jeudi 25 mai 2017

Manchester, retour en arrière

Que se passerait-il s'il y avait une attaque terroriste dans un lieu public à Manchester ?

C'était le 10 mai 2016 dans un centre commercial.
800 personnes participaient à un exercice répondant à la question posée en tête de cet article. Des centaines d'acteurs dans le rôle des acheteurs, des dizaines d'officiers de police et l'Unité de Lutte contre le Terrorisme du Nord-Ouest étaient mobilisés pour cette simulation grandeur nature à laquelle participaient également la direction du centre commercial, les pompiers et les Ambulances du Nord-Ouest.

Regardez la vidéo, c'est stupéfiant de réalité :



The Gardian avait publié cet article avec des photos qui nous en rappellent d'autres, qu'on nous a présentées comme des actualités.
Qui peut dire, de ces photos, laquelle a été prise en 2016 et l'autre en 2017 ?


On peut quand même se poser la question légitime suivante : Est-ce que tout ce qu'on nous a montré comme étant du terrorisme en était réellement ou bien, comme pour la reconstitution à Doha du décor de la place Verte de Tripoli au moment où la France avait déclaré une guerre illégale contre la Libye, tout n'est que du cinéma ?

Le réalisme des scènes de guerre ou de crime à Hollywood est si intense qu'on s'y croirait. D'ailleurs, lorsqu'elle avait vu la chute des tours du World Trade Center en passant devant un magasin, une de mes filles avait immédiatement pensé à une bande-annonce pour un nouveau film catastrophe.

Le problème est là. Nous vivons tellement à l'ère du mensonge qu'on ne peut jamais exclure une mise en scène. Ceux qui ne se rendent pas compte que les media nous mystifient les trois-quarts du temps sont ceux qui réclament plus de sécurité, plus de police et une surveillance accrue de leur vie privée.

Nous valons mieux que ce rôle d'éternels apeurés encadrés n'osant pas s'exprimer, soumis à un état d'urgence absurde et à des lois qui restreignent de plus en plus nos droits jusqu'à ne plus être que des zombies en esclavage qui travaillent pour enrichir une caste de feignants, consomment à caddies pleins la nourriture trafiquée des multinationales et devraient avoir le bon goût de crever une fois devenus "inutiles".

Un peu d'esprit critique est parfois salutaire.


mardi 23 mai 2017

Manchester 322

Le cirque "Skull and Bones 322" continue sa tournée européenne par la ville de Manchester.

Dans la continuité des coïncidences précédemment mises en avant, un kamikaze se fait sauter à 23 h 22 et fait 22 morts dans une salle de spectacle britannique près de la gare Victoria Station.

L'attentat du 20 janvier dernier à Melbourne dans l'état australien de Victoria avait déjà "prévenu" celui de Westminster à 3 h 22 le 22/03. En plus des chiffres, la coïncidence se poursuit avec les noms : l'état et la gare du même nom entre Melbourne et Manchester, la rue de la Reine entre Melbourne et Stockholm, mais il y a plus vicieux.

Le 11 décembre 2010 à Stockholm, deux explosions ont eu lieu, une voiture piégée à 16 h 50 au carrefour entre la rue Olof Palme et Drottninggatan, et un kamizaze muni d'une ceinture d'explosifs à 17 h 00 à 200 m de là, près du carrefour entre Bryggargatan et Drottninggatan, sans faire ni morts ni blessés autres que le kamikaze, car Bryggargatan, contrairement à Drottninggatan, n'est pas une rue commerçante et il n'y a généralement personne. Bref, un attentat suicide dans lequel le "suicidé", Taimour Abdulawahab aurait fait attention à ne surtout faire de mal à personne. Curieux pour un type ayant prétendument envoyé une lettre de menace contenant  ces mots "maintenant vos enfants, vos filles et vos sœurs meurent comme nos frères, nos sœurs et nos enfants sont en train de mourir ".

Une photo a immortalisé le kamikaze étalé par terre dans la neige. Il est mort, évidemment, "gravement endommagé" comme l'ont rapporté les media suédois, ce que la photo ne montre pas.


