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Cherchez et vous trouverez. C'est ce que je fais dans ces pages. Il y a de tout : de la science, de l'humour, du scandale, de la passion, de l'histoire, en bref, tout ce qui fait une vie.

vendredi 29 août 2025

Tempête en direction de la France ?

 Fernand n'est, pour le moment, qu'une tempête tropicale, même si on pourrait lui contester la dénomination vu l'endroit où il se trouve. Mais accordons lui tout de même car il est né sous le tropique du Cancer. 

Image du site Windy

Les alarmistes vont dire que la France est menacée d'un nouveau désastre météo. Je pense, pour ma part, qu'il va s'épuiser avant d'atteindre nos côtes. Nous en serons quitte pour quelques coups de vent mais sans plus. Malgré tout, ce n'est pas la première fois et il est inquiétant de voir que des phénomènes de ce type peuvent envahir des contrées dans lesquelles ils étaient auparavant inconnus. Lors d'une course de grands voiliers, on a aussi été témoin de trombes dans la mer Baltique. 

Fernand, à surveiller ? Pourquoi pas ? Lui, mais aussi les prochains.

mardi 26 août 2025

Voyelles d'un autre monde

 Avec l'apprentissage du norvégien, j'avais déjà été confrontée au "r" battu voisé, que je ne maîtrise toujours pas, il faut le dire. Je viens à présent de découvrir le "a" cursif culbuté. C'est une autre façon de vous dire que les lettres latines ne se prononcent pas de la même façon dans toutes les langues, et aussi que certaines langues ont bien plus que les cinq voyelles en usage en français de France. Je distingue car depuis un certain temps, je sais que le français de Belgique, Québec et autres pays francophones diffèrent dans leur prononciation. 

A propos de la prononciation, si vous voulez prononcer ce "a" particulier, qui s'écrit à l'envers, imaginez qu'enrhumé, vous mouchiez trop fort et que le mouchoir de papier se troue. Vous regardez vos doigts et la première chose que vous dites, c'est ça. C'est facile, les enfants le disent généralement spontanément à la première bouchée d'épinards. 

Cette voyelle n'existe pas en français et ce n'est pas la seule. Le i dur, qui n'est ni un i, ni un u, mais se prononce entre ces deux sons est non seulement difficile à prononcer, mais difficile aussi à entendre pour une oreille non habituée. Il existe dans les langues scandinaves et slaves. Il y a aussi, bien entendu, un i mou. C'est le son qu'on entend en français dans les mot bille. Qu'on ne prononce pas de la même façon les mots ville et mille est pour moi un mystère que je n'ai pas cherché à éclaircir d'autant que cheville et famille mouillent aussi leur prononciation.  

Un ami dont le français n'est pas la langue maternelle m'a un jour fait remarquer que le mot taureau avait deux o cachés. On les entend mais on ne les voit pas. Il y a aussi les lettres qu'on voit et qu'on ne prononce pas, les finales de conjugaison, les marques du pluriel, les e, les t, les s, les p muets et j'en oublie. Depuis le temps que je m'exprime en français, c'est devenu trop naturel pour que j'y prête attention. C'est en apprenant plusieurs langues étrangères que j'ai découvert que le français n'était pas vraiment facile.

Pour un étranger, le français est même une langue redoutable alors considérons nous comme chanceux de l'avoir apprise, de le parler et de l'écrire en respectant, autant que possible, les règles d'orthographe et de grammaire. C'est d'autant plus important que j'ai oui dire que la règle particulière de l'accord du participe passé avec le verbe avoir pourrait être en danger de disparaître.

samedi 23 août 2025

Le méchant mari et la bourrique

Ce qui suit est un conte paru en 1929. La façon d'écrire a bien évolué mais celle-ci est bien agréable.

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Il était autrefois dans la bonne ville de Nantes, un homme bête comme une taupe, balourd comme un ours, jaloux comme un cerf et méchant comme un ivrogne en colère. Le dit homme, qui avait pour nom celui de Bertrand Benoît, exerçait furieusement ses droits sur sa femme, l'injuriant, la tarabustant, la battant à toutes minutes du jour et de la nuit. Et la pauvre demandait souvent à ses parents pour quelle raison on l'avait accoutrée d'un homme si mauvais, si hargneux et si brutal. L'intérêt de la famille était en jeu, lui répondait-on. Et que lui importait l'intérêt de sa famille ; aurait-elle consenti à perdre les droits qu'elle avait, étant aimable et belle, à toutes les mignardises de l'amour. Non point. A cet effet elle avait choix d'un galant jeune, beau et bien fait, et qui plus est, malin comme une chouette, s'il est tant vrai que cette bête soit si finaude. "Tu me feras tourner en bourrique" répétait dame Benoît à son mari quand celui-ci la tourmentait et la gehennait. L'histoire dit qu'elle y tourna et comment :
 —Ma mie, m'aimeriez-vous plus encore, dit un jour le galant si je vous débarrassais de votre saugrenu bonhomme? 
— Oui, répondit-elle, plus encore s'il est possible. 
— Alors écoutez-moi bien, je vous ferai don d'une vieille ânesse que vous amènerez chez vous, quand maitre Benoît n'y sera pas. Et lorsque celui-ci rentrera vous vous cacherez dans le grand bahut et direz :  "Tiens, regarde, tu m'as fait tourner en bourrique". Quand sortira votre bonhomme vous viendrez me trouver et de lui nous ne parlerons plus jamais. 
Le soir donc, en rentrant chez lui, Bertrand voit l 'animal qui lui dit : "Tiens, regarde, tu m'as fait tourner en bourrique". Le mauvais mari ébaubi se mit à pleurer en caressant et en embrassant la tête de la bête que tout ce manège ne devait nullement amuser. Il la supplia de redevenir femme, promettant d'être aimable et doux à l'avenir. Mais le charme était accompli. Toute prière était inutile. Bertrand usa des menaces et des coups ; même résultat. Il l'amena alors dans sa chambre pensant qu'au contact des draps elle reprendrait sa forme première, son espérance fut déçue ; au bout d'un quart d'heure la bourrique impatiente lui envoya une ruade qui le décida à vendre au marché le lendemain cette mauvaise garce. Chemin faisant, maitre Benoît raconta son histoire à des voisins : "Tenez, voici ma femme; elle était tellement mauvaise que je l'ai fait tourner en bourrique." Or, il n'était pas aimé, on le craignait même, car sa méchanceté connue le faisait passer pour possédé du démon. On disait qu'il jetait des sorts et son aventure était bien pour le prouver.  La justice fut avertie et Bertrand à la question avoua ses relations avec les diables et les sorciers. Des lors son histoire fut brève : il fut pendu. Quant à sa femme, elle recouvrit sa première forme avec l'aide de son savant galant, hérite des biens de son ancien mari et fut par la suite très heureuse. 
Ce petit conte renferme divers bons enseignements à l'usage des personnes en âge de réflexion ; lesquels sont : qu'un mari doit être gentil avec sa femme et par cela l'empêcher de prendre galant qui sont pour la plupart des malignes gens pour estourbir les maris ; qu'on doit soigner l'opinion publique si l'on veut ne pas être occis ; qu'un homme doit se méfier des engeances des femmes et des galants et plus encore des gens de justice qui vous font dire mensonges, menteries et autres vilaines choses propres à faire pendre les gens. 

RAYMOND BONNARDEL

(La Vendée Républicaine)

vendredi 22 août 2025

Les conséquences de l'ouragan Erin

 Je vais être franche et c'est à la limite du coup de gueule, personne n'en a rien à faire de cet ouragan, à part ceux qui ont eu peur que ça traverse leur île car un ouragan, ce n'est pas rien. Un ouragan, ce sont des maisons dévastées, des arbres arrachés, des noyés, des gens perdus, des pluies diluviennes et un vent de  fou. Lorsqu'on voit des chiffres comme des vents de plus de 200 km par heure, on ne se rend pas bien compte, mais quand on le vit, c'est un enfer. 

Quand je constate mes statistiques et que je vois qu'un accident de chemin de fer ayant eu lieu il y a presque un siècle a eu presque cent fois plus de visites que le billet sur l'ouragan, je me dis que quelque  chose ne va pas bien. Mais alors, ce changement climatique dont la presse nous rebat les oreilles, c'est vrai ou ce n'est pas vrai ? En vérité, le climat n'intéresse personne. Tant qu'il n'y a pas de morts, on passe à autre chose. 

Et bien, ne vous en déplaise, voici les nouvelles de l'ouragan : Il n'a traversé aucune terre et c'est tant mieux. Pas de victimes à déplorer, pas de villes en ruine avec des tôles arrachées. Ne vous en faites pas trop, l'actualité va bien vous donner une ou deux mauvaises nouvelles. Il y en a tous les jours.



jeudi 21 août 2025

Les réseaux sociaux ou prétendus tels

 Il parait que tout le monde a un compte Facebook. Et bien non. Je n'en ai pas et deux de mes amis n'en ont pas non plus. Un autre en a créé un sous la pression de ses proches et ne s'en sert pas.

Toute ma famille communique sur Facebook et de ce fait, je suis écartée des nouvelles qu'ils y mettent. Dire que je m'en fiche, ce n'est pas vrai, la vérité est plutôt que je le déplore. Ça me navre. 

On ne me fête pas mon anniversaire "parce que ce n'est pas écrit sur Facebook" J'en déduis qu'avoir un compte Facebook efface la mémoire, la vraie, celle des gens. Si Facebook efface la mémoire, pourquoi Facebook n'effacerait pas aussi la capacité de penser et de réfléchir ? 

D'autre part, Facebook est un modèle dangereux pour les gens. Le réseau permet d'effacer une personne de son entourage. "Je ne lui parle plus, elle m'a bloquée sur Facebook". Cette petite phrase, entendue plusieurs fois me conforte dans l'idée que je fais bien de ne pas avoir de compte dans ce réseau qui, finalement, montre là une caractéristique anti-sociale. On ne s'explique pas, on ne se pardonne pas, on se bloque, et parfois, c'est pour l'éternité. 

