dimanche 10 septembre 2017

Irma, les conséquences

Les chaines d'information officielles font état d'une dizaine de morts et d'environ 250 blessés sur la partie française de Saint Martin sur laquelle l'œil du cyclone Irma, de catégorie 5, c'est à dire avec des vents de plus de 250 km/h, est passé il y a quelques jours.

Comme d'habitude, le gouvernement minimise la catastrophe. Je pense qu'il s'agit pour eux d'occulter le fait que la France, contrairement aux autres pays concernés, n'a rien fait pour protéger sa population. Madame le ministre de l'Outre-Mer a déjà commencé à protester contre les critiques légitimes qui se sont élevées.
Les habitants décrivent des scènes de pillage et de guerre civile. Ils se battent pour du pain ou de l'eau. La marée ramène des corps par centaines, on parle même de mille. D'où viennent-ils puisque le bilan officiel ne dépasse pas la dizaine ? Serait-ce la multiplication miraculeuse des cadavres, comme dans certains évangiles la multiplication des pains ?
On aimerait mieux que ce soit la multiplication des aides humanitaires pour sauver, le mot n'est pas trop fort, les habitants de Saint Martin qui ne sont toujours pas à l'abri du danger car les immigrés ont pris le contrôle par les armes et la gendarmerie locale est débordée.

Alors que plus de 6 millions d'habitants de la Floride et particulièrement de l'archipel de Key West ont été évacués par précaution, que les Néerlandais ont organisé la protection de leur population de Saint-Martin, les résidents français de Saint Martin ont été laissés à leur sort face à la folie des éléments déchaînés.

Et pendant ce temps là, où était le président français ?
Emmanuel Macron et son épouse Brigitte, en Grèce, se sont baladés dans Athènes, cultivant la manie actuelle, le selfie. Il ne s'est sans doute pas assez vu sur la une des centaines de magazines qui en ont fait un objet de culte.
Le monde se permet même d'indiquer que le chef de l’état a annoncé qu'il s’envolerait lundi soir pour l’île de Saint-Martin et y resterait mardi pour pouvoir s’entretenir avec les habitants et les élus de l’île. 
Si on réfléchit un peu, vu le temps de vol, s'il part lundi soir, il n'arrivera déjà pas avant mardi, alors, Macron-trois-petits-tours-et-puis-s'en-vont ? N'a t'on pas raison de dire que c'est un chiffon, une marionnette, une calebasse vide ?
Que va t-il faire ? Un discours ? Rien d'autre probablement, car il n'est pas capable de gouverner. Mais d'autre part, il a raison, car ainsi, il aura une bonne excuse pour ne pas être à Paris le jour de la manifestation prévue contre la loi de destruction du code du travail dont il est l'instigateur sous les ordres de Bruxelles.

Le premier ministre, Edouard Philippe, ne s'est pas plus occupé de ce territoire d'outre-mer sous la menace d'Irma. Il était à la foire de Pau. Une priorité, comme on le voit.

Ce qu'il faut en déduire, c'est que le jour où une catastrophe naturelle, une guerre civile, un massacre ou un envahissement par une armée de migrants agressifs, auront lieu en métropole, ne vous attendez pas à être plus vite secouru que les habitants de Saint Martin. Vous serez laissé à vous-même. Les seules forces armées françaises n'étant qu'au service des bouffons qui nous gouvernent, nous représentent,  taxent notre travail, vous serez démunis face aux armées de pillards qui eux, seront armés jusqu'aux dents et ne se contenteront pas de voler, mais violeront et tueront.

J'inaugure avec ce billet une nouvelle catégorie que je nomme "incompétence", c'est de circonstance.




Irma a atteint la Floride

Irma semble avoir plus ou moins épargné les Bahamas.
Il est actuellement sur l'archipel de Key West, au sud de la Floride.
Il y a une webcam sur Key West, mais elle est tombée (au sens propre) en panne du fait de la violence de l'ouragan.

Une autre webcam, située sur un hôtel de Fort Lauderdale, en direction de la plage, nous donne un aperçu, bien faible par rapport à ce qui doit se passer à Key West.

cliquer pour voir le live.
Il semble que les prévisions météo aient été erronées au sujet de la trajectoire d'Irma.
Le cyclone Jose, qui suit Irma, passera quant à lui beaucoup plus au nord.

A voir ici, des images tournées il y a quelques heures. La webcam ne transmet plus non plus.
à suivre.


vendredi 8 septembre 2017

Sauve qui peut général

Tout le monde fuit Irma.
650.000 personnes ont déjà évacué la Floride.
On voit sur la carte interactive de Marine Traffic que les navires ne font pas exception, y compris les grands navires. Ils partent tous vers le sud, contournant Cuba par l'ouest. En effet, les services de la météo ont prévu que l'ouragan Irma allait remonter de la pointe sud de la Floride, à l'intérieur des terres, pour aller mourir tranquillement dans l'état de Géorgie.
N'oublions pas qu'un second cyclone, Jose, suit derrière. Il est normalement prévu sur une route sensiblement plus au nord. Seul l'avenir dira s'ils ont vu juste.


Quittant Miami, le capitaine de Enchantment of the Seas a prudemment indiqué en guise de destination : "Safe waters".


Il reste à espérer que les gens soient épargnés, car nous savons que leurs maisons ne le seront pas.
A Saint Martin, 95% des habitations ont été détruites et ils craignent à juste titre l'éventualité du passage de Jose sur leur île.

Le cyclone Irma en direct des Bahamas

Cliquez sur l'image pour accéder à la webcam en live.


Cyclone Irma : la carte


Mercredi soir, les tempêtes tropicales Jose et Katia ont été élevées au rang de cyclones, ce qui signifie que trois cyclones sont actuellement actifs dans la région des Caraïbes.
Après avoir ravagé Saint Martin, Irma a traversé les Îles Vierges en dévastant tout sur son passage et se dirige maintenant vers la Floride.
(à suivre)

dimanche 3 septembre 2017

RIP Panoramio

"Panoramio is closing.

In their infinite wisdom, arrogance and not being able to communicate in a normal manner Google is under the impression that what they offer on Google Maps is sufficient to compete with other photo sites and Panoramio. This announcement is made in a single line on your photo page as thank you for all the money you generated for Google."

Ce message, posté sur un forum dédié à la fermeture de Panoramio, la meilleure application jamais acquise par Google, sabotée par le groupe, comme tout ce qu'il avait de propre, résume parfaitement la situation.
Certains utilisateurs ont placé et géolocalisé des centaines de milliers de photos. Elles leur ont tout simplement été volées par Google pour leur exploitation dans Google Maps.  

Pour rappel, Google avait officiellement procédé au rachat du site et du service espagnol de photos géolocalisées Panoramio en 2007. Ce service gratuit permettait d'intégrer directement les photos prises par les utilisateurs au logiciel Google Earth à l'endroit même où elles avaient été prises.

Il va sans dire que Google Earth va perdre beaucoup de son intérêt sans ces photos d'utilisateurs bénévoles qui y ont parfois passé beaucoup de temps. S'agissant des solutions de sauvegarde, Google qui ne s'exprime qu'en anglais (pourquoi pas en chinois... ), a volontairement compliqué la procédure de façon à ce que les internautes soient obligés de recourir à leurs services. Ce n'est pas la première fois que Google utilise ce procédé, les modérateurs des forums étant incapables de répondre correctement à la moindre question. 
Pour ma part, je pense que cette entreprise est gérée par des incapables, au sens véritable du mot, c'est à dire ne sachant ni réfléchir, ni communiquer, et ne tient que par l'emprise financière qu'elle a sur le monde. 
Face à ces complications et à cette attitude malfaisante, la plupart des utilisateurs de Panoramio laissent les escrocs de Google les dépouiller, par lassitude. Récupérer ces milliers de photos leur prendrait autant de temps que de les avoir mises en ligne.

Lorsque vous irez sur Google Maps, pensez-y, les images que vous verrez ont été volées par Google, qui n'avait sans doute pas les moyens de les payer honnêtement.

vendredi 1 septembre 2017

Quelle est la vraie raison du naufrage du ferry Estonia ?

Après l'incendie criminel à bord du Scandinavian Star et l'affaire de l'assassinat du petit Gregory, une autre affaire ancienne mérite toute notre attention, le naufrage en mer Baltique du ferry Estonia, qui effectuait la liaison entre Tallinn et Stockholm, survenu dans la nuit du 27 au 28 septembre 1994 au sud de la Finlande, dans lequel 852 personnes ont perdu la vie.

