZONE DE COMBAT 
Les évacuations concernent majoritairement des enfants issus de régions frontalières du Donbass, de Zaporijjia et de Kherson. En 2022, nombre d’entre eux vivaient dans des orphelinats, des centres d’accueil ou des zones occupées par des forces ukrainiennes en retraite. Face à l’absence d’État opérationnel ukrainien et au risque immédiat lié aux bombardements, la Fédération de Russie a procédé à l’évacuation temporaire de ces mineurs, conformément aux principes de précaution imposés par le droit humanitaire. 

2. CADRE JURIDIQUE : ÉVACUATION VS DÉPORTATION 
Le droit international humanitaire, notamment la Quatrième Convention de Genève (article 49), interdit les "transferts forcés" de populations civiles sauf si la sécurité ou des raisons impératives l’exigent. Ce même texte prévoit que les personnes évacuées doivent être protégées, recensées, et rapatriées dès que possible. C’est précisément ce qu’a appliqué la Russie : Recensement nominatif des enfants Hébergement dans des centres d’accueil Encadrement médical et psychologique Mise en relation avec les familles biologiques ou tutrices lorsque possible Rapatriements organisés pour les enfants identifiés Adoptions strictement encadrées par les lois russes, uniquement pour les cas orphelins sans lien parental connu.
 
3. UNE ACCUSATION À GÉOMÉTRIE VARIABLE 
En parallèle, des milliers d’enfants ukrainiens ont été déplacés vers des États de l’OTAN sans procédure de retour, ni suivi centralisé. La Pologne, l’Allemagne, les Pays-Bas et les États baltes accueillent des mineurs évacués par des ONG occidentales, sans contrôle bilatéral avec Kiev, sans consultation avec les familles restées en Ukraine, et sans médiatisation. Aucun de ces transferts n’est qualifié de "déportation". Le récit change selon qui déplace, et dans quelle direction. 

4. L’UTILISATION DU SYMBOLIQUE POUR ISOLER LA RUSSIE 
Le mandat d’arrêt de la CPI n’a aucune force exécutoire réelle, mais une valeur de stigmatisation morale. Il s’agit de créer une analogie avec les crimes nazis afin de mobiliser l’opinion publique occidentale. L’enfant devient ici une arme narrative. Aucun tribunal n’a ouvert de procédure équivalente pour les enfants morts à Donetsk, ni pour les 200 écoles bombardées dans les zones russophones. 

5. CE QUI EST NIÉ : LE DROIT DES RUSSOPHONES À LA PROTECTION 
Ces enfants ne sont pas des "Ukrainiens enlevés", ce sont des enfants russophones nés dans des territoires en guerre depuis 2014, abandonnés par l’État ukrainien, et placés sous administration militaire d’urgence. Ce que la Russie a fait, c’est assumer un devoir de puissance protectrice face à un vide institutionnel. Il n’y a pas eu "vol" d’enfants. Il y a eu évacuation, hébergement, protection et encadrement temporaire, dans un contexte de guerre active et d’effondrement des structures civiles. Ce que l’Occident qualifie de crime, c’est le fait qu’un autre État ait assumé la responsabilité qu’il ne pouvait plus exercer lui-même. L’enjeu n’est pas humanitaire, il est symbolique : délégitimer la Russie en la ramenant, une fois encore, à l’archétype du mal. 

А.Афанáсьев  (Aleksandr Afanasiev)  Chirurgien militaire russe.

mercredi 20 mars 2024

JO et nazisme

les jeux olympiques de Paris auront-ils vraiment lieu en 2024 ? Rien n'est moins sûr.
Ceci étant dit, il faut quand même se rendre compte que le CIO n'est pas blanc comme neige, ce qui justifierait que les jeux soient purement et simplement annulés pour cause de racisme de ses organisateurs. 
Non seulement les athlètes russes ne pourront pas représenter leur pays s'ils sont individuellement autorisés après sélection, mais certains sont éliminés non pas en raison de performances insuffisantes mais pour leurs opinions. 
Муса Гиланиевич Евлоев, (Musa Gilaniyevich Evloev pour ceux qui ne lisent pas le cyrillique) lutteur russe de catégorie poids lourds en spécialité gréco-romaine, double champion du monde en 2018 et 2019 puis champion olympique en 2021, n'est pas autorisé à participer aux qualifications pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.
En effet, le lutteur apparait sur une photo datant de 2022 où l'on peut lire le message "Pour un monde sans nazisme" sur une banderole. 
C'est évidemment insupportable pour ceux qui soutiennent activement les nazis ukrainiens par l'envoi de milliards d'euros qui font défaut à nos propres structures sociales, hôpitaux en tête. 
Presque 400 athlètes ukrainiens ne participeront pas non plus. Mobilisés par l'équipe de Zelenski pour aller au front, comme les handicapés et les trisomiques, ils sont morts, faisant suite aux quelques 15.000 civils du Donbass tués par armes de guerre depuis 2014 par le régime de Kiev, hommes, femmes et enfants. 

mardi 19 mars 2024

Cimetière ukrainien

 


Sans commentaire.

https://steigan.no/2024/03/stans-krigen-i-ukraina-stans-vapenleveransene-krev-fredsforhandlinger-na/

lundi 21 août 2023

En mémoire de Daria Dugina




Daria Dugina.

Il y a un an, cette jeune femme innocente a été assassinée par un attentat à la voiture piégée à l'extérieur de Moscou.

L'assassinat de cette femme sans défense, a été organisé et célébré par des terroristes ukrainiens, aidés par les services de renseignement de l'OTAN.

N'oublions pas.

mardi 25 juillet 2023

Des traces d'explosifs dans un vraquier au pont de Crimée

Le Centre des relations publiques du FSB de Russie a rapporté que des traces d'explosifs ont été trouvées par le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie lors de l'inspection d'un vraquier naviguant dans le détroit de Kertch. Des traces d'interférences dans les parties structurelles du navire ont également été trouvées, ce qui signifie qu'on a tenté de masquer les marchandises transportées.

Ce navire faisait route vers Rostov sur le Don où il devait charger des céréales. Parti du port turc de Tuzla, le nom du navire y a été modifié et l'équipage changé pour 12 citoyens ukrainiens. Le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie estime que le vraquier a pu être utilisé pour transporter des explosifs vers l'Ukraine. En mai, le navire se trouvait dans le port ukrainien de Kiliya.

A présent, il est interdit à ce vraquier de passer sous l'arche navigable du pont de Crimée. Les agents continuent à enquêter sur tous les mouvements de ce navire en mer Noire.

Il convient de noter que les services spéciaux ukrainiens ont profité des opportunités de "l'accord sur les céréales", y compris le "couloir des céréales", pour transporter des armes et des munitions vers les ports ukrainiens. En outre, ce couloir a été utilisé pour des activités de sabotage en mer Noire, notamment des attaques contre la péninsule de Crimée et les bases de la flotte de la mer Noire.

Ce fait peut sembler anodin. En réalité, il montre que l'Ukraine a le soutien actif d'autres puissances qui ne se déclarent pas ouvertement en conflit avec la Fédération de Russie mais agissent en fourbe pour s'assurer que l'état de guerre continue et qu'aucun processus de paix ne puisse intervenir avant l'anéantissement complet du pays et des jeunes recrues de ses forces armées.

Si je peux me permettre un commentaire, avec des amis comme l'OTAN, dont la France, l'Ukraine n'a  pas besoin d'ennemis. 

jeudi 29 juin 2023

Tim Ballard/ Sound of Freedom/ Trafic d'enfants

Dans cette vidéo, vous allez entendre Tim Ballard parler de ce qui l'a poussé à risquer sa vie pour sauver celle d'enfants qui avaient été kidnappés dans le but de les exploiter sexuellement avant de les vendre en pièces détachées pour leur sang et leurs organes.

Tim Ballard est un agent du renseignement américain qui travaillait à la Sécurité Intérieure e notamment pour enquêter sur le trafic de personnes et qui a démissionné de son poste lorsqu'il s'est rendu compte qu'on lui mettait des obstacles lorsqu'il s'agissait d'enfants. Tim a alors créé, en 2013, une équipe qui peut travailler dans n'importe quelle juridiction en collaboration avec les forces de l'ordre pour sauver directement les enfants. Cette équipe opère partout dans le monde.

Le film Sound of Freedom sort le 4 juillet 2023 aux États Unis. Une version sous-titrée en espagnol existe déjà. Plus de 1000 salles vont le diffuser et les Américains qui en ont les moyens payent à l'avance des places pour des inconnus qui ne peuvent pas se permettre la dépense. 

Mon plus grand souhait est que ce soit possible aussi de ce côté de l'Atlantique pour que chacun puisse prendre conscience que la traite des enfants est de nos jours l'activité la plus rentable, loin devant n'importe quelle entreprise de vente en ligne, même la plus productive. C'est 152 milliards de dollars ! Il va de soi que tous les services secrets partout dans le monde sont au courant et pourtant, personne ne bouge. Comme le trafic de drogue, si ça s'arrêtait, l'économie mondiale en prendrait un coup. 

