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lundi 30 octobre 2023

Naufrage de l'Estonia ou quand les exercices militaires se transforment en vrai désastre (2/2)

Extrait d'un article de Christopher Bollyn initialement publié en 2008 :

Quel était le scénario « recherche et sauvetage » de l'exercice Cooperative Venture 94 de l'OTAN, commandé en mer par le commandant de sous-marin néerlandais Gijsbert Goofert Hooft ?

J'ai envoyé une série de questions pertinentes à Robert Pszczel, attaché de presse de l'OTAN pour les questions liées à la Baltique, au sujet de la réponse de l'OTAN à la catastrophe de l'Estonia :

L'OTAN disposait-il de moyens navals dans la mer Baltique dans la nuit du 27 au 28 septembre 1994 et quelles mesures l'OTAN a-t-elle prises immédiatement après le désastre de l'Estonia ?

L’OTAN a-t-elle capté les signaux Mayday envoyés (et brouillés) depuis l’Estonia ? Pourquoi l'OTAN n'a-t-elle pas apporté son aide, étant donné le besoin urgent de récupérer des centaines de personnes gelées depuis les radeaux de sauvetage ? Quel était le scénario de l’exercice de recherche et de récupération de l’OTAN ?

Malgré des appels téléphoniques et des échanges de courriers électroniques avec le service de presse du siège de l'OTAN, Robert Pszczel n'a pas répondu à une seule de ces questions pour cet article.

Drew Wilson s'est heurté au même mur de silence de la part de l'OTAN lorsqu'il a posé des questions sur l'Estonia pour son livre "The Hole".

Si l’OTAN a une explication raisonnable pour son incapacité à réagir et à apporter son aide lors de la pire catastrophe maritime que l’Europe ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale, pourquoi n’est-elle pas disposée à la fournir ? À qui cette organisation doit-elle rendre des comptes ?

L'OTAN avait 14 navires, sous-marins, avions et membres du personnel des États-Unis, d'Europe, de Suède et de Russie rassemblés près du lieu du naufrage de l'Estonia, pire catastrophe maritime qu'ait connue l'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. L'objectif de l'exercice de l'OTAN comprenait des opérations de "recherche et de sauvetage", mais lorsque la catastrophe est arrivée, l'OTAN n'a rien fait pour aider. Pourquoi ? Que faisait l’OTAN de plus important que de sauver la vie de ses citoyens ? Pourquoi n’en parlent-ils même pas ? Si ce n’est aux citoyens, à qui l’OTAN doit-elle rendre des comptes ? De quel genre d’organisation s’agit-il ?

Le ferry Estonia avait fait l'objet d'alertes à la bombe et avait participé à au moins deux exercices terroristes en 1994, un en février et un autre juste la veille de son naufrage.

Le 2 février 1994, l'Estonia a fait l'objet d'un important exercice de simulation de bombe mené en collaboration avec le RITS, l'agence suédoise d'incendie et de sauvetage maritime, et la police de Stockholm. La police de Stockholm avait demandé à participer à l'exercice et a utilisé des chiens détecteurs de bombes pour détecter les explosifs. La simulation terroriste impliquait un scénario dans lequel des "bombes" avaient été placées dans la zone du sauna et de la piscine sur le pont le plus bas, sous la ligne de flottaison à la proue du navire. Une deuxième "bombe" avait été placée dans les couchettes du premier pont, également sous la ligne de flottaison.

Dans le scénario terroriste sur l'Estonia, les explosifs dans le sauna devaient être trouvés par les chiens, tandis que la deuxième "bombe" devait exploser. Le but de cet exercice antiterroriste était de former l'équipage du navire et d'inclure des experts en terrorisme basés à terre et des policiers avec des chiens renifleurs de bombes, amenés au navire par hélicoptère. Dans la simulation, les "bombes" devaient exploser à mi-chemin entre les côtes estonienne et suédoise, là où le navire a coulé en septembre 1994 après un exercice similaire d'alerte à la bombe.

Lorsque l'Estonia a coulé, un autre exercice de simulation de bombe sur le navire venait de se terminer. Les survivants du naufrage ont en fait déclaré avoir entendu deux énormes explosions juste avant que le navire ne s'incline sur tribord. Plusieurs membres de l'équipage ont témoigné avoir entendu l'alarme incendie codée "M. Skylight to No. 1 and 2" sur le système de sonorisation du ferry vers 1 h 02, après que le navire ait gîté sévèrement.