Mais dites-moi, ce magasin SALT, juste en face, il ne vous dit rien ?
Et bien oui, c'est la caméra de surveillance de ce magasin qui a enregistré le passage rapide du camion fou de Drottninggatan. Encore une coïncidence. Comme le monde est petit !

lundi 22 mai 2017

la censure étouffe les populations

Question : comment rendre suspecte la théorie officielle sur un sujet ?
Réponse : en censurant ceux qui ont une opinion contraire.

La censure est un aveu de faiblesse, un signe de peur. Lorsqu'on prend le pouvoir par ruse, par traitrise ou par force, il est indispensable de faire taire ceux qui ont une connaissance différente de ce qui est clamé officiellement. Ceci est cependant risqué, car la censure révèle bien souvent la faille de ceux qui l'appliquent.

J'ai entendu avec étonnement le silence absolu en haut lieu après les propos indécents de Nathalie Saint-Cricq "Il faut repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie". Comme quoi les soviétiques n'avaient pas le monopole du goulag et de l'internement psychiatrique abusif. D'autres y pensent et n'hésitent pas à le dire publiquement.
Au nom de quoi peut-on prétendre qu'une opinion est un crime ?
Je l'ai dit en 2015, je ne suis pas Charlie car il s'agit d'une imposture. La liberté d'expression n'existe pas en France, sauf pour des personnes choisies et bien protégées. Avoir une une lecture différente des évènements serait un délit ? Et bien, c'est évidemment contraire à cette liberté clamée si fort.

Je prendrai comme exemple les persécutions dont sont victimes les révisionnistes en Occident.
La loi a la possibilité de contenir les injures, les discriminations, les excès et elle ne le fait pas toujours, mais en ce qui concerne les opinions, y a t-il une légitimité dans cette répression féroce ?

Selon les termes de l'article11 de la Déclaration de 1789 : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi".

C'est au nom de cette liberté d'opinion que je partage aujourd'hui cette vidéo de Vincent Reynouard sur le sujet de la censure.



Cette loi Gayssot tant contestée est souvent le point de départ d'une réflexion. Pourquoi punir lorsque des opinions marginales et sans fondement sont exprimées par un seul individu dans un tout petit cercle de personnes ? Si on envisage la censure, c'est que l'affaire a une importance car qui songerait à faire taire un hurluberlu qui dirait des sottises ?

S'il y a contestation d'une théorie officielle, c'est, comme je l'ai dit dans mon dernier article au sujet de la gestion des évènements, parce qu'il y a un endroit par où cette théorie est en rupture de continuité. Quelque chose ne colle pas. Dès lors, plutôt que de punir, pourquoi ne pas apporter publiquement des preuves incontestables ou bien reconnaître de bonne foi qu'on s'est trompé ? Les deux attitudes sont louables si elles sont faites dans le but de la recherche de la vérité. 

Si demain, une loi était promulguée contestant l'existence de Charles de Gaulle, pourrait-on poursuivre ceux qui ont vécu sous sa présidence et en parlent ? 
Définitivement, la justice ne fait pas bon ménage avec l'histoire et quand je dis histoire, je ne parle pas de ce qu'on lit dans les manuels scolaires, qui change sans cesse, mais de ce que les gens ont vécu pour de vrai. 

Je suis généalogiste et je ne m'appuie que sur des preuves, ce qui rend mes recherches incontestables. Il serait bon que les personnes qui clament des conclusions d'enquêtes fassent réellement ces enquêtes et que les preuves soient à la disposition de la population et non conservées à l'abri des regards pendant un siècle. Se situer dans l'espace et dans le temps est indispensable à l'équilibre des gens. Si l'histoire est censurée, ils sont comme les enfants nés sous X, une autre forfaiture, coupés de leurs vraies racines et déséquilibrés. 

A cet article, j'ajouterai une question : Pourquoi les publications postérieures à l'année 1939 sont elles, à de rares exceptions près, indisponibles dans les sites d'archivage de la presse ? Serait-ce encore une forme de censure ?

jeudi 18 mai 2017

La gestion des évènements

Tous les jours, ceux qui suivent l'actualité reçoivent des informations au sujet de ce qui s'est produit, en France ou à l'étranger, en fonction de l'intérêt que ça peut avoir, soit pour le public, soit pour le gouvernement.

Si, par exemple, un crime a été commis, les journalistes donnent logiquement les détails dont ils disposent et nous font ensuite part du suivi de l'enquête, puis de l'arrestation du criminel, des raisons de son acte et, plus tard, rappellent les faits lorsque le procès a lieu. L'affaire s'arrête lorsque la sentence a été prononcée. L'enquête et le jugement font partie de l'évènement.