La cause officielle de l'accident aurait été la perte de la visière d'étrave à cause du mauvais temps et l'envahissement du pont garage par l'eau mais il se pourrait bien que la réalité soit complètement différente. Il est difficile de croire que les officiers de quart ne se seraient pas rendu compte que la visière se serait détachée.
En outre, six personnes ont vu dans l'obscurité la visière toujours en place sur l' Estonia qui dérivait vers le nord-est sous un vent de sud-ouest avec une gîte sévère.
Dans ces conditions, comment la visière a t-elle pu être trouvée à un mille à l'ouest de l'épave par les plongeurs de la commission d'enquête ?

L'accident a eu lieu juste en dehors des eaux territoriales finlandaises. Selon le communiqué de presse le radar finlandais à terre à Utö aurait vu comment le ferry a coulé à 1 h 48. Or, il n'y a aucune preuve de cela. La position était fausse ou ce n'est pas l'Estonia qui a disparu de l'écran radar. La copie papier réelle a opportunément disparu.

Curieusement toutes les observations finlandaises de Utö de l'Estonia, y compris avant l'appel de détresse, ont disparu alors que les ferries Mariella et Silja Europa, dont les équipages se sont portés au secours des naufragés ont été tracés et enregistrés par Utö.

L'analyse des témoignages et des entretiens avec les témoins de la catastrophe montre également que l'Estonia a viré à tribord lorsque la gîte est survenue soudainement, et non pas à bâbord comme le mentionne le rapport d'accident. Ceux qui ont fui vers les ponts extérieurs à bâbord avaient le vent dans la figure. La proue tournait en direction du nord-est. En réalité, l'Estonia ne s'est jamais trouvé à proximité du prétendu site de découverte de la visière.

Les passagers qui occupaient les cabines situées sous le pont-garage témoignent qu'une grande quantité d'eau a coulé dans les couloirs dans les minutes qui ont suivi la gîte. L'eau venait d'en bas, pas du pont-garage où il y en avait peu, le long du côté, qui ne pouvait pas atteindre la cage d'escalier qui se trouvait au centre du ferry. De nombreux survivants ont rapporté avoir entendu au moins deux détonations. L'impression générale était que le navire s'était échoué.

La visière a été vue sur l'épave après l'accident, notamment sur les images du sonar, même si les marines finlandaise et suédoise ont continué à la chercher ailleurs pendant encore 3 semaines.
Anders Björkman, expert indépendant en sécurité maritime et architecte naval, auteur de plusieurs livres sur le naufrage du ferry Estonia , qualifie le rapport officiel de la catastrophe de "plus grande fraude dans l'histoire maritime" ajoutant que "toute information essentielle dans le rapport final est fausse ou trompeuse."
Il n'y a aucun moyen que des vagues de 4 mètres aient pu arracher la visière de l'Estonia, a écrit Björkman, c'est le mensonge central de l'ensemble du cover-up.

Il est évident que tout ceci démontre que l'enquête sur cet accident dont les témoignages des survivants ont été écartés a été une mascarade et que les conclusions ont été délibérément falsifiées. Pourquoi ?

Selon l'ancien chef des douanes, Lennart Henriksson, à deux reprises, peu de temps avant que le ferry Estonia ne coule, des véhicules transportant de la technologie militaire russe ont été autorisés à entrer en Suède sans aucune inspection. Cet arrangement avait été conclu entre Owe Wictorin, alors commandant suprême de l'armée suédoise et Ulf Larsson, alors directeur général des douanes suédoises. L'arrangement était connu au plus haut niveau du gouvernement ainsi qu'au département de la défense.
Le 2 décembre 2004, l'armée suédoise a confirmé que cet accord secret existait et était toujours en vigueur. Le lendemain, le Premier ministre suédois, Göran Persson, a nommé Johan Hirschfeldt, président de la haute cour du district de Svea, pour enquêter sur l'arrangement secret de contrebande entre l'armée et les douanes mais celui-ci devait présenter son rapport avant le 21 janvier 2005, soit 5 semaines amputées des congés de fin d'année pour retrouver des archives vieilles de 10 ans qui, pour la plupart avaient disparu. Il faut savoir que les importations de matériel de défense et les activités de renseignement sont protégés par des lois sur le secret jusqu'à une soixantaine d'années. Il existe également une loi qui interdit et punit toute discussion de ces activités dissimulées par ceux qui ont des informations. Hirschfeldt était donc bâillonné, cette loi l'empêchait de révéler ce qu'il avait appris sur les transferts.

"Un chef-d'œuvre !", a déclaré Björkman au sujet du rapport de Hirschfeldt. "Matériel de défense ? De quelle nature ? Combien ? Volume ? Poids ? Origine ? Valeur ? Propriétaire ? Produits volés ? Passés comment à la douane estonienne ? Quels véhicules ont été utilisés ? Le capitaine et le propriétaire du navire ont-ils été informés ? Rien, nous ne savons rien."

Le jour où l'Estonia a coulé, des exercices navals de l'OTAN d'une dizaine de jours avaient commencé avec les forces armées de dix pays alliés de l'OTAN et de dix pays du Partenariat pour la Paix, y compris la Suède, la Finlande et les Pays Baltes. 
14 des 20 nations impliquées ont fourni des navires et des aéronefs pour l'exercice "Cooperative Venture", qui était un exercice de "maintien de la paix, humanitaire et opération de recherche et de sauvetage".
Il n'y a eu aucune discussion sur le rôle de l'OTAN dans l'affaire ni sur le manque de réponse de tous ces navires à l'appel de détresse de l'Estonia et les autorités suédoises rejettent systématiquement toute demande de nouvelle enquête que les parents des 504 victimes suédoises déposent depuis des années. En outre, la plongée sur le navire a été interdite par un accord entre les pays riverains de la Baltique, auxquels s'ajoute la Grande-Bretagne qui logiquement n'a rien à voir avec ça.

Il y a un autre mystère également préoccupant au sujet de ce naufrage. Les listes de survivants d'origine contiennent les noms de 146 personnes, cependant, les noms de douze personnes, tous membres de l'équipage, dont le capitaine Avo Piht et le chef machiniste Lembit Leiger, qui ont été recensé comme rescapés à leur arrivée en Finlande, certains même admis à l'hôpital, ont été supprimés sans explication des listes conservées par les autorités suédoises et finlandaises dans les jours qui ont suivi la catastrophe. Bengt-Erik Stenmark, chef de la sécurité de l'Administration Maritime Suédoise, a déclaré à la presse que le comité international d'enquête avait même interviewé le capitaine Avo Piht après le drame et Lembit Leiger a parlé à son épouse au téléphone. Il est maintenant prouvé que certains membres d'équipage survivants ont été enlevés et emmenés à l'aéroport d'Arlanda de Stockholm d'où ils ont été exfiltrés de Suède sur deux avions privés immatriculés aux États-Unis. 

Que sont devenus ces douze membres de l'équipage de l'Estonia et qu'avaient-ils donc vu pour qu'on les ait enlevés ?

Le naufrage de l'Estonia n'a pas seulement été une catastrophe maritime, c'est également et surtout un déni de démocratie. Les forces armées sont censées protéger les ressortissants des états et font le contraire. Ce navire a vraisemblablement été coulé intentionnellement, avec un mépris absolu des 964 personnes qui y avaient embarqué à Tallinn. 

lundi 28 août 2017

Pilote de carnaval

Photo ; Le Parisien
En France, le port illégal d’un uniforme est réprimé par les articles 433-14 et 433-15 du Code pénal.

Article 433-14

Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait, par toute personne, publiquement et sans droit :

1- De porter un costume, un uniforme ou une décoration réglementés par l’autorité publique ;

2- D’user d’un document justificatif d’une qualité professionnelle ou d’un insigne réglementés par l’autorité publique ;

3- D’utiliser un véhicule dont les signes extérieurs sont identiques à ceux utilisés par les fonctionnaires de la police nationale ou les militaires ;

4- D’user de l’emblème ou de la dénomination de l’un des signes distinctifs définis par les conventions signées à Genève le 12 août 1949 et leurs protocoles additionnels.

Article 433-15
Est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende le fait, par toute personne, publiquement, de porter un costume ou un uniforme, d’utiliser un véhicule, ou de faire usage d’un insigne ou d’un document présentant, avec les costumes, uniformes, véhicules, insignes ou documents distinctifs réservés aux fonctionnaires de la police nationale ou aux militaires, une ressemblance de nature à causer une méprise dans l’esprit du public.