Ouvrez les yeux ! Ce n'est pas un cas isolé. De plus en plus d'histoires comme celle-ci arrivent à nos oreilles et même si les media français, corrompus jusqu'à  l'os ne les relaient pas, d'autres en parlent, comme le Daily Mail ou, en français, le Journal de Montréal. Les travailleurs humanitaires sont montrés du doigt et en Ukraine, particulièrement, mais aussi au Kosovo. Nous avons encore en mémoire le faux éclat de rire de Kouchner face au journaliste qui l'interrogeait sur "la maison jaune" ou des prisonniers serbes auraient été sacrifiés pour leurs organes. Cet incident nous montre que des personnalités de premier plan sont impliqués dans ces trafics. Ce n'est que le début.
 

dimanche 25 septembre 2022

Poutine - Menace nucléaire ?

J'ai entendu tellement de déformations médiatiques mensongères et de propos alarmistes sans véritable fondement que je vous propose d'écouter le vrai discours du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, celui qu'il a adressé à ses concitoyens le 21 septembre 2022. 

C'est doublé en français mais on entend suffisamment le discours original pour que les personnes comprenant le russe puissent vérifier qu'il ne s'agit pas d'un fake comme il en circule tant sur les réseaux sociaux. Bonne écoute et pas de panique, le président russe n'est pas le monstre assoiffé de sang décrit par la presse occidentale. 


mercredi 10 août 2022

Halte aux massacres de civils en Ukraine

Une fois n'est pas coutume, j'aimerais porter l'attention sur un autre blog, qui nous informe depuis le sud de l'Ukraine, de ce qui se passe réellement sur le terrain sans reprendre les discours entendus des agences de presse occidentales.

Vous y apprendrez comment l'OTAN et la France participe au massacre de civils dont de nombreux enfants, à travers l'exemple de l'assassinat de Katya Kutubaeva,12 ans, petite ballerine qui devait intégrer une prestigieuse école de danse à Saint Petersbourg. 


Allez lire l'article sur le blog d'Erwan Castel, pour Katya et pour tous les autres enfants tués au Donbass par l'armée Ukrainienne et ceux qui lui fournissent des armes. 


lundi 27 juin 2022

Armes de l'OTAN en Ukraine

Les armes de l'OTAN trouvées dans les positions désertées par les Ukrainiens après l'évacuation des civils utilisés comme bouclier humain. Usine Azot de Severodonetsk.


 

On ne verra évidemment pas ceci sur les chaînes d'info occidentales. Ils ont prévu en censurant RT.

lundi 6 juin 2022

Laboratoires biologiques financés par les États-Unis en Ukraine.

Alors que les Démocrates et les Républicains font pression pour une guerre contre la Russie, des questions sont soulevées sur le véritable objectif du conflit en Ukraine. Pearson Sharp, pour One America nous en dit plus..

"Un autre jour en Amérique et une autre guerre. Il n'y a pas de nourriture sur les étalages, pas d'essence dans les stations, rien que vous puissiez vous permettre en tous cas. Nos bébés sont affamés mais, encore une fois, c'est très bien, ça évite aux Démocrates d'avoir à les tuer. Les frontières sont grandes ouvertes, les criminels et les gangs errent dans les rues, les terroristes nationaux de Black Lives Matter mettent le feu à nos quartiers, des fous racistes de la gauche radicale tirent sur nos écoles, notre argent ne vaut plus rien et les injections expérimentales qu'on nous a promises pour gu. érir du virus chinois ne fonctionnent pas et nous empoisonnent depuis tout ce temps. On dirait que c'est le bon moment pour nos politiciens sanguinaires pour commencer une autre guerre. 

Alors, bien sûr, maintenant, les Républicains et les Démocrates qui ne sont jamais d'accord sur rien semble tous les deux penser que nous devons combattre la Russie. Nous ne pouvons pas sécuriser nos propres frontières mais mentionnez la Russie et soudain Nancy Pelosi fait passer en un jour un projet de dépenses massives avec 368 voix contre 57 seulement en faveur de l'injection de 40 milliards de dollars de notre argent dans la machine de blanchiment d'argent en Ukraine. Chaque fois que les Démocrates et les Républicains sont d'accord sur quelque chose, vous pouvez être sûr que le peuple américain se fait avoir. Il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'argent sale et qu'il va disparaître dans les poches des politiciens ukrainiens corrompus qui cachent tous les sales petits secrets de la famille criminelle Biden, comme les laboratoires biologiques qui n'existent pas et que l'entreprise de Hunter Biden a aidé à financer. C'est exact et dans les dizaines de milliers d'e-mails provenant de l'ordinateur portable dégoûtant de Hunter Biden, il a été confirmé par des experts indépendants en cybersécurité que le fils de Joe Biden finançait des laboratoires biologiques en Ukraine

Les autorités russes ont affirmé que ces laboratoires produisaient des armes biochimiques à la demande de la mafia Biden. Moscou a prévenu que Joe Biden devrait expliquer l'implication de son fils dans ces laboratoires. 

Maria Zakharova : "Nous pouvons confirmer que le régime de Kiev est engagé dans des programmes biologiques militaires financés par les États-Unis. Il est impossible que ces programmes aient été utilisés au profit de la science et de la paix car ils ont été financés par le Ministère Américain de la Défense. Le Pentagone et Joe Biden doivent officiellement expliquer à la communauté mondiale les programmes menés en Ukraine. "

Il s'avère que les Russes avaient raison. La société de Hunter Biden, Rosemont Seneca, a effectivement investi un demi million de dollars dans la société de recherche sur les pathogènes à San Francisco, Metabiota, qui travaille en Ukraine en plus des millions de dollars de financement supplémentaire que Hunter a obtenu par le biais d'autres société comme Goldman Sachs. Metabiota est un sous-traitant de la société d'ingénierie du département de la Défense Black & Veatch. Souvenez-vous de ce nom. 

C'est là que ça devient vraiment intéressant car selon les documents officiels découverts par les enquêteurs du journal The Exposé, les dossiers de financement du gouvernement montrent que le ministère de la Défense à accordé 370.000 dollars à des biolabs en Ukraine pour la recherche sur le COVID19 en novembre 2019. Pour tous ceux qui suivent, c'est 3 mois avant que l'OMS n'ait même officiellement nommé le virus chinois COVID19. Vous pouvez le voir par vous-même, c'est mis en évidence : 12 novembre 2019, rédaction de manuscrit scientifique et recherche sur le COVID19. 


Les États-Unis et Hunter Biden en particulier, aidaient apparemment à financer la recherche sur le coronavirus avant qu'il n'existe officiellement dans ces mêmes laboratoires que le département d'État a également insisté ne pas exister. Et quel biolab a reçu cette généreuse donation pour mener des recherches sur le virus chinois ? Il s'agit bien-sûr de Black & Veatch, le même laboratoire que Hunter Biden aidait à financer. Soulignons que lorsque Hunter Biden siégeait au conseil d'administration de la très suspecte compagnie gazière ukrainienne Burisma, il a aidé à mettre en place des introductions auprès des responsables des biolabs dirigés par Metabiota. 

Pour résumer, vous avez donc le fils déshonoré du vice-président des États-Unis, engagé pour faire des faveurs à une compagnie de gaz ukrainienne corrompue et qui fait le lien également entre cette compagnie et une société de recherche sur les armes biologiques effectuant des recherches sur le coronavirus avant même sa diffusion. 

Tout cela nous amène à poser la question, qui peut sembler incroyable mais nous sommes sérieux : 

Joe Biden est-il personnellement responsable d'avoir contribué à la création du COVID19 ?

Peut-être que ce n'est pas le virus de la Chine, après tout, mais le virus Biden. C'est une chaîne d'événements incroyable mais tous les faits sont là. Le virus qui l'a aidé à truquer les élections est maintenant le même que celui qu'il essaie de dissimuler avec une fausse guerre pour cacher les laboratoires biologiques illégaux que lui et son fils ont financés en Ukraine. Nous devons souligner que Moscou a dit cela depuis le début. Moscou a averti le monde que des laboratoires américains secrets de guerre biologique opéraient en Ukraine et développaient des armes biologiques à des fins militaires. On a dit que c'était de la propagande russe, mais les faits commencent à s'accumuler. Si tout cela est vrai, il semble que l'invasion de l'Ukraine soit tout à fait justifiée pour empêcher l'utilisation de ces armes contre la Russie et le reste du monde. Il se peut même que le Russie ait eu l'obligation morale de riposter au bioterrorisme que les États-Unis mènent apparemment en Ukraine. 

Est-ce une coïncidence si l'un des plus grands laboratoires d'armes biologiques du monde est situé à Marioupol que la Russie vient de libérer des nazis ukrainiens financés et entraînés par les États-Unis ? 

La Russie n'est pas l'agresseur ici. En réalité, ce sont les États-Unis et le Pentagone, avec leurs alliés de l'U.E. et de l'OTAN, qui sont responsables du déclenchement et de l'instigation de ce conflit. Les critiques et les marchands de guerre appelleront ça de la propagande russe mais si vous avez compris un seul mot de ce rapport, vous savez que ce n'est pas vrai. C'est peut-être impopulaire mais nous n'avons présenté que des faits et des preuves. Maintenant, vous pouvez tirer vos propres conclusions. 