Il y a un certain nombre d'évènements pour lesquels des étapes sont sautées, ne permettant pas au public de "classer" l'affaire. C'est le cas pour de nombreux évènements. L'assassinat de John F. Kennedy, celui du premier ministre suédois Olof Palme, les évènements du 11 septembre 2001, les naufrages du ferry Estonia et du navire Costa Concordia, les incendies des ferries Scandinavian Star et Moby Prince, l'affaire Merah, la tuerie de Charlie Hebdo, les évènements de novembre 2015 à Paris et du 14 juillet à Nice ne sont que des exemples de ces évènements auxquels il manque un morceau essentiel. Ces seuls évènements ont fait plus d'un millier de victimes.

En ce qui concerne les attentats, nous sommes confrontés, avec des images dont la violence dépasse souvent ce qui est admissible, à un évènement brutal le plus souvent qualifié de "terreur". L'étape suivante est l'exécution sommaire de présumés coupables sans enquête et sans jugement.

C'est George W. Bush qui a inauguré cette notion de terreur permanente en répétant des dizaine de fois ce mot inemployé depuis la Révolution Française et depuis lors, on nous le martèle à chaque actualité et c'est à dessein, car "La Terreur" désigne la période au cours de laquelle, en France, des mesures d’exception ont été prises par le gouvernement révolutionnaire entre juin 1793 et juillet 1794, à la chute de Robespierre. Ces mesures d'exception comprenaient entre autres des perquisitions sans jugement et de nombreuses exécutions capitales sans véritable procès. Le but était de provoquer un effroi paralysant sur la population.

Ai-je besoin de dire que l'état d'urgence est également une période au cours de laquelle ces mesures d'exception sont appliquées ? Initié par le président Hollande, cet état a été prolongé pour une période indéfinie par le président actuel, soutenu par un "Front Républicain" qui, explicitement, nous ramène aux pires heures de la Révolution Française, un président pour lequel ont voté tous les naïf qui n'ont comme seule excuse que d'avoir eu la trouille d'une ombre qui pourrait être celle d'un loup, l'ombre d'un masque de papier fabriqué pour faire peur. Pourquoi se priver de cet artifice qui marche si merveilleusement bien ?

Avant même d'être proclamé, l'état d'urgence était implicitement en préparation. On n'a pas vu de véritable changement. La transformation des policiers en robots surprotégés et sur-armés date déjà de plusieurs années, la diffusion télévisée à des heures de grande écoute d'images de cadavres éparpillés sans avertissement préalable, la mise en scène de la moindre arrestation par des pseudo-terroristes cagoulés de noir qui ont pour principale mission de terrifier et de faire le maximum de dégâts. Je pense à deux exemples en particulier. Les assauts au moyen d'armes lourdes des maisons d'habitations de Varg Vikernes, et de Wilfried Paris (où se trouvaient également des enfants en bas-âge et des personnes en retraite). Le premier avait été accusé par Manuel Valls d'avoir reçu un courriel d'Anders B. Breivik et le second d'avoir menacé un bâtonnier. Les deux accusations n'ont jamais pu être prouvées mais dans le premier cas, il s'agissait de faire croire aux Français qu'on agissait pour faire reculer le terrorisme et dans le second cas, cet avocat avait déposé une Question Prioritaire de Constitutionnalité auprès du Conseil Constitutionnel. Le Gouvernement n'aime pas qu'on vérifie si ce qu'il fait n'est pas en accord avec la Constitution de la Cinquième République. Wilfried Paris souffrant d'une pathologie cardiaque, les media auraient parlé d'un regrettable accident. C'est ça, la terreur.

Tant en ce qui concerne les assassinats qu'en ce qui concerne les quatre catastrophes maritimes que j'ai citées, et malgré l'avis de plusieurs experts, aucune enquête sérieuse n'a été menée et les preuves disponibles, entre autres les épaves, ont été soustraites, comme l'acier des tours du World Trade Center, de façon à faire avorter toute tentative de trouver la vérité. La presse a fait le reste. Le mensonge et la manipulation sont devenus permanents.