Le second aspect désagréable, c'est le blocage qui vient d'en haut. Pas celui de vos proches mais celui des gestionnaires du réseau qui, sur leur propre initiative ou sous l'injonction du gouvernement, supprime des publications ou carrément des comptes qui ne "respectent pas les conditions". Facebook est donc une secte. Un lieu où seuls ont droit de s'exprimer ceux qui filent droit. Le mot pour les autres est "suspendu". 

Twitter n'échappe pas à la règle de la secte. C'est toutefois différent. Sur Twitter, les usagers peuvent s'exprimer beaucoup plus librement depuis que le milliardaire Elon Musk a racheté le réseau, cependant, ils le disent eux-mêmes: "Nous ne sommes plus bloqués mais nos publications sont invisibles". Ah oui, parce que j'ai oublié de préciser que tout le monde ne lit pas ce qui est écrit. Seulement une dizaine pris au hasard parmi les abonnés peut lire dans une sorte de journal qui change sans cesse. Social, vraiment ?

Il y a d'autres réseaux dont on ne m'a pas vraiment vanté les mérites. Il faut s'inscrire pour partager des images, des idées et je ne sais pas trop quoi d'autre. La seule chose qu'ils ont en commun, c'est d'empêcher les autres de voir et de ne pas vouloir vous désinscrire si vous avez commis l'erreur de cliquer. Sans doute pour pouvoir se vanter du nombre de leurs adhérents. 

Je n'ai pas parlé des forums de discussion qui sont, à mon avis, révélateurs de la manière dont une dictature fonctionne. Un "modérateur", je mets le mot entre guillemets car il est très mal choisi. Censeur ou directeur de pensée serait plus adapté. Un modérateur, disais-je, avec un ou plusieurs complices, impose sa façon de voir, censure, éjecte, non ceux  qui insultent, ceux-là restent, ils mettent de l'ambiance, mais plutôt ceux qui donnent des infos réelles qui dérangent. Je consacrerai peut-être un billet à part entière pour ça mais là, j'ai d'autres chats à fouetter.

Oublions les réseaux dans lesquels les seules choses admises sont les anniversaires, les chiens et les chats. Dans la vraie vie, on ne parle pas à beaucoup plus d'une dizaine de personnes non plus, mais on les choisit et quand on ne s'entend plus, on peut cesser de communiquer mais ça n'empêche pas de continuer à se dire bonjour. C'est ça, une société et c'est un énorme avantage. Personne ne vous dit à qui vous avez le droit de dire bonjour. 

lundi 18 août 2025

La guerre sous faux drapeau en Ukraine

La rencontre entre le président des États-Unis d'Amérique, Donald Trump et celui de le Fédération de Russie, Vladimir Poutine n'a échappé à personne. Elle a été abondamment commentée par tout un chacun et tout ce que la presse compte de journalistes plus ou moins corrompus. Ce qu'il en est sorti ? Rien, du moins en apparence. 

Tout pourrait séparer ces deux hommes. Vladimir Poutine, né dans un contexte d'après guerre difficile et dans une famille modeste a du gravir un par un les échelons pour parvenir au poste qu'il occupe à présent et a  largement mérité sa popularité auprès du peuple russe, même si, comme tout dirigeant, il a des opposants. C'est grâce à une détermination sans faille qu'il a transformé ce pays ravagé par le communisme et la corruption où peu de gens mangeaient à leur faim et dans lequel les différentes familles d'un immeuble devaient se partager les équipements ménagers en la Russie d'aujourd'hui. Il peut en être fier.

Donald Trump, pour sa part, est né dans une famille aisée. Ses parents lui ont transmis une grosse fortune et il n'a jamais manqué de rien. C'est un atout dans le monde occidental. On achète sa popularité en même temps que d'énormes propriétés, de gros avions et de somptueuses limousines. L'occident est un lieu où la fortune dirige le monde. S'il avait été pauvre, personne n'aurait fait attention à lui. Il est monté en popularité comme une star du showbiz. Ça n'enlève rien à l'amour qu'il porte à son pays, qu'il travaille à débarrasser de la corruption. 

Le prétexte à la rencontre était le conflit apparent entre la Russie et l'Ukraine. En réalité, il s'agit d'une tentative de l'OTAN, organisation terroriste officielle qui prend ses moyens dans les pays qui en sont membres, pour réduire à néant l'œuvre de Poutine et renvoyer la Russie à la pauvreté afin d'en exploiter les richesses. L'Ukraine n'est que le champs de bataille. Porochenko et ensuite Zelenski ne sont que des pions. Il n'y a pas besoin d'être bien malin pour s'en apercevoir. 

Depuis 2014, le régime de Kiev, mis en place par les États-Unis sous Barack Obama avec le coup d'état de Maidan, massacre les civils de la région sud est de l'Ukraine, le Donbass en bombardant les quartiers d'habitation, mais aussi et surtout les écoles, les crèches et les transports scolaires. Les armes sont fournies par l'OTAN,  dont la France fait malheureusement partie de nouveau depuis Sarkozy. 

Tout le monde a entendu cette partie délirante du discours de Petro Porochenko. Ceux que ça ne choque pas sont bien à plaindre.
"Nous aurons du travail, eux non ! Nous aurons des retraites, eux non ! Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves ! Parce qu’ils ne savent rien faire ! Et c’est comme ça, précisément comme ça que nous gagnerons cette guerre !" 

Ce qui est le plus difficile à entendre dans ces propos, c'est le mot "guerre". Il parle de populations ukrainiennes, de compatriotes et dans les faits, il ne donne pas l'ordre de négocier loyalement avec les insurgés qui ont refusé le vol de leur démocratie par la ruse et la corruption, il fait bombarder les civils avec des bombes à fragmentation ou à sous munitions afin de faire le plus de dégâts humains possible. L’organisation humanitaire Handicap International avance que 98% des victimes de ces armes sont des civils. 

En 2022, après 8 années de massacre de la population civile russophone du Donbass, la Russie a été le seul état à intervenir militairement pour faire cesser l'hécatombe et empêcher l'OTAN de continuer sa  progression militaire vers son territoire. Les autres, dont la France, qui fabrique les armes, font partie des couards qui restent tapis en attendant de voir s'ils peuvent ramasser des morceaux. Cependant, en armant et en payant Zelenski, la France (et avec elle l'Union Européenne) a choisi le mauvais camp. Nous en reparlerons bientôt.

samedi 16 août 2025

La saison des ouragans

 La saison des ouragans a commencé dans l'Océan Atlantique. Celui que je suis aujourd'hui a été appelé Erin. Il a pris naissance à l'ouest de l'Afrique sous la forme d'une tempête tropicale qui s'est peu à peu renforcée pour passer aujourd'hui en ouragan de catégorie 5, la plus élevée.  Il a été prévu qu'il passe au nord de la République Dominicaine et qu'il poursuive sa course vers le nord, passant à l'ouest de l'île d'Hamilton dans quelques jours. 

Capture d'écran du site Windy sur Erin.

Bien que la trajectoire de l'ouragan Erin ne passe pas sur les Antilles, le temps va quand même se dégrader et la prudence reste de mise. Un ouragan est un phénomène météo extrêmement violent et il est arrivé que des personnes perdent la vie. On pense toujours à ceux qui vivent ces moments où ils perdent parfois jusqu'à leur habitation. 

La prétendue mort de Ben Laden au Pakistan


Un article déjà publié dont je n'ai pas changé une ligne. (La vidéo a été censurée, bien entendu.)

Ce qui suit est la traduction en français de la vidéo de l'interview donnée à une journaliste pakistanaise par l'homme qui habite la maison en face de la présumée résidence d'Oussama Ben Laden à Abotabad. C'est un peu long, mais ça vaut le coup d'être lu.

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Muhammad Bashir : Nous étions réveillés lorsque l'hélicoptère est arrivé,
Des personnes ont débarqué de l'hélicoptère et sont entrées dans la maison qui est présentée comme celle de Ben Laden,
L'hélicoptère est parti après avoir débarqué les personnes sur la terrasse de la maison.

La journaliste : Combien de personnes ont débarqué de l'hélicoptère ?

Muhammad Bashir : Environ dix ou douze.
Ensuite, l'hélicoptère est parti et pendant environ vingt minutes, il a tourné au dessus des montagnes environnantes.
Après vingt minutes, l'hélicoptère est revenu et avec lui, deux autres hélicoptères. L'un venait de la direction de Meghrab, l'autre de la direction de Shamal.
Lorsque le premier hélicoptère a atterri, il y a eu une explosion à bord et il a pris feu. Nous nous sommes précipités vers le complexe de Ben Laden. Lorsque nous sommes arrivés, l'hélicoptère était en feu. Après vingt minutes, la police et l'armée sont aussi arrivés sur place. La police et l'armée nous ont mis sur le côté et ont dispersé la foule. A mon avis, tous ceux qui étaient dans l'hélicoptère sont morts dans l'explosion, y compris Ben Laden s'il s'y trouvait.
Qui a emmené le corps de Ben Laden en Amérique ?
Parce que nous avons vu que l'hélicoptère américain avait explosé et que tout le monde dedans était mort.
Si les américains avaient mis Ben Laden dans cet hélicoptère, il aurait été explosé en morceaux. Si Oussama était dans cet hélicoptère, il aurait été tué avec les autres qui sont morts dans l'explosion et l'incendie.
Si l'hélicoptère qui transportait ces gens, Oussama inclus, a été détruit ici, comment les américains ont-ils pu dire qu'ils avaient emporté le corps de Ben Laden en Amérique ?
Il est surprenant d'entendre les déclarations du gouvernement des Etats Unis sur l'assassinat de Ben Laden.
Comment l'Amérique peut-elle déclarer avoir ramené Ben Laden dans l'hélicoptère ? Parce que l'hélicoptère américain qui a atterri dans le complexe a été détruit par l'explosion et le feu.