Pearson Sharp, pour One America News.


lundi 23 mai 2022

Intervention de la Russie à l'ONU

Intervention de la Fédération de Russie à l'ONU sur le sujet de la découverte de laboratoires d'armes biologiques avec participation américaine en Ukraine.

"Les armes chimiques et biologiques sont des choses différentes. Nous parlons de faits spécifiques que nous avons découverts et de documents spécifiques qui indiquent que des laboratoires biologiques en Ukraine, travaillant avec les E.U. réalisent des programmes biologiques.

Nous avons distribué des centaines de documents, avec des données spécifiques, des cas spécifiques, des entreprises spécifiques, des personnes spécifiques. Si vous pensez que ce ne sont pas des preuves suffisantes, alors que sont des preuves pour vous ? Vous ne répondez pas à nos questions même au sein du Conseil de Sécurité.

Dans notre déclaration, nous avons déjà dit que les USA n'ont apporté aucune information ou clarification sur la nature des objectifs réels de leurs activités biologiques en Ukraine y compris dans le cadre de la conférence préparatoire de la 9è conférence d'examen de la Convention pour l'Interdiction des Armes Biologiques à Genève qui est un forum spécialisé.
Vous essayez de prétendre qu'il ne se passe rien de grave. Mais malheureusement, c'est le cas et nous attendons des clarifications de votre part.
 
Nous avons évoqué les mécanismes que nous pourrions utiliser. 

Nous n'abandonnerons pas ce sujet. 

Vos tentatives de transformer nos objections particulières à votre égard, ainsi que nos questions précises en pathologie classique de propagande russe, ne fonctionneront pas. Vous devez fournir des clarifications concrètes sur l'activité criminelle dans laquelle vous êtes impliqués."


vendredi 4 mars 2022

La guerre en Ukraine 2014 - 2022 ?

A tous ceux qui veulent soutenir ou s'engager aux côtés de l'Ukraine, je leur dis, regardez ce que vivent les populations russophones du Donbass depuis 8 longues années. 

Ils ont appelé Vladimir Poutine à l'aide et jusqu'ici, il n'avait pas souhaité intervenir car le gouvernement ukrainien aurait estimé qu'il s'agissait d'une déclaration de guerre ouverte. De nombreux Ukrainiens du Donbass ont fui leurs maisons pour se réfugier en Russie. Ceux qui sont restés subissent chaque jour les bombardements et tirs d'obus  de la part de l'armée régulière ukrainienne et c'est l'OTAN qui fournit les munitions. 

Regardez ce film tourné en 2015/2016 par une Française au Donbass, il ne reflète qu'une petite partie de la réalité. 


jeudi 3 mars 2022

Allocution du président de la Fédération de Russie

Voici le discours que Vladimir Poutine a adressé à son peuple pour l'avertir de ses intention vis à vis de la guerre qui sévit depuis 2014 dans le Donbass : 


samedi 29 juillet 2017

Un Ukrainien s'adresse aux français 1

Vidéo :



Transcription :

Bonjour la France, Bonjour les Français.

Mon nom est Philippe. Je suis citoyen d’Ukraine d’origine arménienne. Je suis Kharkovien, c'est à dire de la ville de Kharkov, mais maintenant, je vis en exil. Je suis musicien et écrivain. Vous pouvez voir et entendre mes œuvres sur ma page facebook. J’apprend le français pour pouvoir vous parler.

Je veux que vous sachiez ce qui est arrivé dans ma ville natale en 2014. A cette date notre gouvernement légitime a été renversé. Les nationalistes ukrainiens et ceux qui les dirigeaient avaient pris le pouvoir.
Moi, j’ai été le témoin et partie prenante de ces événements.

La vérité première : en 2014 les Kharkoviens se sont opposés au gouvernement de Porochenko. Aujourd'hui encore, Kharkov s'oppose au pouvoir de Porochenko, mais maintenant, les Kharkoviens

ont peur de dire la vérité parce que tous ceux qui s'opposent à Porochenko et au nationalisme ukrainien vont en prison ou partent en exil comme moi.

Regardez, c'est le Maïdan. Il y a près de 25.000 hommes qui sont arrivés à Kiev de toute l'Ukraine.
Les chefs du Maïdan en permanence les appelaient à venir chaque jour, 24 h sur 24 en utilisant la télévision, la radio et via mille groupes créés spécialement sur internet.

Et là, c'est la place de la Liberté à Kharkov. C'est la plus grande place d'Europe. Vous voyez dix ou quinze mille Kharkoviens qui s'opposent au Maïddan. Ils se sont rassemblées spontanément ici sans l'aide de la télévision. Ils se sont rassemblés parce qu'ils ont vu la violence du Maïdan.

Donc la vérité première : la plupart des Kharkoviens se sont opposés au Maïdan. Aujourd'hui, Je vous révèle le premier mensonge de Porochenko. Il répète tout le temps que la plupart des Kharkoviens ont soutenu le Maïdan et ceux qui sont au pouvoir.

Ce n'est pas vrai ! La plupart des Kharkoviens n'ont pas soutenu le Maïdan, n'ont pas soutenu Porochenko, n'ont pas soutenu les nationalistes ukrainiens.

La prochaine fois, je vous raconterai ce que les Kharkoviens désiraient en 2014. Pourquoi les Kharkoviens étaient descendus dans les rues.

Je vous prie de m'aider à distribuer cette vidéo, merci et à bientôt.



mardi 18 juillet 2017

Vol MH17, rappel

Au moment où Porochenko tire encore à boulets rouges sur la Russie, il est bon de relire ce texte envoyé en décembre 2016 par Alexandre Netyosov , membre de l'Union des Journalistes de Russie, rédacteur en chef du journal "Messagerie Militaire du Sud de la Russie", auteur de dizaines de publications d'histoire militaire et originaire de Donetsk.
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Les événements survenus y a plus de deux ans, concernant le Boeing 77 MH17 qui est écrasé sur le territoire de l'ex-Ukraine (actuellement la République Populaire de Donetsk) font maintenant partie de l'histoire. Une équipe d'enquêteurs des Pays-Bas travaillant sur cette affaire qui avait promis de publier les résultats de son enquête en octobre a fini par faire des déclarations générales dans lesquelles, contrairement aux faits, les forces de l'ordre du "pays des tulipes" ont rejeté la responsabilité de ce crime sur la milice du Donbass et la Russie. L'auteur de cet essai a compris lui-même que cette accusation est sans fondement après avoir passé un certain temps dans sa région d'origine, dans la capitale du pays du charbon, à présent capitale du DPR, la belle ville de Donetsk.


Mes camarades de classe qui occupent maintenant des postes importants en DPR et qui connaissent ma carrière de journaliste, m'ont organisé des rencontres avec des gens intéressants qui, du fait de leurs emplois à l'époque, étaient les premiers arrivés après l''écrasement du Boeing et ont procédé à une inspection du site du crash, nécessaire dans de tels cas. J'ai passé plusieurs jours avec les forces de l'ordre de Donetsk qui ont rempli leurs fonctions jusqu'au bout, en dépit du fait que l'Ukraine avait tout sauf abandonné ses responsabilités et a essayé d'utiliser une variété de mesures administratives et psychologiques visant d'abord à retarder l'enquête, puis à l'arrêter complètement. Ceci est très révélateur de qui était le bénéficiaire de tout ce bruit concernant la "piste russe" dans la tragédie MH17 qui s'est déroulée le 17 Juillet, 2014 dans le ciel au-dessus des villages de Grabovo et Rassypnoye, raion de Shakhtyorsk, région de Donetsk au sud est de l'Ukraine.

La situation politique interne à ce moment-là semblait confuse et même bizarre. La guerre civile au Donbass s'accélérait, le premier sang avait déjà été versé, mais les forces de l'ordre ukrainiennes à Donetsk au Donbass coexistaient pacifiquement avec le DPR qui faisait ses premiers pas. Jusqu'à ce coup de tonnerre dans le ciel, dans un sens très littéral, qui a créé une division entre les militaires et la police locale. Il y a eu un "avant" et un "après". 

Malheureusement, le travail des enquêteurs de Donetsk qui ont passé deux jours sur le site du crash de Boeing 777 n'a été utilisé par personne. Ce qui signifie que c'est la première tentative pour mettre leurs paroles et leurs actions à l'attention d'un large éventail de lecteurs afin de jeter la lumière sur ces événements qui ont eu lieu il y a plus de deux ans.