C'est cette gestion des évènements qui donne la vraie mesure des régimes sous lesquels on vit. Le seul mot de démocratie devrait éveiller la méfiance.

lundi 15 mai 2017

Lumière, la photo du mois

Thème du mois de mai : Lumière(s), choisi par Eurydice.
Note de l'auteur : à la fois pour saluer les beaux jours et pour revenir à l’étymologie du terme "photographie".

Parce que la lumière est là pour éclairer ce qui est dans l'ombre, le sujet me convient particulièrement bien.
Un rayon de soleil venu du nord-est, uniquement visible d'avril à fin août, est venu révéler cette petite mesure ancienne en étain. Ce rayon entrant dans la maison par un endroit très étroit, il produit une tache de soleil qui se déplace en fonction de la date. Il faut se lever de bonne heure et attendre. C'est mon petit bonheur du matin.



D'autres lumières chez ces blogueurs éclairés :

Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Calamonique, Carole en Australie, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, E, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, J'habite à Waterford, Josette, Josiane, Julie, Kellya, KK-huète En Bretannie, Krn, La Fille de l'Air, La Suryquoise, La Tribu de Chacha, Lair_co, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Natpiment, Nicky, Pat, Paul Marguerite, Philae, Philisine Cave, Pichipichi Japon, Pilisi, Renepaulhenry, Sous mon arbre, Testinaute, Tuxana, Ventsetvoyages, Who cares?, Xoliv', écri'turbulente. et aussi Tambour Major.

Il y a 9 ans

Comme tous les blogs, le défouloir a une histoire que je pourrais résumer en deux images. la première est celle d'une bagarre, car c'est bien de cette manière que tout a commencé. Une bagarre entre blogueurs aux opinions bien diverses, incapables de deviser sereinement.
Cette bagarre était l'image d'en-tête du défouloir au moment de sa création.



la seconde est une capture d'écran du premier billet. C'est explicite.

J'avais été invitée par mon cousin à participer à un blog privé où il y avait de nombreuses querelles et pour avoir voulu mettre un peu de gaîté, j'ai été exclue du "salon" de ces dames pour un jeu de mots. Je ne me souviens pas exactement à quel sujet, mais j'avais été amenée à nous présenter, moi et mon cousin, comme "le père Vers et l'abbé Casse". Ça n'a, en apparence, fait rire que nous. La maquerelle en chef nous a fait sortir manu militari sans aucun humour. J'en ris encore.

A l'occasion de ce souvenir, je remercie mon cousin, à la fois de m'avoir fait connaitre ces mégères car c'était une expérience instructive, sociologiquement parlant, et de m'avoir (j'allais écrire introduite, mais en ce qui le concerne, il faut faire attention aux mots qu'on emploie) fait découvrir le monde des blogs. Je suis toujours là, même si, de temps en temps, je remets tout en question.

Le but du défouloir a quelque peu changé et les bagarres ouvertes m'intéressent moins que ce qui semble aller de soi et se trouve repris en chœur par tous sans questionnement.  Quel qu'en soit le récit qui est fait de l'histoire et de l'actualité, la vérité existe et elle est souvent tout à fait différente de ce qu'on nous raconte. J'ai l'injustice en horreur et seule la vérité vraie trouve grâce à mes yeux, je consacre donc principalement cet espace d'écriture à tenter de faire la lumière sur le côté obscur des évènements.

samedi 13 mai 2017

Trop c'est trop !

Hier, 12 mai 2017, soit 5 ans et 4 mois après l'accident du navire de croisière Costa Concordia, l'impensable est arrivé. Le capitaine Francesco Schettino, ex-commandant du navire de croisière Costa Concordia, a vu sa peine de 16 ans et 1 mois de prison confirmée par la cour de cassation italienne. Il attendait le verdict à la porte de la prison et s'y est présenté aussitôt, même s'il n'accepte pas d'être le seul coupable désigné de toute cette affaire. Il est en effet assez présomptueux de croire qu'une seule personne est responsable de tout ce qui se passe sur un navire de presque 300 mètres de long pouvant accueillir plus de 4.000 personnes. Si c'était le cas, on se demande bien pourquoi il y avait 1.000 membres d'équipage.

Le fait le plus étonnant dans cette histoire est qu'il n'y a pas eu d'enquête technique. Je défie qui que ce soit de me montrer un document officiel expliquant comment le navire a coulé.

