samedi 30 janvier 2010

L'important n'est pas d'être, c'est de paraître.

Ce matin j'ai reçu ce message, sans doute en dehors de son contexte, malgré tout, je vais tenter d'y répondre.


Krn, pourrais-tu m'éclairer sur cette citation dont l'auteur se dit juriste, que j'ai beau retourner dans tous les sens sans la comprendre, ni dans le fond, ni dans la forme. Le comportement criminel ....fait le CRIME ...pas l'inverse . Le crime n'est pas " SUI GENERIS "

Une définition d'abord :
Sui generis ( Terme juridique ) Latinisme qui signifie "genre en soi".
Cette expression est utilisée par les juristes pour désigner une catégorie de règles qui a son propre fonctionnement.
Par exemple, la loi de 1985 sur les accidents causés par les véhicules terrestres à moteur est un cas de responsabilité "sui generis" au regard du droit commun de la responsabilité civile.
Le crime ne serait donc pas un genre en soi ?
Une autre définition selon Emile Durkheim : sert à marquer qu’une totalité (de faits) n’est pas réductible à la somme de ses parties, et présente des traits d'un genre qui lui est propre.

Vous avez compris ce que signifie "sui generis" ? Non ? Rassurez vous, seuls les adeptes de la secte des juristes (et encore certains seulement, les autres font semblant) connaissent ce terme.
On utilise les langues étrangères quand on ne veut pas être compris. Le latin est une langue "d'initiés" n'est-ce pas ?

Tous ceux qui ont un jour eu un texte de loi entre les mains peuvent constater à quel point les juristes se gargarisent de ces termes obscurs qu'ils adorent utiliser pour bien faire comprendre aux autres qu'ils sont une secte à part, ils ont besoin de montrer un savoir pour se sentir exister.
J'insiste sur le mot secte qui, déjà, signifie à part
.

Vu la forme négative de la phrase, on pourrait comprendre que le crime ne présente pas des traits d'un genre qui lui est propre. Je serais tentée de mettre ici un gros point d'interrogation. Je me contenterai de dire que le droit fluctue selon les opinions des dirigeants. Le droit, c'est le règlement intérieur d'un pays. Le chef d'état le modifie à sa guise, au mépris des électeurs. On l'a vu avec Hadopi. Le droit, c'est la possibilité pour certains d'en asservir d'autres, pas de codifier les comportements.

L'assemblé législative, qui croit avoir son mot à dire, modifie les textes existants tous les jours et en publie 17 000 pages par an au journal officiel.
Imaginez qu'on fasse ça avec la grammaire et l'orthographe et dans 5 ans plus personne ne sait plus ni parler, ni écrire.

Le vide culturel se comble aisément avec ce genre de mot. J'en ai relevé d'autres qui sont d'usage peu courant et qui ne sont utilisés que dans l'intention de claquer le bec à ceux qui se trouvent plus bas sur l'échelle. Ce qui dénote tout de même un fort sentiment d'infériorité, quel besoin de paraître plus fort quand on est sûr de soi ? Pourquoi tenter d'éviter le dialogue en balançant des mots qu'on sait que l'autre ne peut pas connaître ? Pour le déstabiliser ? En tous cas, pour rompre la communication.

"Le comportement criminel fait le crime, pas l'inverse".
Rien d'étonnant avec des âneries de ce genre que notre président suggère de repérer les criminels à l'école maternelle ! Il a du faire du droit.
Des élucubrations de psy-machin qui ne sert à rien ou de socio-chose en mal d'idée. De la poudre aux yeux, des mots, du blabla pour faire passer l'insuffisance de résultats.
Doit-on condamner ceux qui exercent une discrimination ? Alors, condamnons l'état.

L'acte ne rend pas un individu criminel à moins que son intention soit coupable.

Qu'est ce alors qui est punissable, l'intention ou le fait ?
Doit-on alors enfermer tous les colériques, les vindicatifs et ceux qui possèdent une arme ?
Car posséder une arme, c'est avoir l'intention de s'en servir, sinon, en avoir une est superflu. Ne pas maitriser ses humeurs, c'est dangereux.
Certains mots blessent plus sûrement que des coups, alors, ne pas se retenir de les dire, n'est-ce pas ça, un comportement criminel ?