Journaliste : N'y avait-il qu'un seul hélicoptère ?

Muhammad Bashir : Un seul hélicoptère a atterri dans le complexe, celui qui a explosé. Les autres n'ont pas atterri. Les autres sont repartis sans atterrir dans la direction de mansera. Aucun autre hélicoptère que celui qui a explosé n'a atterri dans le complexe de Ben Laden. L'hélicoptère qui a déposé des personnes dans le complexe est le seul qui soit revenu atterrir dans le complexe pour reprendre les personnes, et l'hélicoptère a explosé.

La journaliste : Y avait-il des personnes dans l'hélicoptère qui a explosé ?

Muhammad Bashir : Oui, il y avait des personnes dans cet hélicoptère.

La journaliste : Comment savez-vous qu'il y avait des personnes dans cet hélicoptère ?

Muhammad Bashir : Nous avons vu les cadavres de ces personnes dans le complexe de Ben Laden.

La journaliste : Les cadavres des personnes qui étaient dans l'hélicoptère. Vous avez réellement vu ces cadavres ?

Muhammad Bashir : Bien sûr que nous avons vu ces cadavres !

La journaliste : Combien y avait-il de corps ?

Muhammad Bashir : Nous ne pouvions pas compter les corps, parce qu'il y avait le feu dans le complexe après que l'hélicoptère a explosé. Nous sommes entrés dans le complexe par la porte principale, qui était ouverte à ce moment-là. Lorsque nous sommes entrés, la police et l'armée n'étaient pas arrivés sur les lieux. Il y avait des officiels de quelques organisations avant que les militaires et la police arrivent mais ils n'ont empêché personne d'entrer dans le complexe. Beaucoup de personnes de la banlieue sont entrés et ont été témoins de ce que je dis. De nombreuses personnes du quartier qui sont entrés dans le complexe ont été les premiers témoins de l'accident. Nous avons vu que la porte était ouverte, nous sommes entrés. Nous avons vu que l'hélicoptère était en feu et les cadavres gisant autour dans le complexe.
Mais maintenant, la scène dans le complexe a changé. Les cadavres ont été retirés et emmenés ailleurs et il n'y en a plus trace.

La journaliste : Combien y avait-il là de cadavres ?

Muhhamad Bashir : Nous ne pouvions pas compter les cadavres parce qu'ils étaient carbonisés et mutilés, et il y avait des morceaux de corps disséminés partout. Les cadavres étaient éparpillés tout autour.

La journaliste : Quelle était la scène exactement, lorsque vous êtes arrivé ?

Muhammad Bashir : Je vous ai dit exactement ce que j'ai vu.

La journaliste : J'ai des difficultés à croire ce que vous dites.

Muhammad Bashir : Je suis en train de vous dire ce dont mes propres yeux ont été témoins.

La journaliste : Lorsque vous avez vu l'hélicoptère, que pensiez-vous qu'il faisait dans votre ville ?

Muhammad Bashir : Nous étions perplexes. Nous nous demandions pourquoi un hélicoptère venait à cet endroit. Je ne m'attendais pas à ce qu'un hélicoptère lance une attaque sur moi ou dans le voisinage de mon quartier. Nous présumions que cet hélicoptère venait mener une opération secrère sur la base militaire proche. Il n'y avait aucun signe de bataille ou de combat dans ce coin. Tout le monde devait probablement dormir lorsque l'hélicoptère est arrivé.

La journaliste : Lorsque l'hélicoptère s'est arrêté sur le complexe juste en face de chez vous, qu'avez-vous ressenti ?

Muhammad Bashir : J'étais mort de peur ! J'ai pensé, nous sommes des hommes morts à présent.

La journaliste : Comment les Américains sont repartis, après leur opération ?

Muhammad Bashir : C'est ce que nous demandons. Si leur hélicoptère a été détruit et qu'ils ont été tués, comment ont-ils pu repartir ?

La journaliste : Donc, vous déclarez que vous avez été témoin des cadavres de l'hélicoptère explosé avec vos propres yeux.

Muhammad Bashir : Oui, mais il y a autre chose. Je veux vous dire autre chose importante. Les personnes qui ont débarqué de l'hélicoptère sont aussi venues dans les rues et ont frappé à la porte des maisons des alentours. Ils nous ont ordonné de rester à l'intérieur, sinon, ils nous tueraient.
Les personnes qui ont débarqué de l'hélicoptère parlaient en langue pachtoune, comme s'ils étaient des Pachtounes.

La journaliste : Qui étaient ces personnes ?

Muhammad Bashir : Tout ce que je sais, c'est que ces personnes venaient de l'hélicoptère américain.

La journaliste : Oui, d'autres personnes ont confirmé que les personnes qui étaient descendues de l'hélicoptère parlaient en pachtoune.

Muhammad Bashir : Ils parlaient en pachtoune mais je ne peux pas dire de façon certaine s'ils étaient pakistanais ou américains, ni même si c'étaient des militaires ou des civils, mais ils parlaient pachtoune lorsqu'ils marchaient dans la rue.

La journaliste : Ces personnes ont-elles questionné sur Oussama Ben Laden lorsqu'elles ont frappé à votre porte ?

Muhhamad Bashir : Non, ils n'ont rien demandé au sujet d'Oussama, ils nous ont seulement menacé de nous tuer si nous sortions de nos maisons.

La journaliste : Ces personnes qui vous menaçaient vous semblaient-elles pakistanaises ?

Muhammad Bashir : Ils parlaient en pachtoune

La journaliste : Que disaient ces personnes ? Où étiez-vous exactement lorsque l'accident est arrivé ?

Muhammad Bashir : J'étais sur la terrasse de ma maison, d'où j'ai tout vu. De ma terrasse, j'ai assisté silencieusement à toute l'opération.

La journaliste : Vous n'étiez pas effrayé ? N'avez-vous pas essayé d'appeler quelqu'un ?

Muhammad Bashir : Mes enfants et ma famille m'appelaient du bas des escaliers dans ma maison. Je leur ai dit de rester tranquille et de rester à l'intérieur. Je ne savais pas du tout ce qu'était cette opération. Plus tard, nous avons découvert que c'était au sujet de l'assassinat de Ben Laden.

La journaliste : Comment êtes-vous entré dans le complexe de Ben Laden après le feu et l'explosion ?

Muhammad Bashir : A ce moment là, la porte du complexe était ouverte.

La journaliste : La porte principale ?

Muhhamad Bashir : Oui. Alors moi, comme des douzaines d'autres personnes, nous nous sommes précipités jusqu'au complexe et nous avons aussi été témoin de tout.

La journaliste : Donc, ces douzaines de personnes qui sont arrivées en même temps que vous ont vu les cadavres qui gisaient là ?

Muhammad Bashir : Oui, tous ceux qui sont entrés dans le complexe ont vu les cadavres et tout le reste.

La journaliste : parlez-nous des détails de la situation à ce moment-là.

Muhammad Bashir : je vous ai dit tout ce dont j'ai été témoin à ce moment-là. Quand nous sommes entrés dans la maison, nous avons vu les morceaux de l'hélicoptère partout, c'était la conséquence de l'explosion. Les morceaux de l'hélicoptère jonchaient le sol partout dans le complexe et dans la rue. Certains morceaux de l'hélicoptère ont même atteint ma maison et ma terrasse, à cause de la force de l'explosion.
Le complexe de Ben Laden est très grand, d'une superficie d'environ quatre kanal (entre 2 000 et 2200 m²)
C'est un grand complexe et personne ne peut le voir complètement en un seul coup d'œil. C'est un grand complexe. Nous avons vu les cadavres mutilés et carbonisés qui gisaient à cet endroit. Il y avait des morceaux de corps, des jambes, des têtes et des bras, et des mares de sang, dans ce complexe. Nous ne pouvions pas examiner les cadavres soigneusement dans ces terribles conditions. Puisque les personnes qui venaient de l'hélicoptère parlaient pachtoune, nous pensons qu'il est possible que les personnes qui sont mortes soient pakistanaises.
Mais le langage ne garantit pas la nationalité des personnes, les gens de l'armée et des services secrets ont la connaissance de beaucoup de langues. Il est possible que ceux-ci aient été des troupes américaines entraînées qui connaissaient le pachtoune courant. Ces personnes devaient parler pachtoune pour tromper les gens, comme une partie de l'opération.

La journaliste :  N'étiez vous pas effrayé lorsque vous avez vu les cadavres dans le complexe de Ben Laden ?

Muhammad Bashir : Nous étions beaucoup plus inquiets pour notre propre sécurité après avoir été témoin de l'accident.

La journaliste : Après avoir vu tout ça dans le complexe, comment êtes-vous sortis de là ?

Muhammad Bashir : L'armée est arrivée et nous a demandé de partir. L'armée a alors créé un périmètre autour du complexe et après l'avoir installé, ils ont sécurisé le périmètre.

La journaliste : Est-ce que Sahbrez, votre cousin, a aussi été témoin de l'accident ?

Muhammad Bashir : Oui, il est venu avec moi dans le complexe et a aussi été témoin de tout. La police ou les militaires, ont brièvement détenu mon cousin après l'accident.

La journaliste : Votre cousin est-il revenu ?

Muhammad Bashir : Oui, il a été relâché.

La journaliste : Avez-vous parlé avec lui depuis sa libération ?

Muhammad Bashir : Il est assigné à résidence. Nous ne sommes pas autorisés à le rencontrer ou à entrer en contact avec lui en aucune manière.

La journaliste : Comment êtes-vous sorti du complexe ?Après avoir été témoin du feu et de l'explosion de l'hélicoptère et des cadavres, combien de temps êtes-vous resté dans le complexe ?

Muhammad Bashir : Nous avons été dans le complexe environ cinq à six minutes. Il y a alors eu une petite explosion qui nous a poussés à sortir du complexe. Une fois sortis du complexe, nous n'avons pas été autorisé à y entrer de nouveau.

La journaliste : Pourquoi, à part vous, personne n'a parlé de ce que vous mentionnez ?