Pour comparer avec ce qui se passe dans un pays, il est évident qu'un président de la république seul ne décide pas de toute une politique, ne fait pas toutes les lois et n'est certainement pas partout à la fois. On peut comparer les membres de l'équipage d'un navire aux fonctionnaires de l'état. Ils le font fonctionner et c'est de là qu'ils tirent leur nom.
Sur le Costa Concordia, mis à part ceux, les plus nombreux, qui s'occupent du confort des passagers, il y avait aussi une équipe d'officiers comparables à des ministres.

De quart ce soir là : Ciro AMBROSIO, premier officier de passerelle, Silvia CORONICA, Salvatore URSINO, officiers de bord chargés de la surveillance de la route et du radar, Stephano IANELLI, élève officier et Jacob RUSLI BIN, timonier, qui assurait la vigie lorsque le navire était sous pilotage automatique. 
Etait en outre présent à la passerelle, Roberto BOSIO, commandant en second.

Manrico GIAMPEDRONI, commissaire de bord et Ciro ONORATO, chef de la restauration à bord, avaient dîné en compagnie de Francesco SCHETTINO, commandant le navire et de Domnica CEMORTAN, qui avait fait partie de l'équipage antérieurement.
Le détour par l'île du Giglio avait été décidé au dernier moment et c'est le cartographe Simone CANESSA qui l'avait tracée. Cette route avait été approuvée par le capitaine Francesco SCHETTINO. Elle n'a pas été suivie par l'équipe de quart.
Andrea BONGIOVANNI, officier de pont, formateur en sécurité, ne s'y est trouvé qu'après l'impact avec le rocher.

Paolo Giacomo PARODI, conseiller technique de la flotte de Costa Croisières, responsable de l'entretien des navires, Manfred URSPRUNGER, vice-président exécutif de Costa Croisière, propriétaire du Costa Concordia, et Roberto FERRARINI, chef de l'unité de crise de la compagnie, en intervenant depuis la terre au nom de leur employeur COSTA CROISIERE, ont démontré que contrairement à ce que l'imagerie populaire nous fait croire, un commandant de navire est avant tout un employé obéissant et non comme au temps de la marine à voile, seul maître à bord après Dieu.

Alors, de même que j'estime que, même s'il est la cible préférée de nos compatriotes, qui viennent d'élire son clone, j'estime que François Hollande n'est pas responsable de tout mais n'est au contraire qu'une sorte de tampon entre les Français, ses ministres et les vrais décideurs, de la même manière Francesco SCHETTINO a le rôle du bouc émissaire pour toutes les autres personnes impliquées dans ce que certains ont appelé le naufrage du siècle, celui du siècle précédent ayant été celui du TITANIC avec lequel les comparaisons n'ont pas manqué. 

Contre l'ex-commandant, ce sont des "communicants" qui ont mené la danse, suivis par les media pour qui tout ce qui peut rapporter des lecteurs et donc des recettes de publicité est bon. Les communicants, ce sont ces personnes dont le métier est de tromper les gens en utilisant des éléments de langage particuliers. Ils écrivent les discours des hommes politiques de façon à embrouiller le plus de monde possible, ils ont écrit l'histoire d'un naufrage dont le capitaine était l'unique responsable pour occulter le fait que le navire n'était pas en état de naviguer, non conforme à la législation depuis sa conception et que son entretien, sans doute fort coûteux était sans cesse repoussé aux calendes grecques. Ce n'était pas qu'une question d'opinion publique, c'était aussi une question d'assurances. Une compagnie n'assure pas un navire non conforme. Il a fallu tricher. 

A combien de temps d'emprisonnement ont été condamnés, les différents officiers responsables du quart horaire pendant lequel l'accident s'est produit ?

Ciro AMBROSIO, premier officier de passerelle, chef de quart, chargé de surveiller tout ce qui se passe en passerelle, et autour du navire et de prendre les décisions  : ZÉRO

Silvia CORONICA, officier chargée de la surveillance du radar et de contrôler que le navire ne s'écarte pas de sa route : ZÉRO

Salvatore URSINO, officier de bord, qui a vu que le navire était trop près de la côte mais n'a pas pipé un mot : ZÉRO

Stephano IANELLI, élève officier, qui devait apprendre au contact des trois précédents comment diriger un navire en toute sécurité et n'a rien vu : ZÉRO

Leur excuse a été qu'ils ne savaient pas se servir de l'équipement électronique sophistiqué qui était celui du Costa Concordia parce qu'ils n'avaient pas reçu de formation. Ils ne savaient visiblement pas naviguer non plus aux amers.