S'il vous plaît retenez ceci : le conseiller principal de la justice, Alexandre Vassilievitch Gavrilyako, chef de service du bureau du Procureur général de la DPR, un professionnel avec 32 années et demi de service irréprochable et de haute qualité, contre lequel les dirigeants post-Maidan de l'entité "Ukraine souveraine" ont lancé une accusation criminelle alors qu'il maintenait son intégrité professionnelle avec une nouvelle réalité politique. A cette période, le colonel de la police Gavrilyako était le chef du département d'enquête du bureau régional des affaires intérieures de Makeevka, et était considéré comme l'un des meilleurs chefs de département d'enquête dépendant du Ministère des Affaires Intérieures de l'Ukraine. Voici ce qu'il a dit:

"J'ai appris le crash du Boeing de Malaysia Airline par le journal télévisé. Je me suis surpris à penser qu'il serait peut-être bon d'inspecter le site. Quand j'étais sur le point de partir, j'ai reçu un appel téléphonique. C'était Aleksandre Vassilievitch Mostovoy, chef du Service de sécurité interne du DPR, qui suggérait que je prenne un groupe d'enquêteurs pour procéder à une inspection du site. Je lui ai demandé : pourquoi ai-je été choisi ? A quoi il a répondu que j'étais recommandé comme le meilleur spécialiste. Je devais donc répondre qu'en tant qu'officier de service actif pour les Affaires Intérieures de l'Ukraine, je ne pouvais pas prendre cette décision moi-même, j'avais besoin de l'approbation des autorités supérieures.
En arrivant au travail, je reçus une directive du directeur de la Direction principale des affaires intérieures de la région de Donetsk, le major général Pozhidayev, pour rassembler une équipe d'enquête et de l'emmener sur le site de l'accident. Cette directive a été confirmé par le colonel Goncharov, chef du Bureau des Enquêtes de la Direction des affaires internes de la Région de Donetsk, que j'ai appelé peu après avoir reçu la directive pour lui rappeler que le site était hors de ma compétence officielle. "Les habitants vont vous aider", m'a t-il encouragé. Et il me fut permis de réunir une équipe de mon choix, qui comprenait deux personnes de chacun des cinq départements régionaux de Makeevka. Ce qui faisait un total de dix, plus moi et deux enquêteurs de la Direction des affaires Intérieures de la ville de Makeevka. Je demandais à mes supérieurs leur soutien pour ces experts et je l'ai reçu.

Notre groupe a travaillé avec quatre experts, dont Bogdan Olegovich Maklakov et le chef du Bureau régional de médecine légale de Donetsk, Dmitriy Anatolyevich Kalashnikov.

Le matin du 18 Juillet, nous avons été accueillis par des représentants du bureau du Procureur général de la DPR avec deux voitures pour nous emmener sur le site. Bien à ce moment là, le procureur du ministrère des Affaires Intérieures de l'Ukraine était encore en service et que le ministère des Affaires Intérieures de la DPR n'était pas encore formé. Pendant le voyage, je reçois un appel du colonel Goncharov qui voulait savoir où nous étions. "Où êtes - vous?" demanda t-il avec insistance. Naturellement, lui ai parlé de la route que nous avons pris, avec des collègues de la DPR, vers Rassypnoye et Grabovo pour nous rendre sur le site de l'accident, où l'Emercom ukrainien avait déjà commencé à travailler. Goncharov m'a alors catégoriquement ordonné de faire demi-tour, en citant les ordres qu'il a reçus du Ministère des Affaires Intérieures de l'Ukraine ne pas inspecter le site du crash. Naturellement, je refusais. J'étais dans un véhicule qui appartenait à mes collègues de la DPR. Ils ont même fait des plaisanteries me proposant de sauter en dehors du véhicule en mouvement.

Je dois ajouter qu'à ce moment-là, il y avait un remaniement des cadres en cours, avec la direction régionale du Ministère des Affaires Intérieures qui déménageait à Mariupol, avec leurs subalternes directs, les policiers de Donetsk et de Makeevka ont continué à travailler comme avant. Il n'y avait pas de sentiment de division entre nous et eux, mais il y avait une certaine aliénation dans les relations interpersonnelles. En arrivant sur le site, nous avons été accueillis par le groupe du ministère de la gestion des situations d'urgence (aussi désigné par le nom Emercom (contraction de l'expression Emergency Control Ministry) et l'autonomie locale qui avait déjà une idée de base de ce qui était arrivé. Il s'est avéré que la masse principale de l'épave, y compris la section de la queue, les moteurs, les ailes, et la plupart des cadavres étaient aux alentours de Grabovo. Ils étaient éparpillés dans tous les champs.

Mais nous, à la demande des autorités locales, avons commencé par l'inspection de Rassypnoye et ses environs où, selon les rapports des habitants, il y avait des cadavres dans les cours et même dans les rues. La cabine avec les restes de l'équipage a également été trouvé là. nous avons donc rapidement commencé à enquêter dans le village, et nous avons laissé les champs environnants pour plus tard. Le temps de régler toutes sortes de questions, y compris celles de l'organisation, il était presque le soir. J'ai donc décidé, vu l'énorme volume de travail, d'inspecter les cadavres, dont il y avait 36 ​​dans le village, de noter les endroits où ils ont été trouvés, et les entrer dans le protocole. Je prenais en considération la chaleur, les pluies torrentielles et le bétail, qui menaçaient d'annuler nos efforts. De plus, j'avais déjà discuté avec le colonel Goncharov et le colonel Miroshnichenko, à la tête de l'unité de gestion des situations d'urgence de Makeevka, qui m'avait ordonné d'aller sur le site de l'accident, de divers aspects techniques du travail sur le site.

Celà concernait en particulier, l'obtention d'un camion avec une grue, d'une chambre froide pour les cadavres, et d'un hangar pour disposer les pièces de l'avion. D'autant plus que nous savions déjà ce qui avait causé l'accident, ce qui signifiait une inspection plus approfondie du site de l'accident afin de localiser les éléments meurtriers qui pourraient être à l'intérieur des corps des passagers, le fuselage, ou la couche superficielle de terre, et de trouver des traces des explosifs. Afin d'identifier la munition qui a fait tomber le Boeing.

Nous avions déjà eu la triste expérience d'un travail similaire, lorsque nous avons étudié les sites de crash de plusieurs avions de ligne dans la région de Donetsk mais nous n'avions subi aucune ingérence extérieure dans ces affaires. Le plus récent de ces accidents avait eu lieu en 2006, quand un Tu-154 avec 176 passagers reliant Anapa à Saint-Pétersbourg s'est écrasé. La première inspection du site de l'accident est cruciale pour une telle enquête, car il contient tous les indices nécessaires à la reconstruction de la tragédie.

Le centre régional nous a affecté une installation sur le territoire d'un parc de véhicules dans leur juridiction, avec des véhicules et une grue. Nous avons donc commencé l'inspection du site. Ce que nous avons vu nous a choqués. Dans une maison, un cadavre de femme a éclaté en passant à travers le toit et était coincé dans les carreaux du plafond. Une jambe s'était détachée et avait atterri directement sur un lit. Dans une autre propriété, six "paquets" de restes des passagers avaient atterri sur les légumes du jardin. La cabine de pilotage fracassée s'était écrasée juste en dehors du village. Les restes de l'équipage étaient dispersés à proximité, et nous les avons reconnus grâce aux lambeaux de leurs uniformes. Après avoir placé nos enquêteurs à travers le site, j'ai appelé le colonel Goncharov. Il n'a même pas voulu m'écouter, exigeant que je lui explique pourquoi j'avais désobéi à son ordre de faire demi-tour et de ne pas enquêter sur le site. En réponse, je lui ai dit littéralement ce qui suit : tout d'abord, le groupe se déplaçait dans un véhicule appartenant au Bureau du Procureur de la RDP, d'autre part, je ne vois pas comment j'aurais pu faire cela en présence de personnes armées, d'ailleurs l'inspection avait déjà commencé.

Alors, il a exigé que je sabote l'enquête de toutes les manières possibles et de créer des retards. Naturellement, je lui ai demandé pourquoi. D'abord on me donne l'ordre d'y aller, et maintenant de revenir. Il a expliqué que les ordres qui venaient de Kiev étaient de ne pas inspecter quoi que ce soit, parce que le SBU se penchera dessus. Cependant, il me permettait d'emporter les 36 cadavres trouvés dans Rassypnoye.

Naturellement, nous avons jamais vu de personnes du SBU, parce qu'ils avaient quitté Donetsk déjà en mai. Bien sûr, nous avons emballé les restes humains trouvés et les avons étiquetés avant de les envoyer à la morgue de la clinique régionale Kalinin. À la dernière minute, on nous a amenés le cadavre d'un enfant trouvé quelque part dans Grabovo. Nous l'avons envoyé à la morgue avec les autres. Nos activités ont été réduites par ce même Goncharov qui avait d'abord approuvé que nous visitions le site, et ensuite catégoriquement interdit de l' inspecter. Puis tout est devenu clair pour moi. Si l'Ukraine s'est intéressée à enquêter sur cette affaire dans laquelle, selon la version officielle de Kiev, à la fois des milices locales et la Russie ont été impliqués, personne ne nous aurait retardés. Plutôt le contraire, ils nous auraient demandé de ne rien négliger pour trouver chaque petit élément de preuve, suivi tous mes mouvements, confiants dans ma rigueur et mon aptitude professionnelle.
Nous sommes arrivés au QG local d'Emercom, situé à Grabovo, dans la soirée. Naturellement, j'ai rapporté les ordres ci-dessus au Bureau du Procureur de la DPR, mais j'ai répondu par l'affirmative à leur question de savoir si je continue, estimant que les victimes innocentes de cette tragédie devaient être recueillies et inspectées, sinon qui le ferait autrement. Après cela, nous sommes partis. Le samedi matin du 19 Juillet, nous sommes retournés sur le site comme si rien était arrivé hier. En route, j'ai reçu, une fois de plus, un appel de Goncharov qui voulait savoir où je me trouvais. Je lui ai carrément dit : Les champs sont jonchés de cadavres de personnes innocentes, nous ne pouvons pas les laisser là, ce qui serait le cas si nous avions obéi aux ordres de Kiev "Dans ce cas, Aleksandre Vassilievitch, vous avez fait votre choix," Répondit-il et il mit fin à la conversation. J'ai jamais entendu à nouveau sa voix.