Mais, il y a une personne qui échappe aux poursuites parce que :

Article 67 de la Constitution du 4 octobre 1958, modifié par la loi constitutionnelle n°2007-238 du 23 février 2007- art. 1 :

Le Président de la République n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité.

dimanche 27 août 2017

Gregory Villemin

Nous sommes à la fin de la période de vacances scolaires pendant laquelle tout le monde essaie de décompresser alors que le gouvernement met les bouchées doubles pour nous assommer de décrets scélérats qui vont rendre la vie difficile à tout le monde.

Le décret 2017-1230 du 3 août 2017 , publié le 5 au journal officiel et en vigueur le 6 est de ceux-ci.

Pour poursuivre son œuvre de démolition de la société, Emmanuel Macron et son équipe de traîtres avaient besoin, non seulement de faire vite, mais aussi de distraire l'attention du public. Comme il n'y avait aucun djihadiste de libre pour faire un attentat, il a fallu faire appel à une vieille affaire non résolue qui avait en son temps mobilisé les foules, l'assassinat de Gregory Villemin, un magnifique petit garçon de 4 ans à qui personne ayant toute sa raison n'aurait pu penser à faire du mal.

Je me souviens parfaitement bien de cette histoire. Ma fille n'avait qu'un an de plus que Gregory. J'avais confiance en la gendarmerie et j'attendais que le coupable soit trouvé. Quelqu'un aurait forcément vu ou entendu quelque chose. Le meurtrier aurait obligatoirement commis une erreur. J'étais loin de penser que 33 ans après, on en serait encore là.

J'ai le souvenir que la presse a pris possession du terrain, menant ses investigations à la place des gendarmes et rendant la vie impossible aux habitants des quelques petites communes concernées. J'avais d'ailleurs été choquée qu'un journaliste local et son photographe soient déjà sur les lieux pour prendre des clichés de l'enfant encore dans l'eau. Je me suis demandée qui les avait prévenus.

33 ans plus tard, rien n'a changé. La presse est toujours aussi harcelante et il a fallu que le juge d'instruction menace d'incarcérer les personnes entendues pour qu'enfin, on les laisse tranquilles. Malgré tout, que ce soit les media de masse ou les participants de certains forums, les unes diffamantes existent encore et les discussions où les protagonistes ont été affublés de surnoms pour éviter les poursuites vont bon train et ne respectent pas toujours l'éthique qu'on en attendrait.

Trois personnes ont été mises en examen et je ne porterai aucun jugement sur elles. Bien au contraire, je pourrais leur témoigner de la compassion pour ce que la justice, incapable de faire son travail il y a un tiers de siècle, leur fait endurer au nom d'une vérité qui ne sera sans doute jamais trouvée. La bonne excuse, ce sont les vacances, mais il fallait justement que ce soit maintenant, même si ça fiche en l'air la vie de gens qui avaient surtout besoin qu'on oublie un peu de leur faire de la publicité.

En leur absence, alors que ces personnes, qui ne sont pas coupables mais mises en examen, ce qui est arrivé à beaucoup de nos hommes et femmes politiques sans aucune conséquence pour eux, sont tenues à l'écart, séparées de leurs familles, leurs maisons sont prises en photo et leur vie privée étalée, avec les commentaires désobligeants qui vont avec. Critiquer la couleur du crépi en est le moindre mal mais la dérive vient lorsqu'on commence à regarder ce qui se passe dans leur chambre à coucher.

Certes, le climat de suspicion qui régnait dans cette vallée de la Vologne dans les années 1980 n'a pas été idéal, et c'est, à mon avis, ce qui a permis à l'assassin d'échapper à la justice. Les jalousies des uns et des autres, attisant un feu couvant, les secrets, les messes-basses, les tromperies ont permis à quelqu'un qui ne fait peut-être même pas partie du cercle de ces familles d'accomplir son forfait. La franc-maçonnerie s'étant invitée dans les couloirs de l'enquête n'a fait qu'aggraver les choses. On sait que son influence fait échouer bien des procédures, leur fraternité passant avant la vraie justice.

Nous n'avons plus qu'à remercier le gouvernement français qui, comme les précédents, joue avec la vie des uns et des autres pour accomplir le plan de la finance internationale, ce cancer qui ronge tout bien plus sûrement que la pire des maladies.

Une société qui ne protège pas ses enfants est en déclin et c'est malheureusement le cas pour la nôtre. Je finirai donc mon article par une pensée pour Gregory Villemin et tous les enfants ravis à l'affection de leur famille, qu'ils aient été retrouvés ou pas.


vendredi 25 août 2017

Statistiques et liberté d'expression

Je suis tombée par hasard sur un article dont je publie ci-contre l'illustration, plus éloquente qu'un grand discours, mais je vais commenter quand même de façon rapide.

La France a censuré près de 38.000 pages Facebook en 2015. Les pays qui suivent sont l'Inde et largement derrière, la Turquie.

Sur un total de 76.395 pages Facebook censurées dans le monde entier, la France en a fait censurer pratiquement la moitié.

Cette entrave à la liberté d'expression sur les réseaux sociaux me remet en mémoire le grand défilé hypocrite de cette même année 2015 auquel plusieurs chefs d'états, y compris "le boucher de Gaza" participaient.

Dès le début de l'année, le 11 janvier précisément, en réaction contre l'assassinat de plusieurs dessinateurs du journal Charlie Hebdo, le gouvernement français avait appelé à manifester "pour la liberté d'expression".

Malgré tout, cette liberté d'expression, on le voit, non seulement n'a jamais été totale, mais se trouve de plus en plus restreinte, que ce soit sur les réseaux sociaux, dans la presse, mais aussi dans la vie de tous les jours et ça ne va pas s'arranger avec la loi "confiance dans la vie publique" dont le texte appelle plutôt à la méfiance car il va dans le sens d'une pensée dogmatique et immuable dont personne ne pourra sortir sous peine de graves ennuis, voir de sévices, comme c'est souvent le cas face aux extrémistes de gauche qui gouvernent actuellement.

J'entends déjà des objections, alors je m'empresse d'ajouter que le mot extrémiste correspond à la définition "partisan des idées et des solutions les plus tranchées" selon l'Académie Française et que la gauche représente les partisans de "la République" qui ont voulu cette nouvelle société issue de la révolution française. La quasi totalité des partis politiques français sont de gauche, les extrémistes en sont ceux qui martèlent comme pour se persuader eux-mêmes de leur valeur les mots "démocratie" et "république".

Pendant que j'écrivais cet article, un compte Youtube auquel j'étais abonnée a été cloturé sous un fallacieux prétexte. Sans doute pour préserver la liberté d'expression...


Maquillage présidentiel

Gnafron, en vedette sur le Petit Journal
En faisant un rapide tour de la presse, je vois que les 26.000 € à régler pour le maquillage du président de la république suscitent quelques commentaires. C'est à la fois légitime et anormal.
Certes, le chiffre peut paraître exorbitant, mais à moins que le résultat des élections ait été faussé, ce qui me paraîtrait plus rassurant que de penser que 66,6% des Français ont mis un bulletin de vote Macron dans l'urne, la plupart des râleurs ont choisi cet acteur-président pour occuper la scène de l'Elysée, c'est à dire pour remplacer la politique française par une sorte de télé-réalité où beaucoup de citoyens sont engagés malgré eux.

Emmanuel Macron a été choisi par Jacques Attali comme figurant principal et il en a sans doute d'autres dans sa poche vu qu'il a clairement dit qu'il connaissait déjà le nom du... pardon, de la gagnante des élections présidentielles 2022.  Autrement dit, peu importe ce que les Français veulent, peu importe celui qu'il choisissent vraiment, le président est imposé. En "novlangue" ils appellent ça  "démocratie", un homonyme a ne pas confondre avec le mot français démocratie qui est l'exercice du pouvoir par le peuple, pourtant de plus en plus employé par la presse dans un sens dévoyé. On sait ce que vaut la presse, qui n'a plus aucune liberté d'expression.