Jacob RUSLI BIN, qui, en tant que vigie n'a pas remarqué que le faisceau du phare se cachait derrière le relief de l'île et, comme timonier, n'a pas suivi les ordres : ZÉRO
Son excuse a été qu'il ne comprenait ni l'italien, langue officielle du bord, ni l'anglais, langue de la marine de croisière. Il n'a pas témoigné aux procès. Interpol l'aurait cherché sur toutes les mers du globe. Plus simplement, un journaliste italien a cherché son numéro dans l'annuaire à Jakarta et l'a appelé au téléphone. Il y était. Il n'a néanmoins pas été convoqué.

Alors, au moins pour ces cinq-là, je pose la question :

QUI EST EN CHARGE DE LA GESTION ET DU RECRUTEMENT DU PERSONNEL ET DES FORMATIONS, LES COMMANDANTS DE NAVIRES OU L'EMPLOYEUR, COSTA CROISIERE ?

Je continue :
Roberto BOSIO, commandant en second, qui aurait du intervenir mais n'a rien dit : ZÉRO
Je suppose que comme il n'était pas de quart, il n'a même pas surveillé. J'avoue ne pas m'être trop intéressée à son rôle.

Il y avait des officiers de quart, ils étaient responsables du navire de 20 heures à minuit. L'accident est arrivé à 21h45. Or, de même qu'on ne peut pas reprocher à un ministre qui arrive l'état dans lequel son prédécesseur a laissé l'économie, on ne peut pas reprocher à un capitaine les manquements de ceux qui l'ont précédé dans sa tâche. La masse, et donc l'inertie, de ces géants des mers oblige à prévoir.

Francesco SCHETTINO, capitaine, commandant le navire, arrivé en passerelle 6 minutes avant l'impact avec l'écueil du Scole : 16 années et 1 mois de prison.

Le monde marche sur la tête ou bien, là encore, l'objectivité de la justice pourrait être mise en cause.
Bien entendu, je n'ai pas dit mon dernier mot.





lundi 8 mai 2017

Les élections françaises vu de l'étranger

Une soirée consacrée à l'élection française sur la télévision anglophone Red Ice TV.

Le moins qu'on puisse dire est que le point de vue est complètement différent de celui des media alignés français.
Dès les premières minutes, la douche écossaise entre un très beau reportage sur la culture française et une bagarre de rue entre migrants sous la ligne du métro aérien.
Un peu plus tard, un commentaire sonne comme une fatalité :

"La France est maintenant le pire pays en Europe."

Installez-vous confortablement parce que ça dure 3 heures.


Macron est un psychopathe

L'analyse d'un psychiatre italien sur Emmanuel Macron :


Ils ne doutent de rien

Je dédie ce billet aux théoriciens de la coïncidence.

Dans mon dernier billet, j'évoquais un changement de signification de certains mots. D'autres, devenus courants chez les adeptes inconditionnels de la presse, m'amusent.
Les mots "fachosphère" et "complosphère" me fascinent avec le même intérêt que la déclaration de Christophe Collet à l'issue du procès de Vincent Reynouard, je cite : "Il ne faut absolument pas laisser nos adversaires, les adversaires de cette démocratie, les adversaires de cette liberté, s'exprimer librement." C'était en février 2015, juste après l'affaire Charlie Hebdo. On s'en souvient, des centaines de milliers de Français avaient défilé dans la rue pour la liberté d'expression. On le voit, cette liberté d'expression est à géométrie variable, tout comme la démocratie.

