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jeudi 2 août 2012

Lettre du capitaine Paul Watson

Je publie la copie de cette lettre, trouvée sur le site de Sea Shepherd, parce que je crois qu'elle contient un message important et qu'elle mérite d'être lue par le plus grand nombre. J'ajoute que je soutiens l'action de Sea Shepherd et du capitaine Paul Watson contre les braconniers japonais aidés par l'Allemagne dans leur chasse illégale à la baleine.


Premier message du capitaine Paul Watson depuis son départ aux sympathisants de Sea Shepherd

Pour la première fois depuis que le monde se perd en spéculation sur pourquoi Paul Watson a décidé de quitter l'Allemagne après avoir été assigné à résidence pendant 70 jours, le capitaine s'exprime. Il a envoyé ce message le week-end dernier au quartier général de Sea Shepherd, en demandant à ce qu'il parvienne aux militants et sympathisants.

Le Capitaine Paul Watson, foundateur de Sea Shepherd Conservation Society. Photo: Mike MulleLe Capitaine Paul Watson, foundateur de Sea Shepherd Conservation Society.
Photo: Mike Mulle
A mes amis et sympathisants,
Je suis en ce moment dans un endroit de la planète où je me sens à l'aise et en sécurité, loin des magouilles des dirigeants qui ont fermé les yeux sur l'exploitation de nos océans.
Le gouvernement allemand a déclaré que j'ai trahi leur confiance en quittant le pays, mais ils avaient déjà trahi la mienne. Les autorités allemandes avaient déjà pris une décision politique avant même que le tribunal ait statué, et pendant ma rétention, les japonais négociaient avec l'Allemagne afin d'obtenir mon extradition vers le Japon sur des preuves fabriquées de toute pièce par Peter Bethune, un ancien membre d'équipage de Sea Shepherd.
En 2010, le bateau japonais Shonan Maru #2 avait délibérément heurté et détruit l'Ady Gil, manquant de tuer 6 personnes. Le capitaine japonais n'avait même pas été interrogé, aucune charge n'a jamais été retenue contre lui, les dégâts n'ont jamais été payés, et il a emmené au Japon le capitaine de l'Ady Gil, Peter Bethune, qui a coopéré avec les garde-côtes nippons pour produire de fausses preuves et me rendre responsable de l'attaque, alors que je m'étais opposé à sa décision d'aborder le bateau japonais.
Nous avons coûté des dizaines de millions de dollars à l'industrie baleinière, et en octobre 2011 ils se sont approprié un trésor de guerre de quelque 30 millions de dollars du Fonds pour les victimes du tsunami afin de combattre Sea Shepherd. Cet argent leur a permis d'augmenter leur dispositif de sécurité en mer, de nous intenter des procès aux Etats-Unis et de nous attaquer là où ils nous pensent vulnérables.
Et la seule occasion qu'ils ont trouvée est un incident vieux de 10 ans qui s'est produit dans les eaux guatémaltèques en 2002. Cet événement était une simple obstruction d'un navire costaricain à l'aide d’un canon à eau. Cette action, qui avait d'ailleurs été dirigée avec l'autorisation du gouvernement du Guatemala, allait à l'encontre d'une opération de découpe d'ailerons de requins qui avait été filmée pour les besoins du documentaire qui allait être primé, "Les Seigneurs de la Mer". C'était contre un bâtiment qui, un an auparavant, avait été accusé de braconnage d'ailerons de requins dans les eaux de la Réserve marine du parc national des Galápagos, où notre bateau, le Sirenian, avait aidé à l'appréhender.
Le Japon avait déjà tenté de me faire arrêter par Interpol pour l'incident lié à l'Ady Gil, mais Interpol avait rejeté leur demande de notification 'rouge', ne leur en concédant qu'une 'bleue', ce qui signifie que les pays pouvaient rapporter mes allées et venues au Japon sans pouvoir m'arrêter.
En décembre, la Présidente du Costa Rica a rencontré le Premier ministre japonais. Je me suis rendu en Allemagne, au Festival du film de Hambourg en novembre 2011, sans être inquiété. En mars, j’ai voyagé en Espagne et en France sans connaître le moindre incident. Et en mai de cette année, j'ai été arrêté en Allemagne pour une demande d'extradition émanant du Costa Rica. Et j'ai découvert que le Costa Rica, à l'instar du Japon, avait fait la même demande à Interpol, qui avait fini par rejeter leur requête.