Cette mascarade présidentielle a sans doute pour but de préparer les Français à l'anéantissement de la France, sa fonte dans le magma informe et sans personnalité d'une Union Européenne dont la veulerie n'est plus à démontrer. Macron rime avec pion et je vous propose de réentendre avec une autre oreille cette révélation inattendue de sa part : "Une gare, c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien...". Emmanuel Macron n'est certes pas un imbécile et il sait bien quel rôle on lui fait jouer. Un rôle pour lequel il a été sélectionné comme le meilleur. Un casting comme on dit dans le jargon du cinéma. Malheureusement pour lui, ceux qui réussissent sont vrais. Ils ont leurs propres croyances, leurs propres façons, ils existent par eux-même et personne ne les rappelle à l'ordre. Lui, Emmanuel Macron, n'est rien en comparaison de ces personnes. Il a vendu sa vie pour  une apparence. Plus qu'à Jupiter, il me fait penser à Icare. Un Icare à qui les ailes ont été taillées sur mesure mais qui ne sont toujours collées qu'à la cire.

Depuis le début du 20ème siècle (et peut-être même avant) nous vivons une ère de mensonge où rien n'est vrai, ni les crises économiques, ni les motifs des massacres qu'on nomme ordinairement guerres, ceci incluant les boucheries de 1914-1918 et 1939-1945. Tout est faux et manipulé, même le climat. Tout est apparence, tromperie, cinéma, théâtre, alors le maquillage du président de la république, c'est vraiment un détail.



jeudi 24 août 2017

Retour difficile

Comme vous l'avez certainement remarqué, j'ai été très peu présente depuis le début de l'été, mon fournisseur d'accès ayant eu la mauvaise idée de me déconnecter, pour des vérifications de ligne, dit-il, dans les derniers jours du printemps.
Quelques miracles se sont néanmoins produits qui m'ont permis des accès parcimonieux, mais rien de suivi, si bien que je me suis trouvée en vacance forcée, n'ayant chez moi ni poste de télévision ni radio et n'ayant vraiment pas envie de rejoindre la cohorte des utilisateurs de smartphones.
Il se trouve que j'en vois évoluer un certain nombre autour de moi comme des zombies sourds et aveugles auxquels il faut prendre garde car si par hasard on en effleure un alors qu'il fonce sur votre calandre, le regard rivé à son écran et les oreillettes clouées dans les conduits auditifs, la maréchaussée estimera que vous êtes pleinement responsable.

Depuis quelques jours, la liaison semble rétablie. J'utilise le verbe sembler et non le verbe être car les fournisseurs d'accès ne vous tiennent jamais informé ni de la date prévue pour d'éventuels travaux, ni de leur avancée, ni de ce qui a été fait et c'est fortuitement que vous vous apercevez un matin de l'absence de connexion ou de son rétablissement. En général, le fournisseur d'accès n'est pas lui même au courant et c'est vous qui devez l'informer de la situation. Je suis donc connectée, mais j'ignore encore si c'est parce que les fameux travaux sont achevés ou si c'est provisoire.

J'ai ainsi eu l'occasion d'avoir affaire à plusieurs personnes qui m'ont affirmé tout et son contraire à propos de cette panne, qu'ils appellent pudiquement "ticket d'incident". Je n'ai pas perdu patience, les standardistes ne sont là que pour faire tampon, les vrais responsables sont intouchables, comme en politique. Beaucoup de personnes m'ont dit de changer de fournisseur d'accès, ce que je n'ai pas fait. Lorsque ça fonctionne, ça fonctionne plutôt bien et j'ai une meilleure connexion que tous mes voisins ( j'appelle voisins les maisons situées à moins de cinquante mètres de chez moi, c'est à dire trois, ça s'appelle la campagne). Il arrive également à ces voisins de ne pas avoir de connexion, avec d'autres opérateurs, et je leur donne mon mot de passe le temps que ce soit rétabli, car mon signal semble plus fort que le leur, que je ne perçois pas.

J'ai un gros travail de mise à jour à faire au niveau des infos mais ça me permet d'aller à l'essentiel en triant à priori ce qui peut attendre. Il y a eu quelques attentats mais on peut désormais qualifier ça de routine et même de faits divers et, dans la même optique, on nous renvoie une vieille histoire non résolue, l'assassinat du petit Grégory Villemin, un garçonnet de quatre ans, retrouvé sans vie dans la Vologne, une rivière des Vosges. Cette affaire remonte à trente-trois ans et je ne vais pas m'étendre ici sur ce que j'en pense, ce sera l'occasion d'un autre billet, par contre, il serait plus intéressant de savoir pourquoi c'est maintenant qu'elle refait les unes. On n'était plus habitué, on avait fini par croire que n'avaient plus le droit de publier que ceux qui affichaient la tête déjà trop vue de notre président de la république ou les membres décharnés de son épouse qu'il aurait aimé, à l'imitation de nos voisins d'outre Atlantique, affubler du sobriquet de "première dame" oubliant sans doute que président est une fonction et non un état.

A demain, pour un autre billet... si ça marche.

mardi 15 août 2017

Photo du mois d'août 2017

Effet gyroscopique.
Sans commentaire.

Je suis de façon récurrente privée de connexion internet depuis le 17 juin dernier. Des voisins m'avaient permis de me connecter avec leur mot de passe pendant quelques jours, mais ils l'ont changé un peu trop tôt, si bien que même ayant la photo, je ne pouvais mettre mon article en ligne.
Le voici, avec retard, puisqu'il est 14h45. Le 15 août est férié et j'habite un trou paumé.
Désolée pour ceux qui seraient passés  plus tôt.

Voici ma photo :


Le pavé :

Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Aude, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Cara, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, Xoliv', écri'turbulente.

jeudi 3 août 2017

L'état est coupable de viol et d'empoisonnement

C'est explicite. la recherche a prouvé que l'aluminium était source de cancer et les laboratoires pharmaceutiques en ajoutent dans tous les vaccins destinés aux nourrissons.

Et ils n'ajoutent pas que ça. Non contents de mettre des souches actives de très nombreuses bactéries, ils y ajoutent des produits réputés pour engendrer de terribles maladies.

 Face au danger, l'état ne protège pas nos enfants, il protège les intérêts financiers des laboratoires. En rendant ces vaccins obligatoires, il est complice du crime.



samedi 29 juillet 2017

Un Ukrainien s'adresse aux français 1

Vidéo :



Transcription :

Bonjour la France, Bonjour les Français.

Mon nom est Philippe. Je suis citoyen d’Ukraine d’origine arménienne. Je suis Kharkovien, c'est à dire de la ville de Kharkov, mais maintenant, je vis en exil. Je suis musicien et écrivain. Vous pouvez voir et entendre mes œuvres sur ma page facebook. J’apprend le français pour pouvoir vous parler.

Je veux que vous sachiez ce qui est arrivé dans ma ville natale en 2014. A cette date notre gouvernement légitime a été renversé. Les nationalistes ukrainiens et ceux qui les dirigeaient avaient pris le pouvoir.
Moi, j’ai été le témoin et partie prenante de ces événements.

La vérité première : en 2014 les Kharkoviens se sont opposés au gouvernement de Porochenko. Aujourd'hui encore, Kharkov s'oppose au pouvoir de Porochenko, mais maintenant, les Kharkoviens

ont peur de dire la vérité parce que tous ceux qui s'opposent à Porochenko et au nationalisme ukrainien vont en prison ou partent en exil comme moi.

Regardez, c'est le Maïdan. Il y a près de 25.000 hommes qui sont arrivés à Kiev de toute l'Ukraine.
Les chefs du Maïdan en permanence les appelaient à venir chaque jour, 24 h sur 24 en utilisant la télévision, la radio et via mille groupes créés spécialement sur internet.

Et là, c'est la place de la Liberté à Kharkov. C'est la plus grande place d'Europe. Vous voyez dix ou quinze mille Kharkoviens qui s'opposent au Maïddan. Ils se sont rassemblées spontanément ici sans l'aide de la télévision. Ils se sont rassemblés parce qu'ils ont vu la violence du Maïdan.

Donc la vérité première : la plupart des Kharkoviens se sont opposés au Maïdan. Aujourd'hui, Je vous révèle le premier mensonge de Porochenko. Il répète tout le temps que la plupart des Kharkoviens ont soutenu le Maïdan et ceux qui sont au pouvoir.

Ce n'est pas vrai ! La plupart des Kharkoviens n'ont pas soutenu le Maïdan, n'ont pas soutenu Porochenko, n'ont pas soutenu les nationalistes ukrainiens.

La prochaine fois, je vous raconterai ce que les Kharkoviens désiraient en 2014. Pourquoi les Kharkoviens étaient descendus dans les rues.

Je vous prie de m'aider à distribuer cette vidéo, merci et à bientôt.



mercredi 26 juillet 2017

Madame le ministre.