Muhammad Bashir : Je raconte ce dont j'ai été témoin. Cette ville est tranquille et pacifique. Je suis stupéfait de voir que les media décrivent cette région comme le repaire du terroriste Ben Laden. J'ai choisi de parler parce que j'ai vu que les media font passer les bonnes personnes de notre ville pour des terroristes.

La journaliste : Alors, les deux autres hélicoptères ont emporté les corps de ceux qui étaient morts dans l'explosion du premier hélicoptère ?

Muhammad Bashir : Non, les autres hélicoptères n'ont pas atterri. L'hélicoptère qui venait de Meghrab est reparti dans la direction de Shamal. L'hélicoptère qui venait de Shamal est parti vers Junok. Aucun hélicoptère n'a atterri pour retirer les corps. 

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Je n'ai pas traduit les commentaires de la présentatrice du journal de la chaîne pakistanaise , je retiens malgré tout qu'il y avait dans le complexe des plantations et un potager où poussaient des légumes et que le cousin de Bashir y travaillait comme jardinier. Deux hommes vivaient dans ce complexe, Arshad et Tariq, qui étaient clients habituels des boutiques locales. Bashir avait l'habitude de dîner en leur compagnie.

Tout ceci semble indiquer que la probabilité pour que Oussama Ben Laden ait été tué à cet endroit est de zéro. Par contre, le nombre de mensonges créés par les dirigeant corrompus des pays occidentaux, lui, tend vers l'infini. Pensez-y lorsque vous les entendez parler de la Syrie ou de l'Afrique.

False Flag n°1

 Faire un coup, si possible avec beaucoup de victimes visibles ou supposées, pour retourner l'opinion publique en sa faveur, c'est le but d'une opération sous faux drapeau. Si j'ai mis mon titre en anglais, c'est parce que l'opération majeure à laquelle on pense est évidemment l'attaque du 11 septembre 2001 sur les tours du Word Trade Center et le Pentagone. 

Cette attaque a choqué beaucoup de monde et le premier surpris a dû être Oussama Ben Laden lui-même, qui sortait d'un hôpital militaire américain où il avait subi une dialyse la veille, le 10 septembre et s'en retournait dans la zone désertique où il vivait tranquille depuis qu'il était retiré de la CIA. 

En dehors des invraisemblances flagrantes sur ce coup, la précipitation de la prétendue commission d'enquête dont les résultats ont été diffusés dans la presse avant qu'elle ne commence à enquêter est révélatrice et que dire de la réaction du Président Bush qui aurait vu les images du premier crash alors que personne ne les avait encore, surtout pas les chaînes de télévision ?

Oussama Ben Laden, le premier accusé dans cette histoire., a été remarquablement bavard, surtout après sa mort, intervenue au terme de la maladie invalidante dont il souffrait depuis déjà longtemps, le 13 décembre 2001, à Tora Bora. Les envoyés du gouvernement américain en Afghanistan sont arrivés trop tard pour appréhender un malade grabataire qui venait d'être inhumé dans la tradition wahhabite, une sépulture anonyme dans la terre, sans marque extérieure. 

La presse occidentale a rapporté :

"Oussama Ben Laden s'est échappé de Tora Bora, au début du mois de décembre : le général Tommy Franks, qui dirigeait les opérations depuis le commandement de Tampa, en Floride, n'y aurait vu que du feu. Selon le Washington Post, l'administration Bush estimerait avoir subi là le pire ratage de cette campagne, s'appuyant sur les analyses confidentielles des services de renseignement et de l'armée."

Les renseignements n'étaient pas mauvais mais sauf à retourner plusieurs kilomètres carrés de désert caillouteux, ils ne pouvaient pas y trouver celui qui s'était endormi paisiblement entouré des siens quelques jours plus tôt. S'ils avaient mis la main sur la dépouille, auraient-ils fait preuve d'une ignominie supplémentaire en tirant sur le cadavre pour dire qu'ils l'avaient tué dans sa fuite ? Je n'en doute pas vraiment. J'ai évidemment déjà publié sur ce sujet et aussi sur la prétendue attaque d'Abbottabad où des soldats américains auraient trouvé la mort dans l'explosion de leur hélicoptère, explosion vue par de nombreux voisins qui ont témoigné. Un sacrifice inutile pour ces soldats dont les familles n'avaient, pour se consoler de la perte de leurs enfants, que les mensonges du président Barack Obama. 

Le mystère des attentats lui-même se dissipe peu à peu à la lumière des nombreuses investigations néanmoins compliquées par le fait que les décombres ont été retirés précipitamment afin de laisser le moins de traces possibles aux enquêteurs. Il faudra sans doute longtemps avant qu'on sache le fin mot de cette histoire et ici, il faut entendre l'expression fin mot comme si on disait révélation finale.

vendredi 15 août 2025

Une petite revanche ?

 Mon dernier article, intitulé "faux drapeau" n'en listait pas. Je ne suis pas Wikipédia, je ne tente pas d'influencer qui que ce soit. Je dis seulement ce que je pense et vous avez le droit de ne pas être d'accord avec moi et de le dire en expliquant pourquoi. Dans ce blog, je me suis appliquée à chercher des explications rationnelles à certains évènements qui m'ont paru trop énormes pour être honnêtes. Je n'ai pas retenu ceux qui n'ont pas compris que me traiter de folle ou de Normande de l'arrière pays ne fonctionnait pas. Il en faut plus pour me décourager.

Je me souvient parfaitement d'avoir suscité des remous au moment de l'élection de Barack Obama parce que j'avais des doutes sur sa légitimité et sur la façon dont il allait mener les États-Unis d'Amérique, appelons ce pays par son nom. Les personnes dont il s'entourait ne me paraissaient pas dignes de foi et je l'ai dit. J'ai également cité une personne qui se présentait comme historien et à qui mes interlocuteurs ont dénié cette fonction, comme si pour faire des recherches en histoire, il fallait avoir un titre et être reconnu.

J'aimerais bien être, quelques instant seulement, dans les pensées de ces personnes pour voir ce qu'elles vont penser lorsque Barack Obama va se retrouver avec les menottes aux poignets. Il semble en effet que ce soit sur le point de se produire, mais vous avez le droit d'en douter. Nous autres, les Français, nous avons mené un roi à l'échafaud. La prison ne devrait pas trop nous effrayer pour un ancien président. Peut-être y aura t-il de nouveau des lecteurs qui vont s'indigner de ce que j'ose dire. Je les rassure, je peux me tromper. Quelqu'un d'aussi fortuné que Barack Obama a sans doute les moyens d'échapper à la justice de son pays pour avoir commis un crime de haute trahison. Souvenez vous que lorsque j'ai dit que Donald Trump allait revenir à la Maison Blanche, on m'a ri au nez. Alors à bientôt, pour d'autres nouvelles.

jeudi 14 août 2025

Faux drapeau

Une opération sous faux drapeau est une opération connue de peu de personnes et conçue pour tromper. Le but est de faire accuser une personne, un groupe ou une nation particulière et de désigner celui-ci comme le responsable d'un événement ou d'une activité, afin de dissimuler la source réelle de sa responsabilité.

Le terme "faux drapeau" ou "faux pavillon" vient de la marine et faisait à l'origine référence aux navires pirates arborant les pavillons d'autres pays pour surprendre leurs victimes. Lorsque le faux drapeau était  conservé, la responsabilité de l’attaque était imputée à tort au pays auquel le pavillon avait été emprunté. L'expression s'étend aujourd'hui aux attaques organisées par des pays contre eux-mêmes et donnent l'impression que les attaques sont le fait de nations hostiles ou de terroristes, donnant ainsi à la nation qui aurait été attaquée un prétexte pour une répression ou une agression militaire.

Ma propre opinion est qu'une opération sous faux drapeau ne peut être commise que par des lâches qui fuient leur responsabilité. Les attentats commandités et les assassinats sous contrats font également partie de ces lâchetés. Ce qui était auparavant le fait de pirates est devenu si courant que l'expression "c'est pas moi" pourrait être gravée au fronton de tous les édifices publics, mais bien entendu, cette opinion n'engage que moi.

Sur le sujet des faux drapeaux, je vous conseille la lecture de cet excellent article historique qui ne surprendra que peu de monde :
"Quand Israël créait un groupe terroriste pour semer le chaos au Liban"


mercredi 30 juillet 2025

Accidents dus aux infrastructures

 Mes deux derniers articles étaient consacrés à des déraillements qui concernaient le même matériel roulant, des locomotives à vapeur de type Mountain 241. Ils ont eu lieu, l'un en 1932 et l'autre en 1933.

Bien que la catastrophe, on peut l'appeler ainsi à cause du nombre des victimes, de La Croisille, ait été rapidement considérée comme n'ayant aucune cause. Il aurait suffit de considérer le déraillement du Paris-Bâle comme exemplaire. Un léger affaissement de la voie sur un passage à niveau a entrainé la sortie des rails de la grosse locomotive, qui a entraîné les voitures à la suite, fait sauter rails et traverses sur 200 mètres et démoli une partie de la gare. Les deux locomotives étaient identiques, avec chacune un fourgon et des voitures passagers, les trains roulaient tous les deux à 110 km par heure et les accidents se sont déroulés exactement de la même manière. Dire qu'il n'y a pas de cause à la catastrophe meurtrière de La Croisille, c'est sans doute faire preuve de mauvaise foi.

Plus près de nous, un déraillement spectaculaire a fait 7 morts et 70 blessés dont certains sérieusement, en gare de Bretigny-sur-Orge le 12 juillet 2013. 3 des victimes décédées se trouvaient dans le train, 4 attendaient sur le quai. Le train s'apprêtait à traverser la gare de Brétigny à environ 135 km par heure, ce qui est une vitesse normale à cet endroit. A l'entrée de la gare, une éclisse qui maintenait une jonction entre 2 rails s'est soulevée et retournée, entraînant le déraillement d'une voiture en milieu de train. Il s'en est suivi un chaos que je ne décris pas, il se trouve beaucoup d'informations détaillées à ce sujet. Mon propos est de souligner que malgré des normes toujours plus exigeantes et des performances accrues des rames, l'infrastructure, la voie, est primordiale. A n'importe quelle vitesse, le train aurait déraillé, même si on peut imaginer que les victimes auraient été moins nombreuses. Si l'éclisse avait été correctement fixée, il n'y aurait pas eu du tout de victimes. N'est-ce pas ce qu'on cherche lorsqu'on parle de sécurité ?