L'Allemagne, cependant, un pays sans accord d'extradition avec le Costa Rica ou le Japon, a décidé de m'appréhender sur ce qu'ils appellent un accord bilatéral avec le Costa Rica. Cela a bien entendu attiré l'attention du Japon qui a débuté les négociations avec l'Allemagne en vue d'obtenir mon extradition. Cette requête japonaise a été approuvée par l'Allemagne le 23 juillet 2012. J'ai été alerté la veille, le 22 juillet, par une source sûre sympathisante.
Pour l'affaire au Costa Rica, j'avais les preuves sur film, et avec plus d'une vingtaine de témoins j'étais certain de pouvoir gagner contre les braconniers. Mon seul souci était que le Costa Rica me remette entre les mains des autorités japonaises, car avec le Japon, j'ai l'absolue certitude qu'une fois en prison, je ne serai jamais libéré.
Cette certitude signifiait que je n'avais qu'une option; j'ai donc pris la décision de quitter l'Allemagne sur le champ.
Je trouve absurde, après toutes ces années de campagnes pour la protection et la conservation de la vie marine, pendant lesquelles je n'ai causé aucun mal à personne et n'ai fait que m'opposer aux opérations illégales telles que définies par les lois internationales de conservation, que le Japon puisse porter des accusations contre moi après avoir détruit un bâtiment de deux millions de dollars, blessé un membre d'équipage et presque tué cinq autres.
Je suis très déçu par l'attitude du gouvernement allemand. Pour moi, il est évident que l'Allemagne a comploté avec le Japon et le Costa Rica pour que je tombe entre les mains des autorités japonaises. Il est clair qu'ils avaient décidé cela bien avant que le tribunal rende son verdict. Tous les Allemands que j'ai vus approuvaient mes actions. Je n'ai pas rencontré une seule personne dans les rues, les tribunaux, les médias ou les différents événements auxquels j'ai participé et conférences que j'ai donné qui n'appréciait pas ce que je fais. Même la police et les membres des tribunaux m’ont apporté leurs encouragements.
Je suis très reconnaissant pour le soutien que j'ai reçu des Allemands et tout spécialement des sources qui m'ont informé de la décision politique prise par le gouvernement d'accepter la demande d'extradition faite par le Japon une fois que la décision du tribunal serait sur leur bureau.
En fait, tout du long, il ne s'agissait pas du Costa Rica, mais bien du Japon.
Nous avons fait face aux chasseurs de baleines japonais et les avons humiliés en mer pendant huit saisons et, plus important encore, nous les avons grandement contrariés dans leur recherche de profits tirés de la chasse à la baleine dans le sanctuaire de l'océan Austral.
Il n'est pas ici question de justice, mais de vengeance. Il s'agit d'un petit groupe de volontaires dévoués s'opposant à une super-puissance économique et une opération de braconnage multimillionnaire dans le sanctuaire baleinier. Il s'agit ici de dire la vérité à un pouvoir économique et politique.
Le Costa Rica et l'Allemagne ont été de simples pions dans la démarche du gouvernement japonais de réduire Sea Shepherd au silence en mettant un terme à notre opposition annuelle à leurs activités illégales de chasse à la baleine.
Je sais que les braconniers japonais chercheront à m'arrêter par tous les moyens. Cependant, je leur ai encore échappé et je continuerai de le faire et d'avoir un coup d'avance sur eux, peu importe les risques et les coûts.
Je servirai mieux mes clients en mer que dans une prison nippone, et c'est ce que je vais faire. En décembre, nos bateaux appareilleront pour la neuvième campagne d'opposition aux hors-la-loi japonais dans le sanctuaire baleinier de l'Océan Austral. Cette campagne s'appellera Opération Tolérance Zéro et nous mettrons à nouveau en péril nos bateaux et nous-mêmes dans le but d'arrêter le massacre impitoyable des doux géants de la mer par ces bandits pélagiques.
Merci pour votre soutien sans faille,
Capitaine Paul Watson

mercredi 1 août 2012

Syrie, la manipulation continue

Je pense que ces images se passent de commentaire, cependant, si vous voulez en savoir plus, cliquez :


Les Atlantistes savent construire des décors pour tourner en studio, et ils essaient aussi de se servir de photoshop. Ils ont juste oublié que le soleil fait de l'ombre.