C'est exactement le même message, destiné à l'équipage, qui avait été utilisé lors du précédent exercice de bombes en février 1994. "M. Skylight" était un signal, pour les pompiers, de se rendre à leurs casernes de pompiers 1 et 2 et de se préparer au contrôle des dégâts. Le fait que cette alarme codée ait été émise indiquait des dommages causés par un incendie ou une explosion qui ont nécessitaient une attention immédiate. Le ferry a coulé en 30 minutes.

Les témoignages oculaires des survivants ainsi que le fait que le navire a coulé extrêmement rapidement suggèrent fortement que des explosifs ont été utilisés pour déchirer un grand trou dans la coque sous la ligne de flottaison. Les policiers suédois qui venaient de mener une formation impliquant une simulation d'alerte à la bombe sur le ferry rentraient chez eux lorsque l'Estonia a coulé. Sur les 70 policiers, seuls 7 ont survécu.

L'Estonia était utilisée pour transporter de la drogue et de la contrebande militaire soviétique, qui comprenait probablement une technologie avancée d'armes spatiales, lorsqu'elle a coulé. Les plus hauts responsables des douanes suédoises, du gouvernement et de l'armée étaient conscients des expéditions sensibles et illégales qui mettaient en danger le ferry. Est-ce pour cela qu’ils sont si déterminés à protéger les mensonges sur le naufrage ?

Christopher Bollyn  http://www.bollyn.info/
NB: en testant le lien, je remarque qu'il est périmé. L'article initial, en anglais, reste tout de même valable et, je présume, sous copyright. 

Notes personnelles sur l'article :
A la rédaction de cet article en 2008, la voie d'eau juste sous la ligne de flottaison à tribord n'avait pas encore été découvert du fait de l'interdiction de la plongée sur le lieu de l'épave et l'hypothèse de la bombe était soutenue par de nombreuses personnes du fait de l'exercice de la veille du naufrage. 

mardi 24 octobre 2023

Fokus Estonia - Emission du 01/05/2021

 

Cette émission est en suédois. la traduction en français se trouve après la vidéo.

Vous remarquerez au passage, le bandeau de racolage honteux de Youtube/Google, lien vers Wikipedia qui cherche à maîtriser le sujet avec de la désinformation comme à leur habitude, ce qui montre bien que le sujet est sensible.

 

Bonjour et bienvenue sur Fokus Estonia !

Nous avons résolu certains de tous les points d'interrogation qui entourent la catastrophe de l'Estonia. Questions pertinentes étayées par des faits vérifiables. L'objectif est de mener à bien une nouvelle enquête appropriée et indépendante sur la catastrophe. 

La commission des accidents JAIC dément dans son rapport que des enquêtes ont été menées à l'intérieur des ponts des voitures de l'Estonia. mais cette affirmation n'est pas vraie. Les propres documents filmés de la commission confirment que plusieurs de ces enquêtes ont été menées. Les conversations entre guides de plongée et plongeurs confirme ce que l'on voit dans le film. Le carnet de plongée le confirme et le rapport de la société Smit Tak le confirme, sont confirmés l'entrée et un film pris dans le pont des voitures. 
En niant les enquêtes menées, la Commission des accidents n'est pas non plus tenue de rendre compte des résultats. Par exemple, les plongeurs qui sont entrés le 3 décembre 1994 et ont filmé un et même plusieurs trous à l'avant du pont-garage en liaison avec les dispositifs d'ouverture de la visière et de la rampe. Le trou présente des rabats dépliés en forme de pétale, caractéristiques des dégâts causés par une explosion. À une autre occasion, un plongeur et une caméra ROV pénètrent à 20 mètres sur le pont-garage et on constate entre autres qu'aucun camion n'est visible Parce qu'il n'était pas possible d'entrer avec la caméra ROV via la rampe presque entièrement fermée et comme il n'y a pas d'autres ouvertures, il est difficile de comprendre comment ils sont entrés. Mais sur la base des données des propres images de la commission des accidents, vous pouvez tracer la façon dont la caméra ROV s'est déplacée. Et notez qu'il doit y avoir un trou plus grand du côté tribord. Il entre dans le pont-garage et se trouve environ 30 mètres plus loin que le trou filmé par Henrik Evertsson. Ces dommages ne sont pas non plus signalés dans l'enquête sur l'accident. La commission des accidents écrit qu'en plus des dégâts sur la cloison avant qui auraient été causés lorsque la visière est tombée, aucun autre dommage n'a été observé sur l'Estonia. Mais sur les propres images de la Commission, on voit l'avant du bulbe de l'Estonia, (puis-je avoir l'autre... merci)
Ici, vous pouvez voir des dégâts importants, il y a des trous, il y a des plaques embouties dans la construction la plus solide du navire. Et cela indique des forces comme lors d'une collision. Ces dommages, que la commission des accidents elle-même a documentés, ne sont pas mentionnés dans le rapport de la commission des accidents. Le très grand trou dans le mur entre le tunnel et le pont-garage et l'espace où sont fixés les vérins hydrauliques n'est pas signalé non plus dans l'enquête sur l'accident. 