Ce n'est pas la "complosphère"(dont je comprends que ce serait une sorte de groupe occulte disant n'importe quoi) qui a publié ces images, et vous pouvez facilement le vérifier en cliquant dessus car ce sont des liens vers leurs sites d'origine. Ce sont respectivement :

Nice-Provence-Infos


Europe 1 le JDD


La Charente Libre 


Je commenterais juste en disant que le chiffre de 66,06 a été communiqué par le ministère de l'intérieur qu'on ne peut vraiment pas qualifier d'impartial puisque monsieur Macron est le candidat du gouvernement sortant. Que la provocation aidant, avec vraiment peu d'humilité après le score lamentable qu'il a fait, il ait accepté, car je doute que ce choix ait été le sien, de s'exprimer devant une pyramide, symbole de l'oligarchie absolue, dans la cour du Louvre, un autre symbole fort du pouvoir de la monarchie de droit divin, ce puisse être une maladresse, je peux effectivement l'admettre, car le besoin de briller l'emporte certainement sur la raison chez ce personnage, mais le choix de l'estrade, il a été construit, alors qu'on ne vienne pas me la faire à l'envers avec les symboles car s'il y a occultisme (dans le sens de actes cachés) , il n'est pas du côté où l'on pense.

Je m'informe


Depuis un certain nombre d'années, je constate que les mots droite et gauche se sont inversés lorsqu'on parle de politique. Ce ne sont plus des idées, c'est une question de place dans l'hémicycle, rien d'autre.

Le gouvernement de François Hollande a été, dans les faits, un gouvernement d’extrême droite. Evidemment, comme ce terme a été diabolisé pour ne désigner qu'un seul parti, le Front National, on ne peut pas le dire ouvertement alors on continue à dire "la gauche" pour parler des socialistes alors que ça n'a plus aucune signification logique. Il faut se méfier des mots. Le mot socialiste lui-même n'a plus aucune signification, pas plus que le mot démocratie.

Emmanuel Macron, lorsqu'il était conseiller de François Hollande à l'Élysée, a joué un rôle capital dans la genèse du pacte de responsabilité et des fameux CICE (Crédits d'Impôts pour la Compétitivité et l'Emploi) qui avaient pour objectif de redonner aux entreprises des marges de manœuvres pour investir, prospecter de nouveaux marchés, innover, favoriser la recherche et l’innovation, recruter, restaurer leur fonds de roulement ou accompagner la transition écologique et énergétique. Ce cadeau fiscal de 7% fait aux entreprises n'a non seulement pas fait reculer le chômage mais l'a au contraire fait augmenter de 30% tout en coûtant 204 milliards d'euros à la France, mais c'est à lui qu'on veut confier la responsabilité de l'économie de la France. 

La loi Macron dite aussi "loi travail", issue des directives européennes, a remis en cause tous les acquis sociaux des français obtenus par les générations précédentes depuis un siècle et demi. Toutes les conquêtes sociales tombent les unes après les autres au profit des détenteurs de capitaux et des grandes entreprises. Ceci est une politique de droite, n'en déplaise à ceux qui ont cru voter à gauche. 

Sur un site destiné aux enfants, je lis que les politiques de gauche s'attachent surtout à :

"la protection des personnes en difficulté et des droits des travailleurs. Ils veulent notamment conserver le rôle important de l'État dans les domaines de l'éducation et de la santé." 

Et celles de droite :

"accorder le plus de liberté possible aux entreprises et limiter le rôle de l'État" 

Écoutez bien ce que dit Marine Le Pen et vous verrez, au delà des expressions convenues et rabâchées par la presse mainstream, que le candidat le plus à gauche de ce deuxième tour, c'était elle et que son parti, même s'il n'a pas changé de nom n'a plus grand chose à voir avec celui de son père. Ce sont les media qui dirigent tout et les Français se sont fait avoir. 

Je tente de voir où la politique d'Emmanuel Macron va nous mener autre part qu'à une soumission accrue aux diktats venus d'ailleurs. Les Français n'ont pas voté pour Macron, ils ont voté contre un épouvantail fabriqué par le pouvoir en place pour recycler leur produit périmé dans un nouvel emballage.

Lors du mandat de François Hollande, on se demandait en plaisantant, mais pas tant que ça, quelle gueule aurait celui qui nous ferait regretter François Hollande, et bien ne cherchez plus, on l'a.

A lire en complément, cet article du Point de septembre 2014. On est au cœur du problème.

dimanche 7 mai 2017

François Asselineau sur le résultat de l'élection présidentielle


la pub "en marche"

Le slogan publicitaire "en marche" pour le nouveau produit marketing qui va occuper l'Elysée était bien choisi. En effet, il a bien fait marcher toutes les victimes ordinaires de la pub.