Ceci est un rappel du bon usage d'un mot en français. Sous le faux prétexte d'une prétendue égalité entre les hommes et les femmes, certains, ou plutôt certaines féministes, utilisent des expressions inappropriées qui choquent les oreilles des Français qui aiment leur langue et la parlent correctement.
Ministre fait partie de ces mots que les femmes titulaires de la fonction, ou ceux qui veulent les flatter, s'autorisent à affubler d'un article du genre opposé au sien. Je sais que la théorie du genre fait des adeptes mais n'en déplaise à celles qui revendiquent cette utilisation du terme féminisé, l'Académie Française n'a pas validé cet usage qui constitue donc une faute.
J'ai ci-dessous reproduit intégralement l'article de la 9ème édition du dictionnaire de l'Académie Française, encore en cours de rédaction, correspondant au mot ministre, qui, comme on le voit, est masculin et exclusivement masculin.
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MINISTRE n. m. XIIe siècle. Emprunté du latin minister, « serviteur ».

I. A désigné, au sens le plus général, la personne chargée de l'accomplissement d'une mission.

Les rois sont les ministres de Dieu sur terre. Il a été le ministre des plaisirs du roi. Être, devenir le ministre d'une vengeance. On a rencontré parfois au XVIIe siècle Ministre au féminin, non pour désigner une fonction, mais dans des emplois abstraits. Bossuet cite comme principales ministres de la vertu de justice la constance, la prudence et la bonté. *Spécialt. Ministres de justice, nom donné, sous l'Ancien Régime, aux sergents et aux bas officiers chargés d'exécuter les décisions de justice.

II. Personne à qui l'on remet la charge d'une fonction, d'un office.

1. HIST. Celui à qui un prince confiait l'administration de son royaume, à qui il commettait le soin des affaires publiques. Le roi l'a fait, l'a nommé ministre. Sully fut le ministre d'Henri IV, Colbert, le ministre de Louis XIV. Le cardinal de Richelieu et le cardinal Mazarin se virent attribuer le titre de  "Principal ministre " (voir Ministériat). La faveur, la disgrâce d'un ministre.
Ministre d'État, sous l'Ancien Régime, désignait toute personne que le roi appelait à siéger à son Conseil. Le contrôleur général des Finances, le secrétaire d'État aux Affaires étrangères recevaient ordinairement le brevet de ministre d'État. Sous le Second Empire, le Ministre d'État était chargé de défendre devant le Corps législatif les projets du gouvernement. Aujourd'hui, le titre de Ministre d'État est conféré à certains membres du gouvernement, avec ou sans portefeuille, pour souligner leur importance ou celle de leur formation politique, et il leur donne préséance sur les autres ministres.

2. Titre donné à ceux qui, appelés à siéger au gouvernement d'un État, sont ordinairement placés à la tête d'un département dont ils ont la charge. Ministre de l'Intérieur, des Affaires étrangères, des Finances (sous la Restauration, la monarchie de Juillet et le Second Empire, on disait Ministre secrétaire d'État au département de l'Intérieur, des Affaires étrangères). Ministre délégué, membre du gouvernement qui exerce sa fonction en accord avec le ministre auprès duquel il est placé, et sous son autorité. Ministre délégué auprès du Premier ministre, auprès du ministre de l'Éducation nationale. Ministre sans portefeuille, qui n'est pas titulaire d'un département. Monsieur le Ministre, Madame le Ministre. Conseil des ministres, réunion des ministres présidée par le président de la République. Président du Conseil des ministres ou, ellipt., président du Conseil, titre du chef du gouvernement sous la IIIe et la IVe République (depuis 1958, en France, la personne placée à la tête du gouvernement est appelée Premier ministre). Le banc des ministres, dans une assemblée parlementaire. Interpeller un ministre. Réclamer la démission d'un ministre.
Par ext. En apposition. Bureau ministre, voir Bureau. Papier ministre, papier de qualité, d'un format particulier, destiné initialement à la correspondance officielle.

L'emploi du féminin dans La ministre, et dans Madame la Ministre, qui est apparu en 1997, constitue une faute d'accord résultant de la confusion de la personne et de la fonction.

 3. DIPLOMATIE. Personne chargée par un gouvernement de le représenter auprès d'un État étranger (vieilli). Au XVIIe et au XVIIIe siècle, ambassadeur, envoyé ou résident dans les cours étrangères. Le ministre d'Espagne en France. A désigné ensuite plus spécialement l'agent placé à la tête d'une légation. L'échange de ministres entre deux pays. Le sultan a donné audience au ministre de France. Spécialt. Ministre plénipotentiaire, anciennt., envoyé d'un gouvernement investi des pleins pouvoirs pour traiter quelque affaire importante ; auj., titulaire du grade le plus élevé dans la hiérarchie du ministère français des Affaires étrangères. Ministre résident, voir Résident.

4. RELIG. Celui, celle qui exerce un ministère au sein d'une Église, qui a autorité pour accomplir certaines fonctions cultuelles. Ministre du culte, toute personne officiellement chargée du culte divin. Les prêtres, les pasteurs, les rabbins sont des ministres du culte. Les ministres de Dieu, de Jésus-Christ, de l'Évangile, de la parole de Dieu, de la religion, les diacres, les prêtres et évêques de l'Église romaine et, dans les autres confessions, ceux auxquels est confiée la charge d'enseigner, de prêcher et d'administrer les sacrements (dans l'Église luthérienne ou l'Église réformée, on dit plutôt Ministre du saint Évangile, de la parole ou, simplement, ministre). Les ministres protestants. Ministre de l'Église méthodiste, presbytérienne. Les ministres de l'autel, des autels (vieilli). Le ministre d'un sacrement, celui qui a le pouvoir ordinaire de l'administrer. Spécialt. Appellation en usage dans certains ordres religieux. Ministre général, titre que l'on donne au supérieur général des Frères mineurs. Père ministre, dans la Compagnie de Jésus, religieux chargé de l'administration temporelle au sein d'une communauté.

mardi 18 juillet 2017

Vol MH17, rappel

Au moment où Porochenko tire encore à boulets rouges sur la Russie, il est bon de relire ce texte envoyé en décembre 2016 par Alexandre Netyosov , membre de l'Union des Journalistes de Russie, rédacteur en chef du journal "Messagerie Militaire du Sud de la Russie", auteur de dizaines de publications d'histoire militaire et originaire de Donetsk.
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Les événements survenus y a plus de deux ans, concernant le Boeing 77 MH17 qui est écrasé sur le territoire de l'ex-Ukraine (actuellement la République Populaire de Donetsk) font maintenant partie de l'histoire. Une équipe d'enquêteurs des Pays-Bas travaillant sur cette affaire qui avait promis de publier les résultats de son enquête en octobre a fini par faire des déclarations générales dans lesquelles, contrairement aux faits, les forces de l'ordre du "pays des tulipes" ont rejeté la responsabilité de ce crime sur la milice du Donbass et la Russie. L'auteur de cet essai a compris lui-même que cette accusation est sans fondement après avoir passé un certain temps dans sa région d'origine, dans la capitale du pays du charbon, à présent capitale du DPR, la belle ville de Donetsk.


Mes camarades de classe qui occupent maintenant des postes importants en DPR et qui connaissent ma carrière de journaliste, m'ont organisé des rencontres avec des gens intéressants qui, du fait de leurs emplois à l'époque, étaient les premiers arrivés après l''écrasement du Boeing et ont procédé à une inspection du site du crash, nécessaire dans de tels cas. J'ai passé plusieurs jours avec les forces de l'ordre de Donetsk qui ont rempli leurs fonctions jusqu'au bout, en dépit du fait que l'Ukraine avait tout sauf abandonné ses responsabilités et a essayé d'utiliser une variété de mesures administratives et psychologiques visant d'abord à retarder l'enquête, puis à l'arrêter complètement. Ceci est très révélateur de qui était le bénéficiaire de tout ce bruit concernant la "piste russe" dans la tragédie MH17 qui s'est déroulée le 17 Juillet, 2014 dans le ciel au-dessus des villages de Grabovo et Rassypnoye, raion de Shakhtyorsk, région de Donetsk au sud est de l'Ukraine.

La situation politique interne à ce moment-là semblait confuse et même bizarre. La guerre civile au Donbass s'accélérait, le premier sang avait déjà été versé, mais les forces de l'ordre ukrainiennes à Donetsk au Donbass coexistaient pacifiquement avec le DPR qui faisait ses premiers pas. Jusqu'à ce coup de tonnerre dans le ciel, dans un sens très littéral, qui a créé une division entre les militaires et la police locale. Il y a eu un "avant" et un "après". 