Je vais faire un parallèle avec la route, sur laquelle le gouvernement réduit la vitesse autorisée et la contrôle au moyen de radars qui sont de véritables tirelires pour ceux qui les exploitent. Parallèlement, les infrastructures sont dans des états qui obligent les automobilistes à s'avertir entre eux de telle portion défoncée ou des nouveaux nids de poule apparus après l'hiver. Ces dégradations sont également des facteurs d'accident. Malgré tout, la responsabilité est toujours portée sur l'automobiliste, pénalisé par des malus sur ses primes d'assurance, jamais sur celui chargé d'entretenir la route. Les routes nationales sont d'ailleurs devenue départementales, ce qui est une façon de faire porter la charge à d'autres que l'état, qui perçoit néanmoins les impôts. Il serait temps d'avoir une politique responsable en matière de sécurité et non simplement des fonctionnaires déjà outrageusement trop rémunérés qui ne pensent qu'aux fifrelins qu'ils encaissent sur le dos des utilisateurs. On entend souvent dire que la route tue. C'est vrai. La route et ses malfaçons, ses trous et son manque d'entretien. 

samedi 19 juillet 2025

Mountain 241-036, l'accident méconnu

 Il s'agit du déraillement d'un train en octobre 1932. Un accident qui n'a pas fait de morts ni de blessés graves, ce  qui fait que la presse  l'a presque ignoré. Je ne fais ici que rapporter ce qui a été écrit dans l'édition du Petit Parisien du 12 octobre 1932. J'ai néanmoins coupé de l'article l'identité et les blessures des passagers, qualifiées de légères mais décrites de manière détaillée.

A 7h30, le rapide Paris-Bâle, qui roulait à 110 kilomètres à l'heure a déraillé hier matin en gare de Villepatour-en-Brie, près de Tournan, dans la Seine-et-Marne. (...)
Le rapide 4031 avait quitté la gare de l'Est hier matin à 7 heures en direction de Bâle. L'Orient-Express, dont le terminus est à Belgrade, contenait environ 80 voyageurs et une trentaine d'employés des Compagnies de l'Est et des Wagons-Lits.
Dès la sortie de Paris, le rapide s'élança à grande vitesse sur la voie libre. Il atteignit bientôt cent kilomètres à l'heure; puis dans les plaines de la Brie, le manomètre marquait 110 à l'heure. Vers 7 h 30, au kilomètre 43.550, peu après un passage à niveau, le mécanicien s'aperçut que la locomotive "flottait" et qu'un balancement inquiétant se propageait tout le long du train. Aussi jugea t-il utile de ralentir. Puis, sentant que le convoi emportait littéralement les voies, il bloqua les freins et mit le régulateur de vapeur au point mort. Mais traînant un poids de 278 tonnes 500, la locomotive continué sa trajectoire en direction de la gare de Villepatour-en-Brie, déplaçant, sur un parcours de deux cent mètres environ, les rails en "S". la voie "suivait" le train. 
la locomotive fut brusquement déportée de la voie descendante vers la voie montante et projetée contre la façade de la gare qu'elle défonça pour retomber ensuite sur la voie, arrachant une vingtaine de traverses qui lui servirent de butoir et la firent stopper à environ dix mètres au delà de la gare. 
Déjà, le tender et le fourgon s'étaient mis en travers des voies et le wagon-poste, dans lequel, depuis le départ de Paris, les employés triaient avec activité le courrier, avait complètement traversé le mur qui sépare les quais du bureau du chef de gare. D'autres wagons, dans un amoncellement indescriptible, s'étaient jetés les uns contre les autres. Seul, le wagon-restaurant demeura debout, offrant aux regards le spectacle d'une vaisselle bouleversée et d'un matériel mis en morceaux.
Le mécanicien du rapide, M. Fernand Veillet, qui était assisté du chauffeur Léon Martin, trente-cinq ans, tous deux du dépôt de Troyes. a fait les déclarations suivantes aux enquêteurs : Ma locomotive marchait à une allure régulière. Mon manomètre indiquait. à 7 h. 28, la vitesse de 110 kilomètres à l'heure, ce qui est normal sur cette voie qui traverse la Brie, où les lignes droites, qui sont fréquentes, permettent de grandes vitesses. Soudain, peu avant la gare de Villepatour et à peine le convoi venait-il de franchir un passage à niveau, je sentis que ma locomotive "flottait". Je donnai alors un léger coup de frein et fermai le régulateur de vapeur. Mais le balancement continuait et je sentais que le convoi "ripait" de gauche à droite. C'est alors que je bloquai les freins à fond. Mais je n'étais plus maître de ma machine, et celle-ci, franchissant la voie, sauta à droite sur la voie montante. La déposition de M. Veillet semble établir nettement que sa responsabilité ne peut être en aucune façon engagée. Il n'avait, à cet endroit de la voie, à se préoccuper d'aucun signal ni à ralentir au passage de la gare, qui est une petite station. Au contraire, c'est parce qu'il a su arrêter son convoi avec sang-froid et progressivement que le mécanicien a pu éviter une terrible catastrophe. 
Derrière la locomotive, qui était enfoncée dans le ballast jusqu'aux essieux et dont la vapeur fusait de toutes parts, le wagon-poste, un wagon mixte de 3ème et de 2ème classe, des wagons de 1ère et 2ème, une voiture de 3ème et le wagon-restaurant étaient couchés sur les voies et les remblais. Peu après le passage à niveau qui précède la gare, on apercevait nettement une première défaillance de la voie, sans doute minée par les pluies.

Le Républicain de l'arrondissement de Vitry-le-François publie, le 14 octobre 1932, ce petit article pour expliquer le déraillement du train Paris-Bâle : 


Le déraillement de Villepatour est-il dû à un manque de surveillance des voies ?

L'enquête sur le déraillement de Villepatour s'est poursuivie et il semble bien prouvé qu'il est dû à un mauvais état des voies. Par suite des pluies, le ballast s'est déplacé et un certain nombre de traverses consécutives se sont trouvées privées de point d'appui à leur extrémité. C'est ce qu'on nomme des "danseuses". Au passage du train, elles ont cédé sous le poids et les boudins des roues ont sauté par dessus les rails. 

Les voies sont l'objet, on le sait, d'une surveillance constante et jusqu'à ces temps derniers, étaient visitées quotidiennement. Par suite de compression de personnel - compression nécessaire sans doute - ces visites ne sont plus qu'hebdomadaires. Et peut-être a t-on là un peu exagéré la compression. Si parfait que soit le matériel, on ne peut prévoir les méfaits de l'eau et on ne saurait trop prendre de précautions coûteuses quand il s'agit de la sécurité des voyageurs.

Lorsqu'on lit la description de l'accident de Villepatour-en-Brie et qu'on le compare avec celui de la Croisille, qui s'est déroulé de la même façon avec des locomotives identiques, on ne peut que se rendre compte que, loin de pouvoir exclure une défaillance de la voie dans le second déraillement, il faut au contraire y penser de façon plus précise. Les rails ayant été arrachés et les traverses sectionnées, ces dégradations ont été considérées comme une conséquence de l'accident et non comme faisant partie des causes. Tout ayant été brûlé sur place, dit-on pour pouvoir rétablir plus rapidement le trafic, les pièces à conviction ont tout simplement disparu, laissant planer le doute et privant les victimes et le public des explications auxquelles elles auraient du avoir droit de la part de la justice. Un billet de chemin de fer n'est pas qu'une taxe perçue au profit exclusif de la compagnie de transport. C'est un contrat et à ce titre, le voyageur a droit non seulement au trajet, mais à la sécurité. Il semble que les transporteurs l'aient oublié.

Source de l'article.

vendredi 18 juillet 2025

Le déraillement du train Cherbourg-Paris à La Croisille

La catastrophe de l'express Cherbourg-Paris du 24 octobre 1933,

A 9h54, le 24 octobre 1933, le train parti de Cherbourg en direction de Paris déraille dans une petite courbe, qualifiée de « molle » par la presse de l'époque, sur la commune de la Croisille, tombant d'un petit viaduc d'une hauteur de 8 mètres. Cette même presse va donner beaucoup de détails sur les victimes, on va même connaître leurs adresses, leur nombre d'enfants et l'identité de leurs parents et conjoints, 36 corps seront sortis des décombres du convoi, la plupart tués sur le coup, les 3 voitures de tête ayant été réduites à leur seul châssis, rasé par la voiture suivante. Une partie des wagons est restée sur la voie et on ne déplore donc aucune victime dans la queue du train. Le chef de train, complètement à l'arrière, est immédiatement descendu pour se rendre compte de ce qui venait d'arriver. L'énorme locomotive, encore fumante, avait sauté le parapet du viaduc et se trouvait, debout, dans le lit du Rouloir, un petit affluent de l'Iton, avec son tender. Un wagon était à moitié déraillé, ceux de tête étaient réduits à des tas de bois brisé épars, sous lesquels en entendait des cris et des gémissements. Les passagers indemnes furent les premiers à dégager les blessés, aidés par les ouvriers qui travaillaient au chantier sur la voie dans le virage et qui venaient de voir l'express passer. Certains journaux, moins pudiques qu'à notre époque, ont décrit les blessures des victimes. Je ne reporte rien de leurs descriptions, qui n'ont fait qu'ajouter de l'horreur là où il n'y en avait pas besoin. Le chagrin des familles, la bénédiction des corps, les deux morts retrouvés après le déblaiement des débris, rien n'a été laissé de côté.