- Tiens, on essaierait bien ça.
- Mais c'est la même chose dans un nouvel emballage !
- Oui mais la couleur du papier me plait mieux.

C'est l'attrape-gogo habituel, c'est Raider qui devient Twix, mais c'est le même caramel dégueulasse dont on ne voulait pour rien au monde et qui revient nous coller.

Même si je suis persuadée qu'il y a quelque part un truandage électoral, ne serait-ce qu'au niveau des media, il y a quand même des inconscients qui ont glissé un bulletin Macron dans l'urne. Sans doute ceux qui ont été comblés par le gouvernement précédent. Ceci reste un mystère pour moi mais il se peut qu'il existe des personnes qui se moquent des chiffres du chômage parce qu'ils ont du boulot, qui se moquent des SDF parce qu'ils ont un toit sur la tête, qui se moquent du nombre ahurissant des suicides d'agriculteurs, d'artisans et de commerçants, qui se moquent du fait que la retraite des anciens les oblige parfois à choisir entre manger et se chauffer parce que leur propre retraite ce n'est pas demain matin, qui se moquent des attentats parce qu'ils n'y étaient pas, qui se moquent des hausses délirantes de la fiscalité foncière parce qu'ils ne sont propriétaires de rien, qui se moquent de la décadence de l'école publique parce qu'ils ont choisi d'avorter plutôt que d'avoir une famille... Je peux continuer longtemps comme ça parce qu'en dehors de leurs petites sorties cinéma, leurs aventures d'un soir ou leur virée au supermarché, rien ne les importe.

Alors que Macron la continuation socialiste ait choisi le Louvre, résidence des rois de France, ça ne choque personne, moi, pour ma part, je l'aurais mieux vu à Versailles, en 1789.


Le président que nous avons loupé

Comme ils le reconnaissent tous, érudit, drôle, incollable sur la constitution et honnête.
Une grosse perte pour la France et les Français.


Vous vous en souviendrez en temps utile.

samedi 6 mai 2017

Pauvre France

Je dis pauvre France, mais je devrais dire, c'est bien fait, vous avez mérité ce qui vous arrive. Le souci, c'est que vous avez entraîné dans vos choix indignes nombre de ceux qui voulaient un réel changement de politique en France et non "Macron la continuation" dont le mouvement ne peux que nous emmener "en marche arrière" vers plus de socialisme décadent, plus de Hollande, plus de Manuel Valls alors que vous disiez tous en avoir marre jusqu'à la nausée.

Aucun des deux candidats qui restent en lice ne va rompre avec la désastreuse politique de l'Union Européenne mais Marine Le Pen promet un référendum, ce qui est tout de même une lueur d'espoir pour ce combat que je considère comme étant l'absolue priorité, rien n'étant possible tant que la France reste dans ce carcan qui interdit à n'importe quel chef de gouvernement de prendre la moindre décision mais oblige à la stricte obéissance aux directives européennes et plus particulièrement aux "Grandes Orientations de Politique Économique" publiées en juin 2016 et qui devront être suivies à la lettre par celui, n'importe lequel, qui sera élu. D'ailleurs, Macron l'a bien dit "On se moque des programmes..." parce qu'il sait qu'il n'a qu'un rôle à jouer, répercuter ce qu'on va lui ordonner. Alors si on pense printemps,comme il nous l'a suggéré, on pense aux printemps arabes téléguidés de l'étranger qui ont mis la Libye à sang et agit de même en Syrie, on pense aussi à l'Ukraine où le président élu régulièrement par le peuple a été remplacé par un coup d'état organisé outre-Atlantique. Alors "pensez printemps" pour moi, c'est l'annonce de la guerre civile, des exécutions sommaires auxquelles nous avons déjà été un peu habitués avec les deux précédents présidents, de l'autoroute de la finance et des laissés pour compte de plus en plus nombreux. Macron, c'est "en marche ou crève". Derrière Macron, c'est Hollande, mais c'est aussi Attali, c'est la peste qu'on connait trop alors même si ce n'est pas mon choix véritable mais plutôt un sauve qui peut, je le dis, pour moi, c'est tout sauf Macron.

Voilà ce que ceci m'a inspiré :

Je ne le signe pas, je ne mets pas de copyright, au contraire, plus il sera copié et plus je me réjouirai.