dimanche 12 novembre 2017

masculin vs féminin

Nous n'enseignerons plus que "le masculin l'emporte sur le féminin".

C'est le titre d'un article vu sur Slate par lequel 314 personnes dont la profession est d'enseigner la langue française déclarent qu'elles ne se conformeront désormais plus aux règles grammaticales définies pour notre langue par l'Académie Française. 
J'ai commencé par rire, à cause du ridicule de la déclaration. Il ne suffit pas d'être 314 à vouloir quelque chose pour que ça arrive, la preuve avec les millions de signataires des pétitions contre la vaccination obligatoire qui ne parviennent pas à protéger leurs enfants de cette menace contre leur santé. 
Malgré tout, ce n'est pas si drôle car cet excès de féminisme est réellement préoccupant et je suis un peu d'accord avec madame Ménard, député, pour considérer qu'il y a là une forme de maladie mentale, je dirai même une obsession qui a pour principal symptôme de faire passer l'individu avant le collectif. 

"Le masculin l'emporte sur le féminin" n'est que la traduction maladroite du fait qu'il existe un genre commun, qui a plus généralement les caractéristiques du masculin, bien qu'il y ait des exceptions. Une sage-femme est toujours féminin, même si c'est un homme. Il s'agit de la fonction car sage-femme signifie "qui a la connaissance de la femme" ce qui parait évident, mais sans doute pas pour tout le monde. J'ai eu la chance d'aller à l'école au moment où on y enseignait correctement la langue française et son étymologie. Ce n'est plus et sera de moins en moins le cas pour les générations suivantes. Il faudrait à présent que ces 314 enseignants signalent leur particularité par un signe les distinguant de façon à avoir le choix de suivre ou non leurs cours.

Pendant des millénaires, la femme a eu le rôle le plus important, celui de mettre au monde et élever les enfants. Par leur seule condition, elles pouvaient ne pas avoir à travailler en dehors de leur foyer tandis que leur mari devait subvenir aux besoins de la famille et supportait également la conscription et des guerres dont il ne revenait pas toujours. Maintenant que les femmes, au nom d'une revendication égoïste (cependant financée par la collectivité) à disposer de leur corps jettent les enfants qu'elles ont conçu à la poubelle, elles se sont mis dans la tête que l'important n'était pas la famille, la patrie ou simplement leur avenir, mais le plaisir de l'instant présent, la facilité que donne l'argent et ce qu'elles appellent "la libération de la femme" en réclamant les mêmes droits que leurs compagnons, c'est en réalité un esclavage qu'elles n'ont pas assez de recul pour apprécier. 

En distinguant par des mots particuliers, parfois ridicules et là je pense à "sapeuse-pompière", les femmes qui exercent une profession où il y a des femmes et des hommes, elles s'excluent de la collectivité du corps de métier en question. Au lieu de se considérer comme faisant partie de l'ensemble de ces professionnels, elles se mettent à part, dans un groupe distinct portant un autre nom. L'individu l'emporte sur l'ensemble. C'est leur nouvelle règle. En fait d'égalité, elles prônent la division et font des hommes et des femmes deux castes opposées que rien ne peut concilier, même au lit puisqu'il est à présent non seulement toléré, mais encouragé de ne pas frayer avec le sexe opposé. L'exemple vient d'en haut. 

Je voudrais en dernier lieu signaler à ces contestataires de la langue française qu'il y a un domaine où la domination masculine est plus pénible à supporter, c'est celle qui fait que dans les usages, les annuaires téléphoniques, les factures, etc., les femmes reçoivent leur courrier au nom de leur mari précédé de "madame" même après des années de séparation et pire encore, j'ai personnellement connu des femmes aujourd'hui décédées dont ni le nom ni le prénom ne figure sur leur sépulture, une tombe où leur mari n'est pas, vivant avec une nouvelle épouse qu'il enterrera sans doute aussi sous son nom. Ceci est du domaine du législateur, et non de la révolte de rue. A nos députés, hommes ou femmes, de faire en sorte que chacun porte son nom, à défaut de son genre. 

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