Malheureusement, le travail des enquêteurs de Donetsk qui ont passé deux jours sur le site du crash de Boeing 777 n'a été utilisé par personne. Ce qui signifie que c'est la première tentative pour mettre leurs paroles et leurs actions à l'attention d'un large éventail de lecteurs afin de jeter la lumière sur ces événements qui ont eu lieu il y a plus de deux ans.

S'il vous plaît retenez ceci : le conseiller principal de la justice, Alexandre Vassilievitch Gavrilyako, chef de service du bureau du Procureur général de la DPR, un professionnel avec 32 années et demi de service irréprochable et de haute qualité, contre lequel les dirigeants post-Maidan de l'entité "Ukraine souveraine" ont lancé une accusation criminelle alors qu'il maintenait son intégrité professionnelle avec une nouvelle réalité politique. A cette période, le colonel de la police Gavrilyako était le chef du département d'enquête du bureau régional des affaires intérieures de Makeevka, et était considéré comme l'un des meilleurs chefs de département d'enquête dépendant du Ministère des Affaires Intérieures de l'Ukraine. Voici ce qu'il a dit:

"J'ai appris le crash du Boeing de Malaysia Airline par le journal télévisé. Je me suis surpris à penser qu'il serait peut-être bon d'inspecter le site. Quand j'étais sur le point de partir, j'ai reçu un appel téléphonique. C'était Aleksandre Vassilievitch Mostovoy, chef du Service de sécurité interne du DPR, qui suggérait que je prenne un groupe d'enquêteurs pour procéder à une inspection du site. Je lui ai demandé : pourquoi ai-je été choisi ? A quoi il a répondu que j'étais recommandé comme le meilleur spécialiste. Je devais donc répondre qu'en tant qu'officier de service actif pour les Affaires Intérieures de l'Ukraine, je ne pouvais pas prendre cette décision moi-même, j'avais besoin de l'approbation des autorités supérieures.
En arrivant au travail, je reçus une directive du directeur de la Direction principale des affaires intérieures de la région de Donetsk, le major général Pozhidayev, pour rassembler une équipe d'enquête et de l'emmener sur le site de l'accident. Cette directive a été confirmé par le colonel Goncharov, chef du Bureau des Enquêtes de la Direction des affaires internes de la Région de Donetsk, que j'ai appelé peu après avoir reçu la directive pour lui rappeler que le site était hors de ma compétence officielle. "Les habitants vont vous aider", m'a t-il encouragé. Et il me fut permis de réunir une équipe de mon choix, qui comprenait deux personnes de chacun des cinq départements régionaux de Makeevka. Ce qui faisait un total de dix, plus moi et deux enquêteurs de la Direction des affaires Intérieures de la ville de Makeevka. Je demandais à mes supérieurs leur soutien pour ces experts et je l'ai reçu.

Notre groupe a travaillé avec quatre experts, dont Bogdan Olegovich Maklakov et le chef du Bureau régional de médecine légale de Donetsk, Dmitriy Anatolyevich Kalashnikov.

Le matin du 18 Juillet, nous avons été accueillis par des représentants du bureau du Procureur général de la DPR avec deux voitures pour nous emmener sur le site. Bien à ce moment là, le procureur du ministrère des Affaires Intérieures de l'Ukraine était encore en service et que le ministère des Affaires Intérieures de la DPR n'était pas encore formé. Pendant le voyage, je reçois un appel du colonel Goncharov qui voulait savoir où nous étions. "Où êtes - vous?" demanda t-il avec insistance. Naturellement, lui ai parlé de la route que nous avons pris, avec des collègues de la DPR, vers Rassypnoye et Grabovo pour nous rendre sur le site de l'accident, où l'Emercom ukrainien avait déjà commencé à travailler. Goncharov m'a alors catégoriquement ordonné de faire demi-tour, en citant les ordres qu'il a reçus du Ministère des Affaires Intérieures de l'Ukraine ne pas inspecter le site du crash. Naturellement, je refusais. J'étais dans un véhicule qui appartenait à mes collègues de la DPR. Ils ont même fait des plaisanteries me proposant de sauter en dehors du véhicule en mouvement.

Je dois ajouter qu'à ce moment-là, il y avait un remaniement des cadres en cours, avec la direction régionale du Ministère des Affaires Intérieures qui déménageait à Mariupol, avec leurs subalternes directs, les policiers de Donetsk et de Makeevka ont continué à travailler comme avant. Il n'y avait pas de sentiment de division entre nous et eux, mais il y avait une certaine aliénation dans les relations interpersonnelles. En arrivant sur le site, nous avons été accueillis par le groupe du ministère de la gestion des situations d'urgence (aussi désigné par le nom Emercom (contraction de l'expression Emergency Control Ministry) et l'autonomie locale qui avait déjà une idée de base de ce qui était arrivé. Il s'est avéré que la masse principale de l'épave, y compris la section de la queue, les moteurs, les ailes, et la plupart des cadavres étaient aux alentours de Grabovo. Ils étaient éparpillés dans tous les champs.

Mais nous, à la demande des autorités locales, avons commencé par l'inspection de Rassypnoye et ses environs où, selon les rapports des habitants, il y avait des cadavres dans les cours et même dans les rues. La cabine avec les restes de l'équipage a également été trouvé là. nous avons donc rapidement commencé à enquêter dans le village, et nous avons laissé les champs environnants pour plus tard. Le temps de régler toutes sortes de questions, y compris celles de l'organisation, il était presque le soir. J'ai donc décidé, vu l'énorme volume de travail, d'inspecter les cadavres, dont il y avait 36 ​​dans le village, de noter les endroits où ils ont été trouvés, et les entrer dans le protocole. Je prenais en considération la chaleur, les pluies torrentielles et le bétail, qui menaçaient d'annuler nos efforts. De plus, j'avais déjà discuté avec le colonel Goncharov et le colonel Miroshnichenko, à la tête de l'unité de gestion des situations d'urgence de Makeevka, qui m'avait ordonné d'aller sur le site de l'accident, de divers aspects techniques du travail sur le site.

Celà concernait en particulier, l'obtention d'un camion avec une grue, d'une chambre froide pour les cadavres, et d'un hangar pour disposer les pièces de l'avion. D'autant plus que nous savions déjà ce qui avait causé l'accident, ce qui signifiait une inspection plus approfondie du site de l'accident afin de localiser les éléments meurtriers qui pourraient être à l'intérieur des corps des passagers, le fuselage, ou la couche superficielle de terre, et de trouver des traces des explosifs. Afin d'identifier la munition qui a fait tomber le Boeing.

Nous avions déjà eu la triste expérience d'un travail similaire, lorsque nous avons étudié les sites de crash de plusieurs avions de ligne dans la région de Donetsk mais nous n'avions subi aucune ingérence extérieure dans ces affaires. Le plus récent de ces accidents avait eu lieu en 2006, quand un Tu-154 avec 176 passagers reliant Anapa à Saint-Pétersbourg s'est écrasé. La première inspection du site de l'accident est cruciale pour une telle enquête, car il contient tous les indices nécessaires à la reconstruction de la tragédie.

Le centre régional nous a affecté une installation sur le territoire d'un parc de véhicules dans leur juridiction, avec des véhicules et une grue. Nous avons donc commencé l'inspection du site. Ce que nous avons vu nous a choqués. Dans une maison, un cadavre de femme a éclaté en passant à travers le toit et était coincé dans les carreaux du plafond. Une jambe s'était détachée et avait atterri directement sur un lit. Dans une autre propriété, six "paquets" de restes des passagers avaient atterri sur les légumes du jardin. La cabine de pilotage fracassée s'était écrasée juste en dehors du village. Les restes de l'équipage étaient dispersés à proximité, et nous les avons reconnus grâce aux lambeaux de leurs uniformes. Après avoir placé nos enquêteurs à travers le site, j'ai appelé le colonel Goncharov. Il n'a même pas voulu m'écouter, exigeant que je lui explique pourquoi j'avais désobéi à son ordre de faire demi-tour et de ne pas enquêter sur le site. En réponse, je lui ai dit littéralement ce qui suit : tout d'abord, le groupe se déplaçait dans un véhicule appartenant au Bureau du Procureur de la RDP, d'autre part, je ne vois pas comment j'aurais pu faire cela en présence de personnes armées, d'ailleurs l'inspection avait déjà commencé.