Le vérin hydraulique qui soulève la visière de proue doit être détaché du navire pour que la visière soit séparée de l'Estonia et ce trou se trouve juste à côté du support du vérin hydraulique. Le trou présente à nouveau les rabats pliés vers l'extérieur en forme de pétales, caractéristiques d'un dommage par explosion. 
Si l’on croit désormais qu’une explosion a provoqué ce trou, alors il devient très difficile d’expliquer son existence. Si oui, comment cela a-t-il pu survenir ? Et pourquoi la commission des accidents n'a pas dit un seul mot de cette avarie dans son rapport ? 
Les plongées de 2000 de l'expédition Bernis/Rabe ont également filmé un gros trou à l'avant de l'Estonia. Ce collage d'images fixes montre que le trou mesure environ 2 mètres de haut et plus d'un demi-mètre de large. Selon l'un des experts les plus compétents au monde, Brian Braidwood, ce trou avec ses bords extérieurs en forme de pétales a été provoqué par une puissante détonation. La commission des accidents mentionne également ces trous. Ça vaut la peine. Lorsqu'ils publient une photo d'autres blessures mineures dans la cloison avant dans le cadre de leur enquête, la photo est directement trompeuse. Le grand trou n'est pas inclus. 
Grâce aux images de trous de 4 mètres de haut filmés par le journaliste primé Henrik Evertsson sur le flanc de l'Estonia, la Commission nationale des accidents doit désormais, conformément aux accords internationaux sur la sécurité maritime mener une nouvelle enquête. 
Il est souhaitable de numériser photogrammétriquement en 3D toute la coque. Et il est important de filmer ensuite soigneusement tous les trous désormais connus et chercher les réponses aux questions : 

Comment ont-ils été causés ? 
Y a-t-il un lien avec une cargaison militaire à bord ? 
Y a-t-il un lien avec la cause du naufrage ? 

26 ans sans réponse aux questions. Cela suffit maintenant !

lundi 16 octobre 2023

Le défouloir fait sessession

 Parfois, lorsque les circonstances l'exigent, pour survivre, il faut se séparer. 

Certains sujets me tiennent particulièrement à cœur, ce sont ceux dans lesquels le mensonge est vraiment énorme, la mauvaise foi trop visible, l'évidence crie au secours. 

A ceux qui objectent qu'il serait impossible de tenir un secret compte tenu du nombre de personnes impliquées, je répondrai que chacun détient une si petite part de ce secret qu'il ne soupçonne même pas que cette petite part fait partie de ce secret. 

Pour prendre un exemple qui peut paraître dérisoire, demandons nous comment, pratiquement ensemble et sans se consulter, tous les parents du monde occidental mettent en scène la venue d'un personnage imaginaire ventripotent qui arriverait à visiter en une soirée toutes les cheminées des pays concernés. On pourra me répondre que les enfants sont naïfs et croient n'importe quoi venant de leurs parents. Et bien, je vous rassure, ces enfants, en grandissant, n'ont pas perdu leur naïveté et avalent sans broncher ce qui vient de leur poste de télévision. 

dimanche 11 juillet 2021

Naufrage de l'Estonia, quelques questions

 1 - Pourquoi ne pas avoir évacué les corps des victimes d'abord, au lieu de s'occuper de la visière ?

Ci contre, le trou pratiqué par des plongeurs de dans la superstructure du ferry pour pénétrer à l'intérieur.

2 - Pourquoi, alors que ces plongeurs avaient été  autorisés à descendre visiter l'épave et avaient repéré de nombreux corps de disparus, n'ont-ils pas été autorisés à les remonter dans des sacs mortuaires ?

L'image ci dessous montre les emplacements où ils ont noté avoir trouvé des corps en excellent état de conservation.


3 - Comment se fait-il que l'aileron de stabilisateur bâbord soit refermé alors que les témoins l'ont décrit dressé vers le ciel au moment du chavirement ?