Je n'ai aucun respect particulier pour ceux qui, parce qu'ils se considèrent comme la crème de la société, méprisent les autres. J'ai une plus haute idée de la justesse du monde et j'ai bon espoir qu'un jour l'amour de l'autre triomphe de l'envie de puissance, une maladie qui porte, elle aussi un nom inspiré d'une langue morte : mégalomanie.

Langues et mémoire.

Avez vous déjà entendu parler de Daniel Tammet ?

Daniel Tammet est atteint d'une forme particulière d'autisme : le syndrome d'Asperger.

De ce handicap, Daniel Tammet a fait un atout.
Non content, entre autres, d'énumèrer de mémoire les 22514 premières décimales du nombre π et de résoudre des calculs compliqués plus rapidement qu'un ordinateur, il apprend les langues étrangères avec une rapidité inouïe.
Il en parle couramment neuf, il dit notamment avoir appris le français en moins de deux semaines lors d'un séjour à Nantes, ça laisse rêveur.

En fait, Daniel Tammet dit ne pas utiliser ses facultés mentales mais voir les solutions se dessiner dans son esprit sous formes de paysages, de couleurs et de formes.






Ce que j'ai retenu parmi tout ce que Daniel Tammet a dit :
"L'important n'est pas de vivre de vivre comme les autres, mais parmi les autres."

mercredi 27 janvier 2010

Sénat vs industrie pharmaceutique.


Alors là, Bravo !

Je ne peux que me réjouir de la proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le Gouvernement de la grippe A H1N1 déposée par 24 sénateurs, dont François AUTAIN.

Il est temps que tous ces faiseurs de miracles qui engrangent des profits colossaux cessent de jouer avec notre santé avec la bienveillante complicité des politiques au pouvoir.
Cette initiative empêchera peut-être une mutation "chevaline" ou "mytiline" de cette grippe qui d'aviaire était déjà devenue porcine.

Le texte est visible sur le site du Sénat,
à
cette page.
à suivre attentivement.

jeudi 21 janvier 2010

Tombé d'une étoile, meilleur taux de visites


Les pages les plus visitées du défouloir actuellement sont, dans l'ordre du plus grand nombre de visites uniques (une même adresse IP n'est comptée qu'une seule fois) :

Tombé d'une étoile, Xavier Deluc, une page consacrée au premier long métrage de Xavier Deluc, "Tombé d'une étoile". Cette page représente 26.5% des visites totales sur les 4 derniers jours.

Pelle cimetière Boki 2551.
C'est de mon job qu'il s'agit, avec 14,7% des visites c'est bon pour le chiffre d'affaires, même si la page date de 2008, elle est toujours dans les 3 pages de tête.

La théorie de l'inside job, un point de vue sur les attentats du 11 septembre 2001, avec également 14.7% des visites. Nettement en tête pendant plusieurs semaines, Xavier Deluc l'a détrônée.

Derrière ces pages, d'autres qui sont régulièrement vues depuis leur parution, dans l'ordre :

Tombé d'une étoile

Ton écho ne meurt pas
La Haye de Routot
Le Bec Hellouin, histoire de l'architecture
Le phare d'Ailly

Parmi les mots clés tapés sur google , rien de surprenant à ce qu'on trouve :
Tombé d'une étoile,
Xavier Deluc,
Boki,
Boki 2551,
Boki 2050,
pelle cimetière,
inside job,
wtc explosifs militaires,
la Haye de Routot,
Ton écho ne meurt pas,
ifs la Haye de routot,
wtc théorie,
Boki d'occasion,
ne meurt pas,
festival la Haye de Routot,
abbaye du Bec Hellouin,
Phare d'Ailly,
araignée de cimetière,

mais aussi, plus surprenant :

arbre qui ne meurt pas (il est vrai que ceux de la Haye de Routot sont plus que millénaires),

guerre étoile (il y a tout de même plus populaire avec ces deux mots !),

montée d'adrénaline et céphalées de tension (pour ce dernier, je ne me l'explique que si google lit aussi les commentaires !...)

dimanche 17 janvier 2010

Tombé d'une étoile, Xavier Deluc



Tout juste sorti de prison, Jaco, 20 ans, s'engouffre au coeur de l'Ardèche pour régler à sa manière une affaire personnelle. Seulement Jaco déambule dans une vie partagée entre la réalité et le polar qu'il a écrit pendant sa détention. Il reflète un peu le malaise d'une certaine jeunesse qui finit par ne plus trouver de cloison entre l'imaginaire et le quotidien...