Alors, il a exigé que je sabote l'enquête de toutes les manières possibles et de créer des retards. Naturellement, je lui ai demandé pourquoi. D'abord on me donne l'ordre d'y aller, et maintenant de revenir. Il a expliqué que les ordres qui venaient de Kiev étaient de ne pas inspecter quoi que ce soit, parce que le SBU se penchera dessus. Cependant, il me permettait d'emporter les 36 cadavres trouvés dans Rassypnoye.

Naturellement, nous avons jamais vu de personnes du SBU, parce qu'ils avaient quitté Donetsk déjà en mai. Bien sûr, nous avons emballé les restes humains trouvés et les avons étiquetés avant de les envoyer à la morgue de la clinique régionale Kalinin. À la dernière minute, on nous a amenés le cadavre d'un enfant trouvé quelque part dans Grabovo. Nous l'avons envoyé à la morgue avec les autres. Nos activités ont été réduites par ce même Goncharov qui avait d'abord approuvé que nous visitions le site, et ensuite catégoriquement interdit de l' inspecter. Puis tout est devenu clair pour moi. Si l'Ukraine s'est intéressée à enquêter sur cette affaire dans laquelle, selon la version officielle de Kiev, à la fois des milices locales et la Russie ont été impliqués, personne ne nous aurait retardés. Plutôt le contraire, ils nous auraient demandé de ne rien négliger pour trouver chaque petit élément de preuve, suivi tous mes mouvements, confiants dans ma rigueur et mon aptitude professionnelle.
Nous sommes arrivés au QG local d'Emercom, situé à Grabovo, dans la soirée. Naturellement, j'ai rapporté les ordres ci-dessus au Bureau du Procureur de la DPR, mais j'ai répondu par l'affirmative à leur question de savoir si je continue, estimant que les victimes innocentes de cette tragédie devaient être recueillies et inspectées, sinon qui le ferait autrement. Après cela, nous sommes partis. Le samedi matin du 19 Juillet, nous sommes retournés sur le site comme si rien était arrivé hier. En route, j'ai reçu, une fois de plus, un appel de Goncharov qui voulait savoir où je me trouvais. Je lui ai carrément dit : Les champs sont jonchés de cadavres de personnes innocentes, nous ne pouvons pas les laisser là, ce qui serait le cas si nous avions obéi aux ordres de Kiev "Dans ce cas, Aleksandre Vassilievitch, vous avez fait votre choix," Répondit-il et il mit fin à la conversation. J'ai jamais entendu à nouveau sa voix.

Notre première trouvaille ce jour-là faisait partie du revêtement du fuselage, dans lequel certains objets pénétrants avaient laissé des ouvertures avec des bords repliés vers l'intérieur. Ceci suggére que la pénétration s'est produite à partir de l'extérieur. À notre arrivée à Rassypnoye, nous avons continué à inspecter le site, mais nous avons été immédiatement avertis de ne pas nous égarer en lisière des bois sauf si nécessaire en raison des mines placées là par les deux parties belligérantes. À ce moment-là, les bénévoles parmi les mineurs sont venus pour aider, afin que nous puissions couvrir la plus grande partie possible du site. Ce fut alors que 20 cadavres ont été retrouvés dans un champ de blé sur le bord de Grabovo. Mais, en règle générale, les cadavres avaient été dispersés: un ici, un autre ou plusieurs ailleurs.

Ce fut alors que les membres de la mission de l'OSCE sont arrivés, accompagnés par les troupes Berkut et le directeur adjoint du MVD de la région de Donetsk , le colonel Aleksey Aleksandrovich Dikiy.

Je me suis tourné vers Dikiy pour avoir de l'aide, parce que je n'avais assez de gens pour faire tout le nécessaire: l'inspection, l'extraction, l'emballage et, plus important encore, l'enregistrement de toutes ces actions dans le protocole. Il m'a connecté au général Pozhidayev, qui a d'abord été surpris par ma présence contraire aux ordres. Il écouta silencieusement mes arguments sur les devoirs chrétiens et humains, mais il était curieux de savoir où nous envoyons les corps, et nous indiqua de les envoyer à Kharkov au lieu de Donetsk, mais il n'a pas expliqué comment faire cela, compte tenu de la poursuite des combats, en particulier depuis qu'ils se rapprochaient. Après avoir appris la présence de représentants de la DPR, il a raccroché. En tout cas, un groupe de chercheurs de Shakhtyorsk, quatre personnes au total, est venu m'aider. 

Dans une tente de commandement on m'a montré une annonce sur certain site ukrainien qui a déclaré que les travailleurs Emercom locaux et le groupe d'enquête de Donetsk étaient parmi les séparatistes, les aidant à cacher les cadavres.

Néanmoins, tous les restes trouvés le 19 Juillet ont été correctement inspectés, conformément à toutes les procédures pertinentes, et envoyés à Kharkov. Par la suite, nous avons suspendu nos travaux sur l'insistance de notre force de sécurité, parce que les coups de feu s'approchaient clairement de notre emplacement. Après cela, nous sommes rentrés, en passant par Rassypnoye afin d'interroger les témoins de l'accident du Boeing parmi les habitants locaux qui étaient très heureux de nous voir.

Mais ce sont les actions de la partie ukrainienne qui donnent des raisons de se poser des questions. Tout d'abord, ils ont approuvé l'inspection, puis l'ont interdite. Si les milices avaient participé à cela, la situation aurait eu l'air très différente. Ce est pas par hasard que deux jours plus tard, tous les responsables des forces de l'ordre ont reçu des ordres, dont je n'avais pas connaissance, pour reprendre les routes à Slavyansk. La majorité a obéi, mais certains, surtout ceux qui sont nés au Donbass, sont restés.


Considérons la conclusion qu'il y a pratiquement à tirer de cela, conformément à l'ancienne question "cui bono?"

Si l'on regarde qui était le bénéficiaire , alors ça n'a pas de sens pour la Russie d'avoir descendu le Boeing. Compte tenu de la situation internationale, il n'en a pas tiré de profit mais plutôt le contraire, la partie russe était la plus intéressée par une enquête transparente. Mais la Russie a été étiquetée coupable dès le lendemain par les médias occidentaux. Désigner la milice est également sans objet. Il y a toutes sortes de gens parmi eux, certainement. Mais descendre un Boeing, excusez-moi, c'est jouer dans une autre cour. Déjà parce qu'ils auraient été étiquetés terroristes au niveau international et ensuite parce qu'abattre un avion volant à une altitude de 10 kilomètres est au-dela de leurs capacités, maintenant, et encore moins il y a deux ans alors que certains d'entre eux n'avaient que des fusils de chasse.

La promotion de l'hystérie visant la Russie était très révélatrice en soi. Comme d'habitude, la partie coupable crie "au voleur!" le plus fort. Mais toute l'histoire était très pratique pour l'Ukraine et ses sponsors. Les Américains ont longtemps maîtrisé des provocations similaires.

Je ne peux même pas appeler les "spécialistes" néerlandais, qui ont repris là où nous nous sommes arrêtés, des enquêteurs appropriés. Pour être honnête, ils ont choisi toutes sortes de laissés-pour-compte pour cette tâche importante. Peut-être qu'ils appliquaient la loi d'une certaine manière mais ce ne sont pas des spécialistes. Je suis venu à cette conclusion pour une raison simple. Après leur départ du site de l'accident, ils ont laissé derrière eux beaucoup de choses qui ont attiré l'attention des enquêteurs professionnels. Dans un cas comme celui-là, non seulement l'épave et les cadavres sont retirés, mais également une couche de terre végétale en dessous. Les Néerlandais n'ont rien fait de ce genre, après avoir recueilli seulement les gros morceaux et laissé le reste derrière eux, ils n'ont même pas demandé l'aide de personne, compte tenu du grand territoire sur lequel l'épave a été dispersée. Par conséquent, l'inspection du site a été effectuée de manière non professionnelle par ces Hollandais. Après leur visite, les habitants continuent de trouver des pièces de l'avion ".

Un second témoignage dans cet article.
Traduction krn

Quand l'état joue au terroriste

10 juillet 1985. Le Rainbow Warrior, un navire de l'organisation écologique Greenpeace, portant la bannière "Nuclear Free Pacific" est coulé par l'explosion de deux bombes dans le port d'Auckland, en Nouvelle Zélande.

Les militants de Greenpeace avaient pour but d'appareiller vers le site de Mururoa pour perturber les essais nucléaires français. En très peu de temps, la police Néo Zélandaise démasque deux agents de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure, couramment connue sous le sigle DGSE comme étant les auteurs de cet attentat qui a coûté la vie au photographe Fernando Pereira. Censés être en vacances, ils ont des passeports suisses au nom de Turenge. Ces passeports sont faux. Ce sont des militaires français.