J'ai parcouru plusieurs journaux de l'époque, non pour revoir une autre fois ces descriptions macabres mais pour tenter de comprendre les raisons de l'accident, Certains passagers du train, décrivant ce qu'ils avaient ressenti, peuvent être des témoins précieux. Le chauffeur et le mécanicien du train n'ont pas survécu à l'accident. Malgré tout, ils avaient compris que quelque chose n'allait pas et avaient renversé la vapeur, car le train a freiné peu avant de quitter les rails. Les enquêteurs n'ont pas pu se mettre d'accord sur une cause unique et l'affaire en est restée là. L'accident s'est produit environ 200 mètres après une zone où des ouvriers introduisaient des gravillons sous les traverses pour "corriger la géométrie de roulement". Il faut croire que cette géométrie présentait des défaut pour qu'on ait ressenti le besoin de la corriger, mais nul n'a défini ceci comme une cause possible de déstabilisation du convoi. 

La locomotive était une 241 de type "Mountain", la plus lourde locomotive circulant en France, avec son tender, il s'agissait d'un ensemble de 194,2 tonnes. Le chef de train et d'autres témoins ont décrit comme un flottement juste avant que le train quitte la voie. Une partie des rails a été arrachée. Le remblai du talus était affaissé et on a incriminé le poids de la locomotive dans sa chute comme cause probable de cet affaissement. 
Le Rouloir à La Croisille

Je n'ai pas pu me rendre exactement sur les lieux car il s'agit de propriétés privées, mais j'ai pu voir, tout près du lieu où était tombée la locomotive, son tender et les premiers wagons, que la presse avait beaucoup exagéré. Certains ont rapporté que des scaphandriers avaient été dépêchés pour chercher des victimes dans le Rouloir. C'est un ru qu'on peut traverser à pieds. J'y ai pris la photo ci-contre. Il a été largement rapporté que la locomotive, restée sur ses roues, ne s'y était enfoncée que de 60 cm dans l'eau. Elle a d'ailleurs été remise en état et a repris du service. C'était une bonne machine.

Cette locomotive a été sortie du Rouloir près d'un mois et demi après le déraillement et les experts n'ont trouvé aucune faille technique. Il n'y en avait pas non plus sur la voie et les travaux ne pouvaient pas être mis en cause. Aucune trace de sabotage n'a été relevée non plus. Cet accident qui a coûté la vie à 36 personnes n'aurait été causé par rien ? Il se peut au contraire que toutes ces causes pourraient avoir été retenues, mais c'est mon avis personnel.

Il faut tout de même dire qu'un an plus tôt, en octobre 1932, il était arrivé exactement la même chose à un autre train tracté par le même type de locomotive, sur le trajet de l'Orient Express. Le Petit Parisien avait titré "Après avoir arraché deux cent mètres de voie la locomotive défonce la gare". Cet accident n'est pas répertorié car il n'a fait aucune victime. Malgré tout, les même causes produisant les mêmes effets, on peut considérer que les deux accidents sont liés. 

Merci d'avoir lu cet article sur un sujet qui date d'il y a presque 92 ans. 



 

mardi 15 juillet 2025

Vérifications

 En ce moment, et avec bien du mal car mon fournisseur d'accès internet, Free, pour ne pas le nommer, fait des difficultés pour rétablir ma connexion, en panne depuis le 24 juin 2025, soit 3 semaines. Mais ce n'est pas le sujet.

Blogger, qui est géré (mal) par le géant Google, modifie l'interface (mal) et crée des dysfonctionnements majeurs et des manques. Des fonctions utiles disparaissent au profit de bêtises inutiles que personne ne demandait. Pire, des articles disparaissent sans qu'on n'en sache jamais la raison. L'aide en ligne ne sert à rien. Ce n'était déjà pas terrible avant mais, depuis l'arrivée de l'IA, c'est cent fois pire. 

Je n'ai pas tout vérifié mais en cherchant un renseignement sur cette histoire, je viens de me rendre compte qu'un article bien documenté sur l'accident ferroviaire survenu en octobre 1933 sur la commune de La Croisille avait tout simplement disparu. Je ne crois pas qu'il s'agisse de censure. Sur des articles sensibles, j'aurais hésité, mais sur ce qu'on peut appeler un fait divers datant de plus de 90 ans, j'ai quelques doutes. Non non, ce n'est vraisemblablement qu'une mauvaise gestion quelque part. Un chiffre, un nom qui ont agi comme un signal pour entraîner cette suppression. C'est déjà arrivé, entre autres sur un article sur la photo du mois, un défi en photographie entre blogueurs. Le thème était "vert" et mon cliché représentait des vaches au loin dans un pré, avec quelques feuilles d'arbre au premier plan. Pas quelque chose de vraiment subversif. 

J'ai fouillé dans mes brouillons pour voir s'il restait des traces de cet article sur la catastrophe de La Croisille, appelée aussi "de Saint-Elier". (C'est un détail mais le train a déraillé sur la commune de Saint-Elier avant de quitter sa voie et de s'abîmer dans la vallée du Rouloir sur la commune de La Croisille). Rien. Pourtant, les images de l'article sont bien dans mes albums Blogger. C'est la seule trace. Elles pourraient me permettre de refaire mon article. Malheureusement, mon audience sera sans doute bien moindre qu'au moment de la rédaction initiale. Le défouloir n'est plus ce qu'il était, Blogger non plus.

Je tenais particulièrement à cet article, qui était l'un de mes articles historiques pour lequel j'avais fait de multiples recherches, allant même sur place, dans cette vallée, pour mieux me rendre compte. Je n'en avais pas fait mention dans l'article mais la coïncidence veut que j'ai vécu dans 3 villes où des trains à vapeur ont, dans des accidents du passé, fait de nombreuses victimes. Par une autre coïncidence, la personne qui a partagé ce blog avec moi pendant un temps est né, très loin de chez moi, dans une ville où une catastrophe ferroviaire a fait aussi une quarantaine de 22 morts et 45 blessés en 1940. 

Je ne suis pas seulement peinée, je suis très mécontente. 

mardi 24 juin 2025

Vendeurs de rêve

 Le moment des vacances arrive et celui de préparer ses valises avec la grande question du moment, rentrer dans son maillot de bain de l'an dernier sans que ça déborde. Et ce n'est rien. Certains débordent tant que le maillot de bain n'est même pas envisageable. 

Je vais dire ceux, car en français, le masculin l'emporte sur le féminin, n'en déplaise aux femmes qui sont certainement plus concernées par les maillots de bains que leurs fils, maris ou frères. Ceux, donc, qui ont été prévoyants ont commencé à se préoccuper de leur ligne en avance. Le danger est de recourir à l'aide d'un moteur de recherche avec les mots "perdre 3 kilos". Ce sont alors pléthore de résultats qui tombent sur des pages et des pages. Certains se réfèrent à des magazines, d'autres à des méthodes, payantes, où on vous garantit un suivi, des vidéos, des fiches, etc. La vraie raison de ces propositions est de gagner de l'argent, pas de vous aider à éliminer ces fichus kilos. 

J'ai testé. C'était la première fois. C'est sans doute la dernière car j'ai vu de l'intérieur. Le "coach" se dit spécialiste en nutrition. Il est plutôt spécialiste en communication, c'est à dire en embobinage. La "science" et "les études" sont citées pour appuyer le discours. Seulement voilà, la science est quelque chose qui n'est pas statique. Elle doit se remettre en question à chaque instant. On ne trie pas, parmi les études, pour ne garder que celles qui sont favorables à la méthode et c'est ça que je critique le plus. On passe volontairement sous silence les problèmes de santé générés par l'alimentation déséquilibrée généralement proposée. Le coach avoue d'ailleurs en direct être dans l'obligation de prendre des compléments alimentaires concoctés par les laboratoires pharmaceutiques pour éviter d'être en carence et devoir lutter pour conserver lui-même le poids perdu en ayant recours à une autre méthode. Est-ce que ça ne suffit pas pour réveiller les clients ? Hélas, ils ont déjà payé et il n'y a pas de garantie. C'est à fond perdu et comme si ça ne suffisait pas, des rencontres, payantes, sont organisées chaque année dans le but avoué d'apprendre à cuisiner tout en rigolant entre amis. 

Le programme choisi, un peu au hasard, je dois le dire, était une alimentation réduite en glucides, c'est à dire sans sucre, mais aussi sans céréales, sans fruits et avec très peu de légumes. Ne soyons pas injuste, ça marche à court terme à condition de supporter les vitamines de synthèse. Ce n'est pas mon cas. 2 mois, 3 kilos, mais ne demandez pas la lune. Le programme est fait pour un an, après, il faut remettre la main au porte monnaie. Lorsqu'on ne peut pas avaler tous les matins les petites pilules de Big Pharma pour rester en forme, on se retrouve en carence avec toutes les conséquences imaginables. Les végétaux ne sont pas des poisons, il faut seulement savoir les cuisiner. Nos grand-mères savaient. Avant la dernière guerre, les gros étaient rares. Avec l'arrivée des supermarchés, l'obésité a explosé. Le scorbut, carence en vitamine C, n'était pas une plaisanterie.  De nombreux marins en sont morts faute d'avoir eu des fruits et des végétaux frais. Le problème est que certaines sont tellement désespérées de ne pas avoir la bonne apparence, c'est à dire celle d'une adolescente car ce sont elles qu'on montre dans les magazines, qu'elles sont prêtes à ruiner leur santé pour devenir minces. C'est vrai aussi pour les hommes à qui on prédit qu'ils vont devenir beaux et musclés sans faire d'efforts. C'est du pipeau. 

Une personne que je connais bien a perdu plus de 60 kilos en allant voir un médecin nutritionniste qui l'a suivi sur 2 années. C'était il y a plusieurs années et elle est restée mince. N'achetez pas du rêve à des non spécialistes. Allez voir des nutritionnistes, au besoin, achetez le dernier livre sorti pour une vingtaine d'euros, mais ne confiez pas votre santé à des vendeurs de rêve qui vous en demandent des centaines. Votre vie vaut plus que ça. 

vendredi 6 juin 2025

Catastrophe maritime du Sewol, suite et fin.