NB : Ces images proviennent du documentaire cité dans mon dernier article. 

samedi 10 juillet 2021

M/S Estonia, la découverte qui change tout

Je viens de regarder l'intégralité du documentaire à l'initiative du journaliste Henrik Evertsson, qui a reçu le prix du journaliste suédois, accompagné de l'expert en épaves Linus Andersson. Documentaire en cinq épisodes diffusé sur une chaîne de télévision suédoise sur le naufrage du ferry Estonia en 1994. Ce n'est pas en quelques lignes que je peux résumer ce que j'ai vu en presque six heures. Je vais donc me limiter à la partie exploration, même si je dois revenir plus tard sur les témoignages des survivants de la catastrophe.  

Pourquoi explorer cette épave 26 ans après le drame ? Tout simplement parce que, là encore, les familles endeuillées, en majorité suédoises, n'ont pas accepté les explications des autorités sur les causes du naufrage qui mettait en cause la porte avant et la visière du ferry. Pour cacher la vraie raison de la catastrophe, les autorités ont inventé un mensonge qui a éveillé la méfiance des voyageurs et généralement des Suédois, les uns à l'égard des ferries, les autres vis à vis de leur gouvernement. Je ne les avais pas acceptées non plus. Un vent de 24 nœuds n'arrache pas de portes et un navire qui chavire ne coule que s'il y a une voie d'eau dans la coque, sinon, il flotte retourné. 

Le ferry Estonia est couché sur une petite pente argileuse par 85 m de fond dans la mer Baltique. En 1996, 10.000 tonnes de cailloux ont été déversés sur l'épave, prétendument pour la recouvrir comme une sépulture marine car les corps de beaucoup de victimes sont restés à l'intérieur. Ces cailloux sont autour mais n'ont pas empêché le robot muni d'une caméra de faire le tour de l'épave à la hauteur de la ligne de flottaison du ferry retourné. 

La caméra est partie de la proue pour suivre le flanc tribord du ferry. D'un coup, le commentateur, qui découvrait ces images en direct a dit "le navire s'arrête là".

En réalité, seul le tiers de la longueur avait été parcouru. Ce qu'il ne voyait pas était dans l'ombre portée par une fente presque verticale d'environ 4 mètres de haut dont l'un des côtés était enfoncé de près d'un mètre. En avançant, la caméra a découvert ces images : 



Je ne peux pas reporter dans cet article toutes les images du film, néanmoins; celles-ci suffisent pour se rendre compte que des dommages latéraux ont été subis par le ferry et ont entraîné son naufrage en moins d'une heure. Ça change tout. 

Grâce à un logiciel spécialisé, il en a été tiré cette images de synthèse.



Frank Børresen, capitaine de la marine norvégienne à la base navale Haakonsvern à Bergen en dit ceci : "Au vu des images et des graphiques, il semble qu'une force extérieure ait enfoncé la coque vers l'intérieur. Parce que c'est très proche de la ligne de flottaison, il pourrait s'agir d'une collision mais je n'ai pas l'autorité pour l'affirmer." Il ajoute qu'il considère une explosion comme étant peu probable.

Le professeur Jørgen Amdahl, du Department of Marine Technology, NTNU, Université Norvégienne de Sciences et de Technologie, au vu des images tournées sur place s'est efforcé de déterminer quelles forces sont nécessaires pour infliger des dommages tels que ceux observés sur l'Estonia.

Jørgen Amdahl a utilisé toutes les informations disponibles sur la construction du ferry Estonia dans ses calculs. Comme les données exactes autour de la zone endommagée elle-même n'ont pas été disponibles, il peut y avoir des inexactitudes dans les calculs, Amdahl a donc choisi d'être prudent dans ses conclusions. 

Le ferry Estonia a bien été coulé mais par quoi ?

jeudi 8 juillet 2021

M/S Estonia, documentaire 2021

 Tout le monde n'a pas entendu parler du naufrage du ferry Estonia qui reliait Talinn à Stockholm. Si je n'avais pas moi-même été une habituée des ferries, je ne l'aurais sans doute su, n'étant pas une fanatique des infos en 1994. Ce naufrage a pourtant été l'un des plus meurtriers en temps de paix puisque 852 personnes y ont officiellement trouvé la mort sur les 989 qui se trouvaient à bord. 

Plusieurs documentaires existent sur le sujet. Voici le dernier en date qui tient compte de la découverte du trou dans la coque du navire découvert par une équipe suédo-allemande. Je ferai un billet séparé sur ce trou un peu plus tard. En attendant, bon visionnage. 



Un compte Youtube cloturé, c'est le signe qu'il publie des infos qui déplaisent. Je n'ai aucun doute sur Google et autres du même acabit, je sais qu'ils sont complices de toutes les barbouzeries possibles et imaginables. Leur but est donc d'éviter qu'on en parle.