Notre première trouvaille ce jour-là faisait partie du revêtement du fuselage, dans lequel certains objets pénétrants avaient laissé des ouvertures avec des bords repliés vers l'intérieur. Ceci suggére que la pénétration s'est produite à partir de l'extérieur. À notre arrivée à Rassypnoye, nous avons continué à inspecter le site, mais nous avons été immédiatement avertis de ne pas nous égarer en lisière des bois sauf si nécessaire en raison des mines placées là par les deux parties belligérantes. À ce moment-là, les bénévoles parmi les mineurs sont venus pour aider, afin que nous puissions couvrir la plus grande partie possible du site. Ce fut alors que 20 cadavres ont été retrouvés dans un champ de blé sur le bord de Grabovo. Mais, en règle générale, les cadavres avaient été dispersés: un ici, un autre ou plusieurs ailleurs.

Ce fut alors que les membres de la mission de l'OSCE sont arrivés, accompagnés par les troupes Berkut et le directeur adjoint du MVD de la région de Donetsk , le colonel Aleksey Aleksandrovich Dikiy.

Je me suis tourné vers Dikiy pour avoir de l'aide, parce que je n'avais assez de gens pour faire tout le nécessaire: l'inspection, l'extraction, l'emballage et, plus important encore, l'enregistrement de toutes ces actions dans le protocole. Il m'a connecté au général Pozhidayev, qui a d'abord été surpris par ma présence contraire aux ordres. Il écouta silencieusement mes arguments sur les devoirs chrétiens et humains, mais il était curieux de savoir où nous envoyons les corps, et nous indiqua de les envoyer à Kharkov au lieu de Donetsk, mais il n'a pas expliqué comment faire cela, compte tenu de la poursuite des combats, en particulier depuis qu'ils se rapprochaient. Après avoir appris la présence de représentants de la DPR, il a raccroché. En tout cas, un groupe de chercheurs de Shakhtyorsk, quatre personnes au total, est venu m'aider. 

Dans une tente de commandement on m'a montré une annonce sur certain site ukrainien qui a déclaré que les travailleurs Emercom locaux et le groupe d'enquête de Donetsk étaient parmi les séparatistes, les aidant à cacher les cadavres.

Néanmoins, tous les restes trouvés le 19 Juillet ont été correctement inspectés, conformément à toutes les procédures pertinentes, et envoyés à Kharkov. Par la suite, nous avons suspendu nos travaux sur l'insistance de notre force de sécurité, parce que les coups de feu s'approchaient clairement de notre emplacement. Après cela, nous sommes rentrés, en passant par Rassypnoye afin d'interroger les témoins de l'accident du Boeing parmi les habitants locaux qui étaient très heureux de nous voir.

Mais ce sont les actions de la partie ukrainienne qui donnent des raisons de se poser des questions. Tout d'abord, ils ont approuvé l'inspection, puis l'ont interdite. Si les milices avaient participé à cela, la situation aurait eu l'air très différente. Ce est pas par hasard que deux jours plus tard, tous les responsables des forces de l'ordre ont reçu des ordres, dont je n'avais pas connaissance, pour reprendre les routes à Slavyansk. La majorité a obéi, mais certains, surtout ceux qui sont nés au Donbass, sont restés.


Considérons la conclusion qu'il y a pratiquement à tirer de cela, conformément à l'ancienne question "cui bono?"

Si l'on regarde qui était le bénéficiaire , alors ça n'a pas de sens pour la Russie d'avoir descendu le Boeing. Compte tenu de la situation internationale, il n'en a pas tiré de profit mais plutôt le contraire, la partie russe était la plus intéressée par une enquête transparente. Mais la Russie a été étiquetée coupable dès le lendemain par les médias occidentaux. Désigner la milice est également sans objet. Il y a toutes sortes de gens parmi eux, certainement. Mais descendre un Boeing, excusez-moi, c'est jouer dans une autre cour. Déjà parce qu'ils auraient été étiquetés terroristes au niveau international et ensuite parce qu'abattre un avion volant à une altitude de 10 kilomètres est au-dela de leurs capacités, maintenant, et encore moins il y a deux ans alors que certains d'entre eux n'avaient que des fusils de chasse.

La promotion de l'hystérie visant la Russie était très révélatrice en soi. Comme d'habitude, la partie coupable crie "au voleur!" le plus fort. Mais toute l'histoire était très pratique pour l'Ukraine et ses sponsors. Les Américains ont longtemps maîtrisé des provocations similaires.

Je ne peux même pas appeler les "spécialistes" néerlandais, qui ont repris là où nous nous sommes arrêtés, des enquêteurs appropriés. Pour être honnête, ils ont choisi toutes sortes de laissés-pour-compte pour cette tâche importante. Peut-être qu'ils appliquaient la loi d'une certaine manière mais ce ne sont pas des spécialistes. Je suis venu à cette conclusion pour une raison simple. Après leur départ du site de l'accident, ils ont laissé derrière eux beaucoup de choses qui ont attiré l'attention des enquêteurs professionnels. Dans un cas comme celui-là, non seulement l'épave et les cadavres sont retirés, mais également une couche de terre végétale en dessous. Les Néerlandais n'ont rien fait de ce genre, après avoir recueilli seulement les gros morceaux et laissé le reste derrière eux, ils n'ont même pas demandé l'aide de personne, compte tenu du grand territoire sur lequel l'épave a été dispersée. Par conséquent, l'inspection du site a été effectuée de manière non professionnelle par ces Hollandais. Après leur visite, les habitants continuent de trouver des pièces de l'avion ".

Un second témoignage dans cet article.
Traduction krn

jeudi 8 décembre 2016

Crash du MH17, d'autres témoignages directs.

Suite du texte envoyé par Aleksandre Netyosov , membre de l'Union des Journalistes de Russie, concernant le Boeing 77 MH17 qui est écrasé sur le territoire de l'ex-Ukraine, actuellement République Populaire de Donetsk (DPR), dont la première partie se trouve dans cet article.

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Le second participant direct à l'enquête est le chef du Bureau régional de médecine légale de la DPR, Dmitriy Anatolyevich Kalashnikov. A l'époque, il dirigeait le même bureau, mais à ce moment là, il s'agissait du Bureau régional de Donetsk. Quelque 27 départements dispersés sur toute la région lui ont répondu. Maintenant, il y en a seulement 13 qui restent dans la DPR, les autres sont sur le territoire contrôlé par l'Ukraine. Voici ce qu'il a dit :

"J'ai reçu la nouvelle de l'accident le soir même, d'une employée d'un bureau local, qui vivait à Rassypnoye. Elle a tout vu de ses propres yeux. C'est à ce moment que j'ai commencé à me préparer à aller sur le site. J'ai eu une expérience similaire d'un tel travail, quand un Tu-154 est écrasé dans notre région en 2006. De plus, je devais traiter les victimes d'accidents majeurs dans les mines de charbon. À certains moments, il y avait 30, 40, ou même 80 cadavres à examiner.

Nous avons travaillé jour et nuit, sans interruption, en raison de la poursuite des combats. Il a fallu environ un jour et demi avant qu'une décision soit prise et coordonnée avec d'autres organismes. Le temps à ce moment-là était très humide: la chaleur entrecoupée d'averses, qui a également joué son rôle. Sur le site, je travaillais en collaboration avec les enquêteurs criminels. Je ne pensais pas qu'il soit nécessaire d'amener mes subordonnés, qui étaient occupés eux-mêmes, donc j'y suis allé seul. J'ai exprimé mon point de vue sur le terrain à Emercom sur la façon dont je voyais mes responsabilités. Afin d'enregistrer soigneusement toutes les découvertes, j'ai proposé de diviser la zone de l'accident en carrés. Par exemple, un endroit avec des taches de brûlure avait des dimensions de 200 par 200 mètres, une assez grande surface.

Un autre endroit semblable était près de Rassypnoye, où l'équipage de cabine se trouvait. Nous avons décidé d'y aller d'abord enregistrer l'emplacement de tout, et commencer à décrire les cadavres parce qu'ils étaient éparpillés parmi les maisons de village. Ce sont des bâtiments anciens et des restes humains tombant d'une grande hauteur ont littéralement éclaté les toits et sont passés à travers. J'ai numéroté chaque carré et étiqueté tous les éléments de preuve, des cadavres, des fragments, des effets personnels, naturellement avec leurs coordonnées. Les restes humains ont été décrits de façon plus détaillée, y compris des détails tels que des tatouages, des bijoux et d'autres caractéristiques visibles importantes.