 J'ai longuement réfléchi avant de proposer une conclusion à cette catastrophe. Rappel, le ferry sud-coréen Sewol, avec 476 personnes à bord a chaviré et coulé après une manœuvre impossible a réaliser pour un navire de cette catégorie. 

Il semble qu'il soit impossible de trouver une cause matérielle à ce naufrage. C'est du moins ce qu'il est ressorti de l'enquête officielle. Bien que les images radar montrent qu'un autre objet se trouvait immédiatement à proximité du ferry après l'accident, on nous dit soit qu'il s'agissait d'une image fantôme, soit d'un tas de conteneurs tombés dans l'eau. Il faut savoir que les conteneurs décrits comme un danger par les navigateurs sont généralement semi-immergés et donc indétectables au radar. Ceux qui auraient pu tomber du ferry Sewol étaient trop petits pour être détectés. Fin de la parenthèse. 

J'ai donc décidé de prendre le problème à l'envers, par les conséquences, par ce qui s'est passé autour du naufrage. 

304 personnes se sont noyées sur les 476 que contenait le ferry. Les témoins ont rapporté qu'aucun ordre d'évacuation n'avait été donné et que bien au contraire, l'équipage avait ordonné aux passagers de rester à l'endroit où ils étaient alors que le ferry était en train de basculer lentement dans l'eau. 

Pourquoi cet ordre ? Il faut savoir que ceux qui ont eu la vie sauve ont désobéi au dernier moment. 

L'équipage du ferry a été sauvé en premier par la garde côtière coréenne qui n'a mobilisé qu'une seule vedette.(*) 

La marine sud-coréenne a interdit aux pêcheurs, pourtant très nombreux sur le site d'approcher le ferry et d'aider les passagers à en sortir. De même, le navire militaire américain Bonhomme Richard a été envoyé dans une autre zone à 15 milles de là alors qu'il disposait de beaucoup d'hommes jeunes et bien entraînés et de moyens de sauvetage performants.

Aucun plongeur n'a été autorisé à venir en aide aux passagers piégés mais des centaines d'entre eux ont été mobilisés pour repêcher les cadavres dans les jours qui ont suivi. 

La présidente de Corée du Sud, Park Geun Hye a été injoignable de toute la journée. 

Pour avoir suivi ce naufrage, je dois dire que ma première impression a été que tout a été fait pour qu'il y ait un maximum de victimes. Pourquoi ? 

Le manque de sérieux de l'enquête et les condamnations de l'équipage, en ont fait un spectacle qui n'a pas calmé les parents des victimes. De nombreux internautes, et j'en ai certainement loupé la plupart, ont carrément dit que le naufrage avait été intentionnel. J'ai lu des théories sur l'ancre du Sewol, qui aurait été mouillée en cours de route et aurait donc obligé le ferry à ce demi-tour très serré qui l'a fait chavirer. C'était séduisant car le navire a effectivement décrit un cercle parfait. Il faut être réaliste, à 20 nœuds, tout aurait été arraché. L'ancre, la chaîne, le guideau et l'orifice de sortie de la chaîne d'ancre sur la coque. Le mystère reste donc entier. 


Le ferry Sewol n'a pas fait que les 304 morts officiels. Des accidents de plongée ont eu lieu autour de l'épave lors de la remontée des corps, des dépressions, suivies de suicides, tant chez les sauveteurs que chez les enseignants de l'école. 

Si la responsabilité incombait à un sous-marin, ne comptons pas sur les matelots du dit sous-marin, quelles qu'en soit la nationalité (Il y avait des bâtiments américains dans le voisinage) pour dévoiler le pot aux roses. Ces gens sont des pleutres et n'assument jamais rien. On l'a vu avec l'affaire du Bugaled Breizh et les pitoyables déclarations du ministre des armées, Michèle Alliot-Marie qui n'ont convaincu personne. 

(*) On me signale qu'il ne s'agirait pas d'une vedette mais d'un patrouilleur. J'ajoute donc. 

dimanche 18 mai 2025

Une fois le Sewol au fond de l'eau...


Le navire amphibie de la Corée du Sud Dokdo est ancré sur le site du naufrage du ferry Sewol, le 21 avril 2014, alors que le navire se prépare à recevoir un Seahawk MH-60. L'hélicoptère est affecté à l'escadron de combat en hélicoptère en mer et attaché au navire d'assaut amphibie USS Bonhomme Richard.

Source : département américain de la défense.



Naufrage du Sewol, des leçons ?

Le Sewol a fait naufrage de façon inexpliquée le 16 avril 2014 au matin. 304 personnes ont perdu la vie dans ce  ferry qui s'est comporté d'une façon qu'il lui était impossible de réaliser de par sa conception. 

Lorsque tout a été fait dans les règles et qu'une véritable enquête est menée, on peut légitimement comprendre et en tirer des leçons afin que ça ne se reproduise plus. Ce n'est pas le cas pour le Sewol.

Malgré un procès très suivi en Corée du Sud, rien n'a été expliqué et surtout pas comment s'est produit ce demi-tour impossible. On s'est borné à juger des coupables pour des raisons autres que celles de l'accident. Ils ont quitté leur poste, ont évacué le ferry en laissant mourir les enfants, soit, mais avant ça, quelque chose a entraîné la gîte fatale du ferry et ça n'a pas été expliqué.

On a dit que les conteneurs se sont déplacés et que certains sont même tombés à l'eau. Admettons. Normalement, une fois ces conteneurs tombés, il n'y a plus de charge excentrée sur le navire et donc il se redresse. On a dit que les véhicules rangés dans le pont garage s'étaient déplacés. Je connais les ponts garages des ferries pour les avoir beaucoup utilisés. Ces ponts sont divisés en deux longitudinalement. Les véhicules ne peuvent donc matériellement pas passer d'un côté à l'autre, ni s'accumuler tous du même côté. On peut raconter ça aux lecteurs de media grand public mais pas aux utilisateurs de ferries. Que des charges se soient déplacées à la suite du déséquilibre, soit, mais qu'elles l'aient provoqué, non.

On a aussi dit que c'était l'ajout de cabines supplémentaires à l'arrière du ferry qui avait entraîné le déséquilibre. Or, ces ajouts ont été encadrés et conformes à la réglementation. Des essais ont été faits et tout s'est bien passé jusqu'à ce 16 avril. 

Enfin, on a dit que c'était parce que le timonier était débutant et qu'il avait tourné trop rapidement. C'est ridicule. Ce que le ferry lui-même, du fait de sa conception, ne peut pas faire, un timonier, même débutant, ne le peut pas plus. Le dérapage, contrôlé ou non, n'existe pas en navigation. 

Tout tient dans la réponse à cette question : Qu'est-ce qui a provoqué ce virage si serré ?

Dans une expérience avec un navire modèle mené par Institut de recherche coréen des navires et de l'ingénierie des océans peu de temps après le naufrage, il a été constaté que le virage soudain en forme de J fait par le ferry n'aurait pas eu lieu sans une erreur de direction fatale ou un dysfonctionnement du mécanisme de direction ou la rencontre avec un obstacle extérieur.
Cette dernière possibilité ayant été écartée dès le début de l'enquête, il ne restait plus que les causes internes au navire.

Dans un rapport général, la Commission spéciale de l'enquête sur les catastrophes sociales, a écrit que la possibilité d'une défaillance provoquant le virage et la gîte soudaine du Sewol étaient très faibles.

Mais, lorsque le Sewol a été remonté à la surface, des enquêteurs ont cherché des dysfonctionnements et ils ont conclu que la valve solénoïde était obstruée et qu'une broche cruciale était bloquée, ce qui pouvait entraîner un problème de direction. Je ne suis pas qualifiée pour juger de ce point mais la question essentielle reste entière. Même en supposant que ce dysfonctionnement ait entraîné le virage, il n'explique ni les bruits de choc entendus par les témoins, ni la gîte soudaine sur bâbord.

La conclusion de l'enquête est qu'il a existé plusieurs facteurs à ce naufrage. Je veux bien l'admettre, mais ma propre enquête n'est pas terminée. Il me faut à présent déterminer pourquoi on a ordonné au passagers de rester dans leurs cabines avec leurs brassières de sauvetage, pourquoi les navires présents sur le site ont eu l'interdiction de secourir les naufragés, pourquoi une seule équipe de garde-côtes a été déployée, pourquoi le navire militaire américain Bonhomme Richard, qui disposait à son bord d'importants moyens de secours a été envoyé dans une zone extérieure à celle du naufrage par la Marine Coréenne, pourquoi les pêcheurs, nombreux sur le site, ont eu l'interdiction d'aider à sortir les passagers, pourquoi le propriétaire du Sewol avait disparu (on l'a retrouvé mort bien longtemps après et comme les causes de la mort n'étaient pas claires, il a été conclu qu'il s'était suicidé) et aussi pourquoi la présidente de la Corée du Sud n'est réapparue que lorsqu'il ne restait plus à la surface de l'eau que le bulbe d'étrave du Sewol avec cette phrase magnifique : "j'espère qu'il n'y a eu aucune victime".

Avec de tels éléments, comment s'étonner de la colère des familles endeuillées, mais aussi de l'émergence de théories alternatives sur les causes de ce naufrage. Il y a eu, bien entendu, celle de la collision avec un sous-marin, qui pourrait être l'objet non identifié vu sur les images radar, mais aussi celle du naufrage intentionnel organisé. J'ai déjà parlé du sous-marin dans un précédent article. Il me reste à explorer celle de l'acte prémédité.

lundi 12 mai 2025

Madeleine McCann aurait 22 ans

 

Je ne pense pas avoir besoin de dire qui était Madeleine McCann. C'est l'enfant disparue la plus connue dans le monde. Ses parents se sont chargés de lui faire une publicité énorme dès la première minute après avoir clamé qu'elle avait été enlevée, le 03/05/2007, préférant s'occuper d'avoir une bonne couverture médiatique que de la chercher activement. Les adultes du groupe couchaient leurs enfants et les laissaient seuls sans surveillance pour aller dîner tous ensemble à une centaine de mètres de là, dans un bar à tapas.