 

Après avoir nié toute implication, condamné publiquement l'attentat et promis de faire toute la lumière sur cette histoire, la France va devoir reconnaître les faits.
Le 20 septembre, soit 2 mois après l'affaire, le ministre de la défense, Charles Hernu est contraint de présenter sa démission.

Association de malfaiteurs, incendie volontaire et homicide. En novembre de la même année, "les faux époux Turenge" comme la presse les appelle, sont condamnés à 10 ans de prison par la justice néo-zélandaise. Conscient qu'ils ne sont que des exécutants, le premier ministre néo-zélandais, David Lange, refuse leur extradition vers la France. En réponse, le gouvernement français menace la Nouvelle Zélande de sanctions économiques. Ça s'appelle du chantage, mais ça marche puisque les agents seront finalement rapatriés en territoire français moins d'un an après leur forfait.

On me dira que ça fait plus de 30 ans et je répondrai que les méthodes n'ont pas changé. Tant qu'ils n'ont pas le nez dedans, les terroristes d'état ne reconnaissent pas être impliqués. Pour plus d'opacité, la presse leur est acquise, peu à peu achetée par de grands groupes financiers, les mêmes que ceux qui tirent les ficelles du pouvoir politique et cela ne concerne pas que la France.


samedi 15 juillet 2017

Photo du mois : provocation

Thème de juillet 2017 : provocation, choisi par Morgane Byloos Photography
Note de l'auteur : dans tous les sens du terme

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce sujet tombe à pic.
Je n'ai pas cherché longtemps et c'est tout à fait dans la ligne éditoriale du défouloir.

Si vous êtes de ceux qui jettent vaguement un coup d'œil à l'image avant de cliquer sur un autre lien, sans avoir lu, ce billet n'est pas pour vous et je m'abstiens de dire tout ce que je pense.
Rappel : Nous ne sommes pas des photographes mais des blogueurs. Nous sommes donc censés avoir quelque chose à dire.

Voici ma photo :


Tous ces objets m'appartiennent. La nappe et le plateau qui datent du bicentenaire de la révolution française de 1789 et la carte électorale, éditée en 2017 et sortie de mon sac pour la circonstance.
C'est cette carte qui constitue la véritable provocation. C'est l'objet insolite et même déplacé.

Nous sommes le lendemain d'une fête dite nationale mais aux frontons de nos mairies s'étalent les drapeaux bleus de l'Union Soviétique Socialiste Européenne et les nouveaux Staline qui imposent n'ont pas été élus. Envoyer des cartes d'électeur et demander aux Français d'aller faire semblant de choisir, un jour un président et un autre jour des députés, est par conséquent l'une des pires provocations qui soit. Une autre de ces provocations sont les faux attentats fabriqués pour garder la France dans un état factice destiné à faciliter la répression des contestataires.
L'état d'urgence ne se prend pas en photo. Cette carte représente donc l'ensemble de ces mensonges.

Liberté, égalité, fraternité, qui figurent en bonne place sur ce leurre de papier, ne sont que des mots vides de sens dans un pays où ceux qui s'expriment librement sont enfermés, où il y a dans les gares ceux qui ont réussi et ceux qui ne sont rien et où on peut crever de faim ou de froid sans toit, mais surtout sans un regard.

Comme le disait Coluche, si voter servait à quelque chose, ça fait longtemps que ce serait interdit.

D'autres provocations, sans doute plus légères, chez ces blogueurs :

Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Cara, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Jess_TravelPicsAndTips, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Natpiment, Nicky, Philae, Philisine Cave, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, Ventsetvoyages, Xoliv', écri'turbulente.

jeudi 13 juillet 2017

Retour

Après un bon moment sans ligne téléphonique, je retrouve mes possibilités autrement qu'en allant squatter des parkings et des jardins à la recherche d'une hypothétique connexion qui s'est parfois faite avec un parapluie protégeant mon ordinateur portable sur mes genoux, ce qui ne garantissait pas une qualité de navigation optimale. Malgré tout, la canicule qui a sévi à la fin du mois dernier a sans doute été mon pire ennemi.
La raison avancée par mon fournisseur d'accès était un changement de standard téléphonique décidé par l'opérateur historique, détenteur des lignes, autrement dit France Télécom, que ça aurait sans doute ruiné de prévenir les usagers. Mon dernier article date donc du 16 juin dernier, quelques heures avant la coupure fatale. Nous sommes le 13 juillet en France.

vendredi 16 juin 2017

Hasard, coïncidence et 11 septembre 2001

Le neuvième anniversaire du défouloir, une série de spams sur un article ancien qui me l'a remis en mémoire, le sujet de la photo du mois sur la lumière et l'actualité convergent pour me pousser à reprendre des sujets que j'avais fini par laisser de côté car ils sont pour moi tellement évidents que j'ai du mal à imaginer un manque de réflexion sur les évènements.

Je vais donc reprendre un par un ces sujets en commençant par celui qui a frappé les esprits et a généré de nombreuses guerres actuelles, je parle bien entendu de ce qui s'est passé le 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Vous connaissez tous l'histoire qu'on nous a rapportée. C'est l'histoire de l'islamiste vivant dans une grotte de l'autre côté de la terre. qui aurait recruté 19 musulmans bons vivants, amateurs de drogues, de femmes et d'alcool, pour les persuader d'aller se suicider en les jetant sur des bâtiments. Les classiques bombes qui ont fait leurs preuves, ça aurait été trop simple. On ne connait pas ses motivations, car il a nié avoir quelque chose à voir avec ça.
Ces "pilotes"improvisés, que leurs instructeurs prenaient pour des nuls, auraient pris le contrôle de quatre gros avions de ligne avec de simples cutters et seraient devenus des as de la voltige aérienne, suivant des trajectoires que des pilotes chevronnés ayant plus de 25 ans de métier disent ne pas pouvoir accomplir, au delà des possibilités techniques des aéronefs utilisés. Déjà, ces premiers faits sont invraisemblables.

A Manhattan, deux de ces avions auraient mis le feu à trois immeubles parmi les plus solides au monde, lesquels se sont effondrés après seulement une heure d'incendie dans les étages supérieurs. Les énormes structures métalliques qui forment l'armature de ces bâtiments auraient fondu. Je suppose que pour devenir ministre ou journaliste, les matières scientifiques sont facultatives car c'est évidemment une ânerie. Revoyez vos cours de physique et de résistance des matériaux.

A Washington, un avion serait devenu liquide (sic) après avoir pénétré dans un bâtiment au ras du sol par un trou ridicule et avoir perdu ses ailes et sa dérive de queue qui se sont volatilisées. Ce bâtiment est réputé être le plus surveillé du monde mais aucune caméra n'a rien enregistré, ni à l'extérieur, ni à l'intérieur. 

En Pennsylvanie, on a retrouvé des débris à 14 km du point où un avion aurait été entièrement "avalé" par la terre avec tout son contenu et sans laisser de traces. 

Cet islamiste de génie, atteint d'une maladie incurable nécessitant une dialyse tous les 3 jours a échappé à l'immense et sur-équipée armée américaine en fuyant à travers la montagne sur la mobylette d'un copain. Dois-je commenter ?

Au nom de la loi du Talion et de la vengeance, cet évènement a permis d'envoyer des milliers de tonnes de bombes sur les civils au Moyen Orient. L'Irak est revenu à l'âge de pierre, 500.000 enfants ont été sacrifiés et on a pendu le dirigeant de ce pays sous le prétexte mensonger des armes de destruction massives. 
Or, le pays de menteurs qui possédait le plus d'armes de destruction massive à cette époque était les États-Unis et ni Bush, ni Obama, ni Allbright, ni Rice, ni Powell n'ont été pendus.

Le vingt-et-unième siècle est pour le moment la continuité de la seconde moitié du vingtième, un siècle de mensonge, d'illusion et de tromperie. Ouvrez les yeux. Je n'ai aucun intérêt dans cette histoire, je veux seulement un monde vrai et juste.

A titre de documentaire, vous pouvez regarder ce crash-test réalisé avec un avion de ligne :
La version courte (2:18) https://www.youtube.com/watch?v=kJZ1eHU_JZg
La version longue (1:12:34) https://www.youtube.com/watch?v=WvbGiuKbmGM
Vous verrez qu'un avion n'est pas plus solide que des poutres d'acier. Au moindre choc, il se disloque, même lorsqu'il rencontre du sable.