mardi 5 mai 2009

punition

L'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, l'andouille, c'est moi.

Ceci est le texte intégral d'une punition donnée par mon père alors que je l'avais traité d'andouille.

11 commentaires:

  1. Je l'avais faite sans protester, je savais que le manque de respect doit toujours être sanctionné.
    Et puis, déjà, j'adorais écrire, même si c'était pour écrire deux cent fois le même mot. J'avais 8 ans.

    RépondreSupprimer
  2. Je voudrais dire ici que nul n'est parfait.
    Les parents sont souvent désemparés face à l'arrivée de leur premier enfant.
    Certains en font des stars, bavant devant eux et les croyant parfaits, d'autres sont insensibles à leurs souffrances.
    Aucun d'eux ne se rend compte que les impressions de l'enfance vont influencer leur comportement pour leur vie.
    Je remercie mon père, qui me manque comme personne ne m'a jamais manqué, de m'avoir appris que la vie était un panier de crabes où il fallait se battre, même lorsqu'on a surtout envie de se cacher pour pleurer.

    C'était un véritable artiste, même si certains ont cru bon de mettre ses oeuvres sur un balcon.

    Alors, mon père n'a pas été un père parfait, comme je n'ai pas été une mère parfaite non plus, mais il était mon père, nous nous aimions et nous nous le sommes dit.
    C'était ça le plus important.

    RépondreSupprimer
  3. Surtout que ce que je n'ai pas dit, c'est qu'il m'avait aussi fait dessiner des andouilles.

    RépondreSupprimer
  4. Ça me rappelle quelque chose (de beaucoup moins appétissant). Un de mes profs du secondaire, en guise de punition, avait fait recopier à un élève la définition du mot «France» dans le Petit Larousse (c'était sept pages, si je me souviens bien; nous avions alors l'édition 1984).

    RépondreSupprimer
  5. J'ai idée que cette punition était, en fait, un geste d'amour. Ton père se voulait sans doute structurant en t'obligeant à faire cela. C'est du moins ainsi que je l'interprète, au regard de mon propre père qui, lui, n'a été qu'un père absent.

    RépondreSupprimer
  6. Au vu de vos deux commentaires, Momo et Doréus, je dirai qu'il y a deux manières de punir.
    Soit on pense que la punition doit servir d'expérience, et c'est ce qui s'est passé, car je me souviens de cette punition comme d'un bon souvenir, soit, on se venge immédiatement d'une offense et c'est malheureusement plus souvent de cette façon que ça se passe.

    Mon père était quelqu'un d'absent dans l'absolu, c'est à dire que même présent, son esprit était ailleurs. Par contre, lorsque nous avions le privilège de son attention, c'était une attention bienveillante et sans faille.
    C'étaient des moments rares dans lesquels il demandait le même effort de notre part.

    Cette punition s'était déroulée en deux temps après que le mot fatidique ait été lâché.
    Il avait fallu que je cherche dans le dictionnaire le mot andouille et que je lui lise la définition à voix haute. Puis, il m'avait posé la question : Alors c'est ça que je suis pour toi ? et j'avais dit non en lui demandant pardon.
    Malgré cela, il n'avait fait comprendre que toute erreur se paye, même quand on la regrette.
    D'où la punition.

    Il m'est aussi arrivé de lancer à ma mère un mot interdit. J'étais un peu plus vieille et mon père était absent, mais il y avait d'autres personnes de la famille et trois hommes dans la force de l'âge m'ont frappée à me laisser par terre.
    Je n'étais plus une petite fille, j'étais une poupée de chiffon blessée et bleuie. Laissée dans une pièce à part, j'avais écrit "vengeance" sur le carrelage avec le sang qui coulait de mon nez.

    Ce mot vengeance est encore écrit dans ma chair. Je n'ai jamais pardonné.

    RépondreSupprimer
  7. Au fait, c'est quoi une andouille ?

    Frappante, cette image du mot "vengeance" en lettres de sang ! brrrrr

    RépondreSupprimer
  8. Alors là, Momo, tu as le chic pour me laisser sans voix.
    Comment définir le mot andouille d'une façon chic et non traumatisante?
    Je préfère rester dans le vague en disant juste que c'est une charcuterie cuite en forme de boudin irrégulier dont deux villes françaises ont plus particulièrement la spécialité, Vire, en Normandie, mais surtout Guéméné, en Bretagne.

    RépondreSupprimer
  9. À te lire, rien de bien effrayant, n'étais-ce la viande.

    RépondreSupprimer

D'avance, merci de vos réactions.