Partis "en vacances" avec leurs 3 enfants et un groupe d'amis, ils ont eu besoin de se concerter pour établir ce qu'ils avaient fait le soir où ils ont déclaré qu'elle avait disparu afin d'avoir une histoire vraisemblable à raconter. Ils avaient pour cela écrit deux scénarios différents sur des pages arrachées d'un livre de Madeleine, sans se préoccuper de ce qu'elle ressentirait en voyant son livre ainsi déchiré. S'inquiète t-on des affaires d'un enfant dont on sait qu'il ne reviendra jamais ? Evidemment non. Ma fille aurait disparu, chacun de ses objets favoris deviendrait une précieuse relique. Ceux qui ont déjà perdu un enfant le savent aussi bien. 

Avec le soutien de la presse britannique, de la police britannique et même de plusieurs premiers ministres, ils ont obtenus pour la recherche de leur fille une aide conséquente et des sommes colossales tandis que d'autres enfants disparus n'avaient que quelques lignes dans la presse locale et aucun soutien. 

L'enfant ayant disparu au Portugal, c'était à la police portugaise et à elle seule de faire l'enquête. Malheureusement, on ne sait à cause de quel possible odieux chantage, la police britannique s'en est mêlée, faisant ainsi beaucoup de mal à la vérité. Ce fait soulève une autre question : comment les parents McCann et leurs amis pouvaient-ils éventuellement tenir des personnes assez haut placés à Londres pour les contraindre à cette protection insensée ? 

Je me suis beaucoup intéressée à cette affaire. Dès les premières heures, j'ai tenté de comprendre avec les informations qui étaient disponibles et je dois dire que c'était assez confus. Au départ confiante dans le récit des parents, je me suis assez vite aperçue que leur histoire ne collait pas en lisant leurs témoignages, qui se contredisaient et révélaient une autre histoire. Madeleine était morte, j'en étais maintenant certaine.

J'ai ensuite lu intégralement les fichiers de la police portugaise. J'ai même fait des comparaisons entre la version portugaise et la version anglaise, me méfiant des contresens. J'ai aussi lu les livres publiés sur le sujet et notamment celui de l'enquêteur de départ, Gonçalo Amaral, avec lequel j'ai des points de divergence, mais qui avait bien compris aussi qu'il s'agissait d'un accident maquillé en crime. La scène des rideaux jouée par la mère en étant la plus invraisemblable manifestation. Les médecins n'ont besoin ni de physique, ni de météo pour exercer leur métier, mais ça leur aurait été utile pour ne pas dire de sottises. Les volets n'avaient été ouverts par personne d'autre que les parents, sans effraction.

Les accidents domestiques arrivent, alors pourquoi mentir ? C'est bien la question à laquelle il faudrait répondre car lorsqu'on regarde tous les témoignages, ils révèlent que la dernière chose que voudraient les McCann, c'est qu'on retrouve Madeleine. Pourquoi ? Parce que son corps aurait révélé ce dont elle avait réellement été victime. 18 ans plus tard, ils ont sans doute gagné. 

Je n'ai pas oublié Madeleine. Elle est inoubliable et fait partie de la vie de beaucoup de personnes. Je m'arrête là pour aujourd'hui mais j'en reparlerai car j'ai l'injustice en horreur et il y en a eu beaucoup autour de cette affaire. 

Ci dessous, une capture d'écran du jour de l'anniversaire des 4 ans de Madeleine, 9 jours seulement après avoir été déclarée disparue. Notez la mine dévastée de ses parents. Sans autre commentaire.



lundi 5 mai 2025

Elections locales en Grande-Bretagne

 

Quelqu'un a entendu parler de ces élections en France ? Je veux dire : en parler de façon normale, en annonçant les résultats avec l'objectivité nécessaire à une bonne information du public ?

La réponse est non et me fait penser au catastrophisme affiché par les media subventionnés au lendemain du Brexit. C'est le peuple britannique qui a décidé de sortir du piège de l'Union Européenne, c'est également lui qui permet au parti emmené par Nigel Farage, Reform UK, de s'imposer comme le vainqueur absolu des scrutins du 1er mai puisqu'il remporte 1 député, 2 maires et 677 sièges quand ils n'en avaient aucun. 

En plus de la législative partielle du fait de la démission d'un élu travailliste condamné pour violences, Reform UK a remporté plus de sièges de conseillers locaux que tous les autres partis réunis.

Les partis "traditionnels" perdent énormément puisque les Conservateurs perdent 68% de leurs sièges, passant de 993 à 317 et les Travaillistes en perdent 65%, passant de 285 à 99. 

C'est une claque monumentale pour Keir Starmer, dont les actions et la politique ont été très critiquées et qui voit sa popularité fondre comme neige au soleil, mais c'est surtout un espoir majeur pour les Britanniques épuisés par la hausses des impôts et du prix de l'énergie et ruinés par les conséquences d'une l'immigration illégale massive. 

Les mauvais perdants, nous les connaissons, ce sont les européistes. Ridiculisés par la victoire du parti de Nigel Farage, ils ne savent que dénigrer amèrement avec ce qu'ils considèrent comme des insultes suprêmes : "Extrême droite" ou "populiste". Et je ne parle pas seulement des petits "kapos" de forums mais de l'ensemble de la presse française qui ne vit que par les largesses du pouvoir corrompu. 

Les peuples se réveillent. Les européistes et leurs médias, dépassés par les événements, doivent se préparer à disparaître. 

Félicitations à vous, Britanniques. Vous venez de faire un grand pas en avant. Le temps est à la victoire mais ne lâchez rien car le combat ne fait que commencer.

samedi 3 mai 2025

Sewol, le naufrage qui dérange



Le premier appel de détresse du ferry sud-coréen chaviré a été effectué par l'un des 329 lycéens à bord, trois minutes après que le navire a viré soudainement.

Sauvez nous, disait le garçon d'une voix angoissée, nous sommes sur un navire et je pense que nous coulons. La personne du centre de secours qui a pris l'appel lui a demandé de lui passer le capitaine, un mot très proche de celui de professeur, en coréen. Il y eut une vingtaine d'autres appels en provenance des étudiants. On leur avait demandé d'enfiler des brassières de sauvetage et de rester où ils étaient et d'attendre l'ordre d'évacuer le navire, un ordre qui n'est jamais venu.

Les échanges ont montré que le navire Doola Ace était à seulement deux miles du Sewol à 9h06, soit 11 minutes après l'appel de détresse envoyé de la passerelle. Le Doola Ace a été invité à aider à secourir les passagers évacués mais le capitaine du Doola Ace a indiqué que le ferry n'évacuait pas ses passagers.

"Nous ne pouvons pas nous déplacer si les gens n'évacuent pas". Le Doola Ace est un cargo avec un équipage réduit qui ne dispose pas de canots de secours. Cinq minutes plus tard, il a rapporté qu'il était juste devant le Sewol, toujours en attente. La passerelle du Sewol, contactée, a répondu que la décision appartenait au  capitaine. En réalité, le capitaine se préparait à fuir le navire en perdition sans se préoccuper des passagers.

Pour les adolescents à bord, le voyage était censé les aider à décompresser avant les examens universitaires. Le voyage n'était pas gratuit et certains parents ont du économiser à l'avance pour payer cette sortie à leurs enfants. Peu importe à quel point ils devaient se serrer la ceinture, leur enfant n'aurait pas d'autre occasion de partir en bateau. Pour beaucoup d'entre eux, en effet, c'était la première et dernière fois de leur courte vie. 

Ce n'est que dans les dernières minutes que la plupart des passagers survivants ont fini par sortir du ferry chaviré et de nombreuses questions sont restées sans réponse claire.

Pourquoi les pêcheurs, prêts à entrer dans le navire pour guider les passagers dehors ont-ils été tenus à l'écart et empêchés d'intervenir ? 
Pourquoi un seul bateau de la garde côtière pour récupérer les vivants dans l'eau alors que 750 plongeurs ont été employés à la recherche des noyés ? 
Pourquoi la présidente de Corée du Sud, Park Geun-Hye, n'est-elle sortie de la chambre où elle s'était enfermée que lorsque le navire a été  irrémédiablement perdu ?
Pourquoi la marine coréenne a t-elle attribué au navire d'assaut amphibie de la marine US Bonhomme Richard une zone de recherche des victimes à 15 milles marins du site du naufrage ? Deux hélicoptères MH-60 Seahawk de Bonhomme Richard ont mené des opérations de recherche et de sauvetage dans la zone de recherche assignée, donc loin du Sewol. Le capitaine avait proposé l'aide des moyens de secours de son navire. Il lui a été répondu que l'efficacité des secouristes coréens n'avait pas besoin d'aide. Je pourrais ajouter que si leur mission était qu'il y ait un maximum de victimes, l'efficacité était là avec 64% de victimes.
On peut comparer cette "efficacité" avec celle des moyens de secours suédois  lors de la catastrophe du ferry Estonia au cours de laquelle 852 personnes ont péri sur 989 à bord soit 87% de victimes. Il faut lire les rapports et écouter les témoignages. Dans les deux cas, les récits sont hallucinants.

Lors du renflouement du Sewol, beaucoup de parents s'étaient déplacés pour voir le ferry. La police sud-coréenne les a enfermés derrière des grilles pour les empêcher d'approcher. La colère est montée. Des mères criaient "Vous n'avez pas sauvé nos enfants, laissez-nous au moins voir le bateau !" Des pères demandaient "Qu'avez vous encore à cacher ?" 
C'est cette dernière question que je pose aussi. Qu'ont-ils donc à cacher ?