La perte de la Risle

Dimanche matin, les riverains de la Risle ont du se frotter les yeux plusieurs fois pour croire qu'ils ne rêvaient pas. A la place du fleuve il n'y avait plus qu'un chemin de cailloux clairs, ça et là parsemé de quelques flaques.
Aujourd'hui mardi, ce sont huit kilomètres de rivière qui ont disparu, emportant l'eau et les poissons.


J'ai pris cette photo au Val Gallerand le 10 avril dernier. Je m'intéressais aux bâtiments, ne saisissant la Risle au premier plan que parce qu'elle se trouvait là.
Aujourd'hui, j'y suis retournée et j'ai pris cette seconde vue :


C'est terrible, n'est-ce pas ?
Où est passée l'eau ?
A La Ferrière sur Risle, à trois kilomètres en amont, rien n'a changé. Alors ? Et bien, à la Houssaye, la terre s'est ouverte et à englouti le fleuve. Ce ne sont pas des histoires, en voilà la preuve :


Ici, les gens appellent ce gigantesque trou une bétoire. Il y en a une autre sur le cours de la Risle, mais il ne prend qu'une toute petite partie de l'eau pour la restituer plus loin, au lieu dit la Fontaine à Roger.
Celle-ci fait à peu près quatre mètres de large et aspire tout le cours d'eau.
Une coïncidence fait que j'ai pris une photo de l'endroit exact où ce phénomène s'est produit pour la photo du mois, dont le thème était "la vie en vert" le 15 juillet dernier.
Pour celle du mois d'août, le thème est "Oh my God !" et franchement, ça colle bien aussi.

Ici, il y a trois jours, coulait un fleuve, la Risle.

mardi 31 juillet 2012

Religion et mutilations

Le gouverneur conservateur de la province autrichienne du Vorarlberg, a demandé aux médecins des hôpitaux publics de sa région de suspendre les opérations de circoncision, suite à une décision allemande rendue le 26 juin par le Tribunal de grande instance de Cologne qui a considéré que l'ablation du prépuce pour motif religieux relevait de coups et blessures volontaires, et se trouvait donc passible de poursuites pénales.

Je suis d'accord sur le fond, bien que je pense que c'est peut-être un moyen de se reconnaître pour ceux que ça concerne. Dans ce cas, que chacun, une fois devenu adulte, prenne ses responsabilité et soit volontaire pour ces mutilations rituelles en toute connaissance de cause. Il va sans dire que je suis opposée à toute sorte de mutilation forcée faite au nom de quelque religion que ce soit et que je n'excuse pas plus les excisions pratiquées sur les petites filles.

Je conteste d'ailleurs le fait que l'on consacre un être humain à la religion sans son consentement explicite avant sa majorité. Un enfant n'appartient pas à ses parents, c'est une personne à part entière, et quand on voit les dégâts psychologiques qu'entraînent ces pratiques abusives de la part des religions prosélytes que sont les monothéismes, on ne peut pas faire autrement que de penser qu'il s'agit également d'une forme de mutilation dans le sens où les personnes qui ont subi ces dommages au moment de leur vie où leur personnalité se met en place sont privées d'une partie de leur liberté de penser.
J'en parle en connaissance de cause.

Le judaïsme et ses dérives, islam et christianisme, sont des religions du désert et n'ont rien à faire en Europe, terre d'eau et de forêts où les divinités sont celles du plaisir de vivre et non de la culpabilité.

mardi 24 juillet 2012

Un ferry en Grèce, Theofilos.

D'accord, il y a plein de choses que je ne sais pas sur les bateaux, mais en ferries, pas de soucis, tant et si bien que je n'ai pas laissé passer cette video toute neuve montrant la manœuvre du Theofilos, un ferry grec. Regardez :



Voilà un ferry dans lequel j'ai dormi. A l'époque il portait un autre nom, Nils Holgersson et naviguait pour la TT-Line. Mais ne le confondez pas avec le Nils Holgersson, ni avec le Robin Hood devenu Nils Hogersson, puis Tom Sawyer, ni avec le Nils Holgersson devenu ensuite Val de Loire, King of Scandinavia et maintenant King Seaways, celui-là l'a précédé et a été rebaptisé Abel Tasman en 1985 par les Australiens avant de devenir Pollux pour un an en 1994 et Theofilos depuis. Il relie les îles grecques entre elles.