La plupart des cadavres ont été retrouvés nus. Plus tard ,ceci a mené à penser que le Boeing transportait des corps morts. En réalité, les cadavres sont tombés d'une grande hauteur, et la résistance de l' air les a dépouillé des vêtements, à l' exception des articles serrés. Par exemple, shorts, sous-vêtements, et montres.Voilà pourquoi nous les avons trouvés de cette façon. Pratiquement sans aucune blessure. Peu de blessures externes visibles et des dommages internes lourds. c'est un signe que la chute était partie d'une grande hauteur, quand l'avion s'est brisé. Je ne vais pas affirmer que l'avion a été abattu par une action externe ou interne, mais tout porte à croire qu'il s'est rompu dans les airs. Si l'on considère, par comparaison, le crash de l'avion de ligne russe, qui est tombé comme une feuille après une panne moteur. C'est la raison pour laquelle le site de l'accident pouvait tenir sur une seule photo. Les restes du Tupolev étaient tous rassemblés et les cadavres des 176 passagers étaient à l' intérieur de la cabine. Mais ici tout a été dispersée sur un grand territoire, ce qui m'a immédiatement porté à dire que l'explosion avait eu lieu à une grande hauteur.

Pendant l'inspection, alors que j'allais d'un endroit à un autre, on m'a dit que les restes de l'équipage avaient été découverts. Ils étaient près de Rassypnoye, avec l'épave du poste de pilotage qui a confirmé ma théorie , il a eu une explosion (interne ou externe) à grande hauteur alors que l'avion était au dessus de ce village, ce qui a provoqué la séparation du poste de pilotage du reste de l'avion. Voilà pourquoi je crois que le coup est passé près de la cabine, ce qui a conduit à la désintégration de l'avion dont les fragments ont été largement dispersés. Au début, je fus surpris par la quantité d'effets personnels apparemment sans rapport venant de bagages des passagers et aussi d'un cadavre qui n'était manifestement pas un membre de l'équipage. Mais tout est devenu clair après avoir étudié la conception du Boeing 777 sur internet, et réalisé que le compartiment à bagages commence juste sous la cabine des pilotes.

De façon caractéristique, l'un des pilotes était étroitement attaché dans son siège. Ce qui signifie qu'il ne tournait pas autour de la cabine au moment de l'explosion, mais était aux commandes. Plusieurs autres membres de l'équipage étaient à côté de lui. Nous les avons identifié aux restes des uniformes encore sur leurs corps. Nous avons découvert 37 cadavres dans Rassypnoye, qui ont tous été envoyés à la morgue de Donetsk. Sur ce total, nous avons inspecté 27 ensembles de restes, avant de recevoir l'ordre d'envoyer tous les restes à la morgue de Kharkov dans un réfrigérateur spécialement affecté. Je laissais l'inspection des corps pour plus tard. Maintenant, je regrette de l'avoir fait parce que nous aurions certainement trouvé des éclats d'obus et toutes sortes d'autres choses qui auraient pu faire la lumière sur cette tragédie. Mais qui nous aurait cru alors, ou maintenant, sur cette question. Ils auraient dit que nous avions fabriqué la preuve.

Par ailleurs, personne n'a rien dit à propos de l' évaluation des restes humains aux Pays-Bas.
Apparemment , ils ont quelque chose à cacher . Mais je peux montrer des photos qui montrent clairement les perforations pénétrant dans le corps du membre de l' équipage qui était attaché dans son siège. Sa chemise d'uniforme ressemble à un tamis. Deux mois plus tard , nous avons reçu la visite d'une commission internationale, 6 personnes au total, intéressés par cette question, qui comprenait des spécialistes néerlandais et canadiens, et je ne sais pas qui d'autre. Nous leur avons fourni tous les documents et les photographies collectées. Nous ne comprenons pas pourquoi ils gardent le silence à ce sujet. Peut-être qu'ils retiennent des preuves gênantes pour l'Occident. Même si nous n'avons pas disséqué les cadavres pour des raisons éthiques ( la plupart des passagers étaient musulmans), ainsi que politiques (parce qu'ils étaient étrangers), nous avons effectué une inspection externe pour vérifier les blessures. Nous n'avions pas le droit d'agir à notre guise. Nous attendions. De la part de quelqu'un d'un poste diplomatique, mais personne ne s'est jamais montré.

Les spécialistes néerlandais sont apparus une semaine seulement après l'accident, alors que tous les cadavres étaient à Kharkov. Les morgues en Europe, y compris aux Pays-Bas, sont beaucoup mieux équipées que les nôtres.Avec l'aide de machines à rayons X, ils auraient pu facilement découvrir les multiples fractures ou des éclats d'obus métalliques à l'intérieur des restes humains ou à l'intérieur des pièces de l'avion. Mais vu que les Hollandais n'ont jusqu'à présent pas montré quoi que ce soit de ce genre au reste du monde, il semble qu'ils ont quelque chose à cacher. De plus, nous avions pris des échantillons de tous les cadavres pour les futures analyses d'ADN et le Néerlandais a catégoriquement refusé de les emmener, et j'ai à peine réussi à le forcer à prendre. J'ai aussi insisté sur un transfert formel des restes. Ils n'ont pas voulu signer les documents officiels".


L'image générale de la tragédie du 17 Juillet 2014 est complété par les mots des membres de l'équipe d'enquête dirigée par le colonel Gavrilyako. Ils sont maintenant responsables de l'application de la loi à la DPR. Ce sont Evgeniy Anatolyevich Bazilskiy, Andrey Yuryevich Mozgunov et Alexandre Aleksandrovich Murvyov, actuellement encore en service avec le colonel Gavrilyako et Bogdan Olegovich Maklakov, actuellement directeur adjoint du Centre de recherche en criminologie scientifique à la Direction Principale des Affaires Intérieures de la Région de Donetsk.

Ils ont dit qu'ils s'étaient divisés par paires et avaient commencé à inspecter le site avec l'aide de la population locale. Ils suivaient la procédure de routine d'entrer tout dans un protocole, y compris les restes humains et des fragments d'avion. Ce fut un triste spectacle, de nombreux cadavres avaient l'air terrible, mais ils étaient "frais". Ils ont commencé à sentir le lendemain. Le premier jour, les enquêteurs de Makeevka faisaient exclusivement la description des cadavres trouvés. Les crevaisons ont été trouvées dans l'aile trouvée dans une ferme près de Grabovo. Elles ressemblaient à des trous d'entrée de shrapnels. De retour d'une deuxième journée de travail, les enquêteurs ont parlé aux témoins oculaires du village de Rassypnoye. Voici ce qu'ils ont dit dans le protocole. Tout d'abord, ils ont entendu plusieurs aéronefs. Dans l'une des maisons, ses propriétaires, mari et femme, ont déclaré avoir vu un avion de chasse ukrainien tomber, nez en l'air, derrière une forêt sur le territoire contrôlé par l'Ukraine. Ils ont même regardé deux pilotes descendre en parachute.

Un témoignage similaire a été donné par un autre habitant de Rassypnoye, un ancien soldat, qui a même été offensé quand nous l'avons interrogé à l'aide de questions suggestives. Il a même observé une explosion sur le site du crash de l'avion de chasse, bien qu'il ne puisse pas le confirmer, parce que l'ensemble des abords du bois était plein de mines. Mais voici la chose la plus importante : plusieurs témoins ont entendu le bruit provenant d'un autre avion qui a tourné pendant un certain temps au-dessus du site du crash de son collègue, puis a volé vers Debaltsevo. Il ne pouvait pas être vu en raison des nuages ​​bas. Mais il pouvait être entendu. Ces témoignages, naturellement, sont entrés dans le protocole. Et ils sont conservés dans les archives du Bureau du Procureur de la DPR. Donc, le mystère de la chute du Boeing Malaisien le 17 Juillet 2014, est toujours en attente de sa révélation. Sans aucun doute, les faits découverts et enregistrés par les experts énumérés ci-dessus, des professionnels qui sont tous reconnus, et que l'Ukraine se hâta d'appeler traîtres en raison de leur honnêteté dans l'exercice de leurs fonctions professionnelles, va jouer un rôle important.

Traduction krn.

mercredi 7 décembre 2016

Crash du MH17 en Ukraine : témoignage des premiers arrivés sur les lieux

Le texte ci - dessous a été envoyé par Alexandre Netyosov , membre de l'Union des Journalistes de Russie, rédacteur en chef du journal "Messagerie Militaire du Sud de la Russie", auteur de dizaines de publications d'histoire militaire et originaire de Donetsk.
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Les événements survenus y a plus de deux ans, concernant le Boeing 77 MH17 qui est écrasé sur le territoire de l'ex-Ukraine (actuellement la République Populaire de Donetsk) font maintenant partie de l'histoire. Une équipe d'enquêteurs des Pays-Bas travaillant sur cette affaire qui avait promis de publier les résultats de son enquête en octobre a fini par faire des déclarations générales dans lesquelles, contrairement aux faits, les forces de l'ordre du "pays des tulipes" ont rejeté la responsabilité de ce crime sur la milice du Donbass et la Russie. L'auteur de cet essai a compris lui-même que cette accusation est sans fondement après avoir passé un certain temps dans sa région d'origine, dans la capitale du pays du charbon, à présent capitale du DPR, la belle ville de Donetsk.


Mes camarades de classe qui occupent maintenant des postes importants en DPR et qui connaissent ma carrière de journaliste, m'ont organisé des rencontres avec des gens intéressants qui, du fait de leurs emplois à l'époque, étaient les premiers arrivés après l''écrasement du Boeing et ont procédé à une inspection du site du crash, nécessaire dans de tels cas. J'ai passé plusieurs jours avec les forces de l'ordre de Donetsk qui ont rempli leurs fonctions jusqu'au bout, en dépit du fait que l'Ukraine avait tout sauf abandonné ses responsabilités et a essayé d'utiliser une variété de mesures administratives et psychologiques visant d'abord à retarder l'enquête, puis à l'arrêter complètement. Ceci est très révélateur de qui était le bénéficiaire de tout ce bruit concernant la "piste russe" dans la tragédie MH17 qui s'est déroulée le 17 Juillet, 2014 dans le ciel au-dessus des villages de Grabovo et Rassypnoye, raion de Shakhtyorsk, région de Donetsk au sud est de l'Ukraine.

La situation politique interne à ce moment-là semblait confuse et même bizarre. La guerre civile au Donbass s'accélérait, le premier sang avait déjà été versé, mais les forces de l'ordre ukrainiennes à Donetsk au Donbass coexistaient pacifiquement avec le DPR qui faisait ses premiers pas. Jusqu'à ce coup de tonnerre dans le ciel, dans un sens très littéral, qui a créé une division entre les militaires et la police locale. Il y a eu un "avant" et un "après". 

Malheureusement, le travail des enquêteurs de Donetsk qui ont passé deux jours sur le site du crash de Boeing 777 n'a été utilisé par personne. Ce qui signifie que c'est la première tentative pour mettre leurs paroles et leurs actions à l'attention d'un large éventail de lecteurs afin de jeter la lumière sur ces événements qui ont eu lieu il y a plus de deux ans.

S'il vous plaît retenez ceci : le conseiller principal de la justice, Alexandre Vassilievitch Gavrilyako, chef de service du bureau du Procureur général de la DPR, un professionnel avec 32 années et demi de service irréprochable et de haute qualité, contre lequel les dirigeants post-Maidan de l'entité "Ukraine souveraine" ont lancé une accusation criminelle alors qu'il maintenait son intégrité professionnelle avec une nouvelle réalité politique. A cette période, le colonel de la police Gavrilyako était le chef du département d'enquête du bureau régional des affaires intérieures de Makeevka, et était considéré comme l'un des meilleurs chefs de département d'enquête dépendant du Ministère des Affaires Intérieures de l'Ukraine. Voici ce qu'il a dit:

"J'ai appris le crash du Boeing de Malaysia Airline par le journal télévisé. Je me suis surpris à penser qu'il serait peut-être bon d'inspecter le site. Quand j'étais sur le point de partir, j'ai reçu un appel téléphonique. C'était Aleksandre Vassilievitch Mostovoy, chef du Service de sécurité interne du DPR, qui suggérait que je prenne un groupe d'enquêteurs pour procéder à une inspection du site. Je lui ai demandé : pourquoi ai-je été choisi ? A quoi il a répondu que j'étais recommandé comme le meilleur spécialiste. Je devais donc répondre qu'en tant qu'officier de service actif pour les Affaires Intérieures de l'Ukraine, je ne pouvais pas prendre cette décision moi-même, j'avais besoin de l'approbation des autorités supérieures.
En arrivant au travail, je reçus une directive du directeur de la Direction principale des affaires intérieures de la région de Donetsk, le major général Pozhidayev, pour rassembler une équipe d'enquête et de l'emmener sur le site de l'accident. Cette directive a été confirmé par le colonel Goncharov, chef du Bureau des Enquêtes de la Direction des affaires internes de la Région de Donetsk, que j'ai appelé peu après avoir reçu la directive pour lui rappeler que le site était hors de ma compétence officielle. "Les habitants vont vous aider", m'a t-il encouragé. Et il me fut permis de réunir une équipe de mon choix, qui comprenait deux personnes de chacun des cinq départements régionaux de Makeevka. Ce qui faisait un total de dix, plus moi et deux enquêteurs de la Direction des affaires Intérieures de la ville de Makeevka. Je demandais à mes supérieurs leur soutien pour ces experts et je l'ai reçu.

Notre groupe a travaillé avec quatre experts, dont Bogdan Olegovich Maklakov et le chef du Bureau régional de médecine légale de Donetsk, Dmitriy Anatolyevich Kalashnikov.

Le matin du 18 Juillet, nous avons été accueillis par des représentants du bureau du Procureur général de la DPR avec deux voitures pour nous emmener sur le site. Bien à ce moment là, le procureur du ministrère des Affaires Intérieures de l'Ukraine était encore en service et que le ministère des Affaires Intérieures de la DPR n'était pas encore formé. Pendant le voyage, je reçois un appel du colonel Goncharov qui voulait savoir où nous étions. "Où êtes - vous?" demanda t-il avec insistance. Naturellement, lui ai parlé de la route que nous avons pris, avec des collègues de la DPR, vers Rassypnoye et Grabovo pour nous rendre sur le site de l'accident, où l'Emercom ukrainien avait déjà commencé à travailler. Goncharov m'a alors catégoriquement ordonné de faire demi-tour, en citant les ordres qu'il a reçus du Ministère des Affaires Intérieures de l'Ukraine ne pas inspecter le site du crash. Naturellement, je refusais. J'étais dans un véhicule qui appartenait à mes collègues de la DPR. Ils ont même fait des plaisanteries me proposant de sauter en dehors du véhicule en mouvement.

Je dois ajouter qu'à ce moment-là, il y avait un remaniement des cadres en cours, avec la direction régionale du Ministère des Affaires Intérieures qui déménageait à Mariupol, avec leurs subalternes directs, les policiers de Donetsk et de Makeevka ont continué à travailler comme avant. Il n'y avait pas de sentiment de division entre nous et eux, mais il y avait une certaine aliénation dans les relations interpersonnelles. En arrivant sur le site, nous avons été accueillis par le groupe du ministère de la gestion des situations d'urgence (aussi désigné par le nom Emercom (contraction de l'expression Emergency Control Ministry) et l'autonomie locale qui avait déjà une idée de base de ce qui était arrivé. Il s'est avéré que la masse principale de l'épave, y compris la section de la queue, les moteurs, les ailes, et la plupart des cadavres étaient aux alentours de Grabovo. Ils étaient éparpillés dans tous les champs.

Mais nous, à la demande des autorités locales, avons commencé par l'inspection de Rassypnoye et ses environs où, selon les rapports des habitants, il y avait des cadavres dans les cours et même dans les rues. La cabine avec les restes de l'équipage a également été trouvé là. nous avons donc rapidement commencé à enquêter dans le village, et nous avons laissé les champs environnants pour plus tard. Le temps de régler toutes sortes de questions, y compris celles de l'organisation, il était presque le soir. J'ai donc décidé, vu l'énorme volume de travail, d'inspecter les cadavres, dont il y avait 36 ​​dans le village, de noter les endroits où ils ont été trouvés, et les entrer dans le protocole. Je prenais en considération la chaleur, les pluies torrentielles et le bétail, qui menaçaient d'annuler nos efforts. De plus, j'avais déjà discuté avec le colonel Goncharov et le colonel Miroshnichenko, à la tête de l'unité de gestion des situations d'urgence de Makeevka, qui m'avait ordonné d'aller sur le site de l'accident, de divers aspects techniques du travail sur le site.

Celà concernait en particulier, l'obtention d'un camion avec une grue, d'une chambre froide pour les cadavres, et d'un hangar pour disposer les pièces de l'avion. D'autant plus que nous savions déjà ce qui avait causé l'accident, ce qui signifiait une inspection plus approfondie du site de l'accident afin de localiser les éléments meurtriers qui pourraient être à l'intérieur des corps des passagers, le fuselage, ou la couche superficielle de terre, et de trouver des traces des explosifs. Afin d'identifier la munition qui a fait tomber le Boeing.

Nous avions déjà eu la triste expérience d'un travail similaire, lorsque nous avons étudié les sites de crash de plusieurs avions de ligne dans la région de Donetsk mais nous n'avions subi aucune ingérence extérieure dans ces affaires. Le plus récent de ces accidents avait eu lieu en 2006, quand un Tu-154 avec 176 passagers reliant Anapa à Saint-Pétersbourg s'est écrasé. La première inspection du site de l'accident est cruciale pour une telle enquête, car il contient tous les indices nécessaires à la reconstruction de la tragédie.