C'était un vrai ferry dans lequel il n'y avait pas de boutiques de luxe, juste un comptoir pour acquérir des biens détaxés, principalement cigarettes et alcool. Pas très moral quand on sait que 80% des passagers étaient des chauffeurs de poids lourds et qu'en Suède, à l'arrivée, le taux d'alcoolémie de rigueur était zéro, mais le commerce et la morale ont toujours été deux choses bien distinctes.

J'allais oublier le premier Nils Holgersson, construit en 1967 et devenu successivement Oliver Twist, Europafärjan IV, Europafärjan Syd, Lancut, European Pride, Nettuno, Hermes et Hermes V avant de partir en 2003 pour l'Inde, destination finale de bien des navires fatigués.



Ce n'est pas tout à fait l'article que j'aurais voulu écrire aujourd'hui, mais, comme dit le proverbe, faute de grives...

vendredi 20 juillet 2012

La politique comme à Hollywood

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, je vous emmène au cinéma.
Je suppose que beaucoup d'entre vous ont vu le film. Et bien, ça vous rappellera des souvenirs, et peut être d'autres scènes.


Vous avez regardé ?
Pouvez-vous me dire ce que vous avez vu ?

Moi, je vais vous dire ce que j'ai vu :
J'ai vu une scène de naufrage en couleurs et je sais que le navire que j'ai vu couler est le Titanic, à cause du nom sur la poupe. J'ai aussi vu Léonardo Di Caprio et Kate Winslet, je les ai reconnus. Ils parlent français. Un homme fait un sermon et personne ne l'écoute.

Maintenant, je me cite moi-même, à un autre endroit du défouloir :
"la caméra est impartiale. Elle n'enregistre que des faits, elle ne les juge pas." J'y croyais.

Si Laurence Ferrari avait introduit cette scène à la télévision par les mots "un bateau coule dans l'Atlantique nord, notre caméraman était à bord, regardez ce reportage exclusif." Vous en auriez déduit que Léonardo Di Caprio et Kate Winslet étaient également à bord et avaient probablement perdu la vie dans le naufrage et qu'il y avait beaucoup d'autres victimes, dont un prêtre. Vous ne remarquerez pas forcément le nom du navire, ou vous croirez qu'il s'agit d'un homonyme (il y en a).

Maintenant, si on vous dit expressément qu'il s'agit du Titanic, que oui, c'est du cinéma et que tout a été tourné en studio, vous vous dites, mais c'est incroyable comme tout est vraisemblable. Or, le navire de 269 mètres, large de 28 mètres et haut de 53 mètres que vous avez vu couler était un faux et l'Atlantique une piscine.

Maintenant je vous laisse réfléchir.
A quel moment, dans le film, vous êtes vous posé la question de la réalité de ce que vous regardiez ?
A aucun moment, certainement. Vous étiez pris par le scénario, par l'histoire d'amour entre Kate et Léonardo et personne n'a remis en cause le fait qu'ils ne s'appellent pas Rose et Jack, par l'horreur de toutes ces personnes qui lâchent prise et tombent, les uns dans la mer, les autres plus bas sur le navire. C'est normal, c'est du cinéma.

Ce qui est moins normal, c'est que les chaînes de télévision mentent et montrent des images tournées en studio en vous affirmant qu'elles sont vraies.
Ça s'est passé comme ça en Irak avec la fausse chute de la statue de Saddam Hussein, puis en Libye avec la fausse place Verte et le faux palais de Mouammar Kadhafi, et ça recommence avec Damas en Syrie.

Alors, nous savons que les USA sont les plus grands affabulateurs du monde, qu'ils pensent que 500 000 enfants irakiens valent moins qu'un seul de leur ressortissant gavé de burgers et de sodas, que ce sont des couards qui envoient les autres se faire tuer à leur place et tirent les bénéfices de la guerre en récoltant le pavot en Afghanistan afin de renflouer leurs caisses tout en pourrissant la jeunesse. Mais nous autres, les Français, quel est notre intérêt à ne pas dire la vérité ?

Réfléchissez vite et bien. Il y a urgence.