Le centre régional nous a affecté une installation sur le territoire d'un parc de véhicules dans leur juridiction, avec des véhicules et une grue. Nous avons donc commencé l'inspection du site. Ce que nous avons vu nous a choqués. Dans une maison, un cadavre de femme a éclaté en passant à travers le toit et était coincé dans les carreaux du plafond. Une jambe s'était détachée et avait atterri directement sur un lit. Dans une autre propriété, six "paquets" de restes des passagers avaient atterri sur les légumes du jardin. La cabine de pilotage fracassée s'était écrasée juste en dehors du village. Les restes de l'équipage étaient dispersés à proximité, et nous les avons reconnus grâce aux lambeaux de leurs uniformes. Après avoir placé nos enquêteurs à travers le site, j'ai appelé le colonel Goncharov. Il n'a même pas voulu m'écouter, exigeant que je lui explique pourquoi j'avais désobéi à son ordre de faire demi-tour et de ne pas enquêter sur le site. En réponse, je lui ai dit littéralement ce qui suit : tout d'abord, le groupe se déplaçait dans un véhicule appartenant au Bureau du Procureur de la RDP, d'autre part, je ne vois pas comment j'aurais pu faire cela en présence de personnes armées, d'ailleurs l'inspection avait déjà commencé.

Alors, il a exigé que je sabote l'enquête de toutes les manières possibles et de créer des retards. Naturellement, je lui ai demandé pourquoi. D'abord on me donne l'ordre d'y aller, et maintenant de revenir. Il a expliqué que les ordres qui venaient de Kiev étaient de ne pas inspecter quoi que ce soit, parce que le SBU se penchera dessus. Cependant, il me permettait d'emporter les 36 cadavres trouvés dans Rassypnoye.

Naturellement, nous avons jamais vu de personnes du SBU, parce qu'ils avaient quitté Donetsk déjà en mai. Bien sûr, nous avons emballé les restes humains trouvés et les avons étiquetés avant de les envoyer à la morgue de la clinique régionale Kalinin. À la dernière minute, on nous a amenés le cadavre d'un enfant trouvé quelque part dans Grabovo. Nous l'avons envoyé à la morgue avec les autres. Nos activités ont été réduites par ce même Goncharov qui avait d'abord approuvé que nous visitions le site, et ensuite catégoriquement interdit de l' inspecter. Puis tout est devenu clair pour moi. Si l'Ukraine s'est intéressée à enquêter sur cette affaire dans laquelle, selon la version officielle de Kiev, à la fois des milices locales et la Russie ont été impliqués, personne ne nous aurait retardés. Plutôt le contraire, ils nous auraient demandé de ne rien négliger pour trouver chaque petit élément de preuve, suivi tous mes mouvements, confiants dans ma rigueur et mon aptitude professionnelle.
Nous sommes arrivés au QG local d'Emercom, situé à Grabovo, dans la soirée. Naturellement, j'ai rapporté les ordres ci-dessus au Bureau du Procureur de la DPR, mais j'ai répondu par l'affirmative à leur question de savoir si je continue, estimant que les victimes innocentes de cette tragédie devaient être recueillies et inspectées, sinon qui le ferait autrement. Après cela, nous sommes partis. Le samedi matin du 19 Juillet, nous sommes retournés sur le site comme si rien était arrivé hier. En route, j'ai reçu, une fois de plus, un appel de Goncharov qui voulait savoir où je me trouvais. Je lui ai carrément dit : Les champs sont jonchés de cadavres de personnes innocentes, nous ne pouvons pas les laisser là, ce qui serait le cas si nous avions obéi aux ordres de Kiev "Dans ce cas, Aleksandre Vassilievitch, vous avez fait votre choix," Répondit-il et il mit fin à la conversation. J'ai jamais entendu à nouveau sa voix.

Notre première trouvaille ce jour-là faisait partie du revêtement du fuselage, dans lequel certains objets pénétrants avaient laissé des ouvertures avec des bords repliés vers l'intérieur. Ceci suggére que la pénétration s'est produite à partir de l'extérieur. À notre arrivée à Rassypnoye, nous avons continué à inspecter le site, mais nous avons été immédiatement avertis de ne pas nous égarer en lisière des bois sauf si nécessaire en raison des mines placées là par les deux parties belligérantes. À ce moment-là, les bénévoles parmi les mineurs sont venus pour aider, afin que nous puissions couvrir la plus grande partie possible du site. Ce fut alors que 20 cadavres ont été retrouvés dans un champ de blé sur le bord de Grabovo. Mais, en règle générale, les cadavres avaient été dispersés: un ici, un autre ou plusieurs ailleurs.

Ce fut alors que les membres de la mission de l'OSCE sont arrivés, accompagnés par les troupes Berkut et le directeur adjoint du MVD de la région de Donetsk , le colonel Aleksey Aleksandrovich Dikiy.

Je me suis tourné vers Dikiy pour avoir de l'aide, parce que je n'avais assez de gens pour faire tout le nécessaire: l'inspection, l'extraction, l'emballage et, plus important encore, l'enregistrement de toutes ces actions dans le protocole. Il m'a connecté au général Pozhidayev, qui a d'abord été surpris par ma présence contraire aux ordres. Il écouta silencieusement mes arguments sur les devoirs chrétiens et humains, mais il était curieux de savoir où nous envoyons les corps, et nous indiqua de les envoyer à Kharkov au lieu de Donetsk, mais il n'a pas expliqué comment faire cela, compte tenu de la poursuite des combats, en particulier depuis qu'ils se rapprochaient. Après avoir appris la présence de représentants de la DPR, il a raccroché. En tout cas, un groupe de chercheurs de Shakhtyorsk, quatre personnes au total, est venu m'aider. 

Dans une tente de commandement on m'a montré une annonce sur certain site ukrainien qui a déclaré que les travailleurs Emercom locaux et le groupe d'enquête de Donetsk étaient parmi les séparatistes, les aidant à cacher les cadavres.

Néanmoins, tous les restes trouvés le 19 Juillet ont été correctement inspectés, conformément à toutes les procédures pertinentes, et envoyés à Kharkov. Par la suite, nous avons suspendu nos travaux sur l'insistance de notre force de sécurité, parce que les coups de feu s'approchaient clairement de notre emplacement. Après cela, nous sommes rentrés, en passant par Rassypnoye afin d'interroger les témoins de l'accident du Boeing parmi les habitants locaux qui étaient très heureux de nous voir.

Mais ce sont les actions de la partie ukrainienne qui donnent des raisons de se poser des questions. Tout d'abord, ils ont approuvé l'inspection, puis l'ont interdite. Si les milices avaient participé à cela, la situation aurait eu l'air très différente. Ce est pas par hasard que deux jours plus tard, tous les responsables des forces de l'ordre ont reçu des ordres, dont je n'avais pas connaissance, pour reprendre les routes à Slavyansk. La majorité a obéi, mais certains, surtout ceux qui sont nés au Donbass, sont restés.


Considérons la conclusion qu'il y a pratiquement à tirer de cela, conformément à l'ancienne question "cui bono?"

Si l'on regarde qui était le bénéficiaire , alors ça n'a pas de sens pour la Russie d'avoir descendu le Boeing. Compte tenu de la situation internationale, il n'en a pas tiré de profit mais plutôt le contraire, la partie russe était la plus intéressée par une enquête transparente. Mais la Russie a été étiquetée coupable dès le lendemain par les médias occidentaux. Désigner la milice est également sans objet. Il y a toutes sortes de gens parmi eux, certainement. Mais descendre un Boeing, excusez-moi, c'est jouer dans une autre cour. Déjà parce qu'ils auraient été étiquetés terroristes au niveau international et ensuite parce qu'abattre un avion volant à une altitude de 10 kilomètres est au-dela de leurs capacités, maintenant, et encore moins il y a deux ans alors que certains d'entre eux n'avaient que des fusils de chasse.

La promotion de l'hystérie visant la Russie était très révélatrice en soi. Comme d'habitude, la partie coupable crie "au voleur!" le plus fort. Mais toute l'histoire était très pratique pour l'Ukraine et ses sponsors. Les Américains ont longtemps maîtrisé des provocations similaires.

Je ne peux même pas appeler les "spécialistes" néerlandais, qui ont repris là où nous nous sommes arrêtés, des enquêteurs appropriés. Pour être honnête, ils ont choisi toutes sortes de laissés-pour-compte pour cette tâche importante. Peut-être qu'ils appliquaient la loi d'une certaine manière mais ce ne sont pas des spécialistes. Je suis venu à cette conclusion pour une raison simple. Après leur départ du site de l'accident, ils ont laissé derrière eux beaucoup de choses qui ont attiré l'attention des enquêteurs professionnels. Dans un cas comme celui-là, non seulement l'épave et les cadavres sont retirés, mais également une couche de terre végétale en dessous. Les Néerlandais n'ont rien fait de ce genre, après avoir recueilli seulement les gros morceaux et laissé le reste derrière eux, ils n'ont même pas demandé l'aide de personne, compte tenu du grand territoire sur lequel l'épave a été dispersée. Par conséquent, l'inspection du site a été effectuée de manière non professionnelle par ces Hollandais. Après leur visite, les habitants continuent de trouver des pièces de l'avion ".

Un second témoignage dans un prochain billet.
Traduction krn