C'est le cadre. L'histoire, il faudra la découvrir.


J'ai regardé tous les documents possibles parlant du long métrage réalisé par Xavier Deluc, « tombé d'une étoile » et je continue à penser que de ce film, je ne devrais rien dire tant que je ne l'ai pas vu au moins une fois. En fait, cet article est le plus difficile que j'aie eu à écrire et il me paraît important de ne pas me tromper.

Je vais malgré tout écrire ce que j'en ai compris, et ce à cause du roman écrit par Xavier, « Ton écho ne meurt pas » qui a été mon coup de coeur littéraire de l'année 2009 et m'a surtout permis d'entrevoir juste un petit peu qui il est.


Une personne est un tout qui n'est cohérent que pour elle. Par chaque geste créateur, elle livre malgré elle un petit morceau de son âme. C'est ce qui s'est passé avec le roman. Seulement, voilà, c'est du film que je voudrais parler et
plutôt que d'écrire n'importe quoi, je vais commencer par vous conseiller de lire cette page:

http://www.xavierdeluc.com/realisateur/xavier-deluc-film.html

Non, le film n'est pas un polar. C'est une comédie sociale rurale.

On peut alors légitimement s'interroger lorsqu'on regarde la vidéo, sur le choix des scènes qui montrent plus un côté sombre qu'une histoire champêtre et c'est ce qui m'a déconcerté.

La réponse de Xavier à mes interrogations : «Ce film n'est pas un polar contrairement à ce qu'on pourrait croire, C'est un jeune qui s'imagine ces images de temps en temps dans le film.»

Pour les comprendre, il faut, je crois, se mettre à la place de Jaco, personnage principal du film. C'est lui qui est tombé d'une étoile.

Jaco a fait des bétises, il est peut-être maladroit, mais il aime la vie.

Ces scènes ont toutefois en commun leur réalité directe. Peut-être une volonté de mettre en avant autre chose que le décor, l'éclairage et les aspects techniques du film. J'ai été frappée par cette franchise des images, mais encore une fois, ce n'est qu'une toute petite partie.

J'attends ce film avec d'autant plus d'impatience que je sais qu'il va me révéler quelque chose.

Attendez-le, vous aussi et ne le regardez pas distraitement.

Liens :

Site de Xavier Deluc

Myspace tombé d'une étoile

Clavis films


mercredi 13 janvier 2010

lundi 11 janvier 2010

Lui aussi était tombé d'une étoile.



On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé aprivoiser...
(Le Petit Prince. A. de Saint Exupéry)

dimanche 10 janvier 2010

Neige en Normandie


C'est le 10, on fait la trève avant le 11.
Tout est blanc, la neige a tout recouvert.
Je ne vous parle pas des conditions de circulation, elles ne sont pas difficiles, elles sont nulles.
Personne ne se risque sur la route qui barre le paysage que je vois de la fenêtre de la cuisine, cette route sur laquelle la sableuse a eu une mésaventure il y a peu. On la voit peu avec la neige, mais elle est là, inutilisée en attendant des jours meilleurs.
On voit que la Risle commençait à être prise par la glace. Aujourd'hui, il a même neigé dessus.


samedi 9 janvier 2010

Joyeux Noël ou les mésaventures d'un apprenti-terroriste.


J'aimerais vous faire partager ceci :

Article du Nouvel Observateur du 10 décembre 1998

Vous l'avez compris, rien ne peut échapper à la vigilance de tous ces organismes hautement organisés.
Alors comment Georges W. Bush et Condoleeza Rice ont-ils pu dire qu'ils n'avaient rien vu venir avec un tel arsenal à leur service ?
N'avaient-ils pas les moyens d'espionner un handicapé qui se déplace en mobylette avec un téléphone cellulaire ?
Que fait la NSA ? Des mots croisés ?

Et là ? les mensonges continuent ? La CIA savait.
Je vous laisse à vos réflexions.

Comme pour les précédents articles, les commentaires ne sont pas autorisés.

vendredi 8 janvier 2010

Après les zombies de Bush, les non-personnes d'Obama.


Les non-personnes selon Obama.

Je remets ici un commentaire qui m'a été fait dans une précédente discussion.
Je pense que l'article auquel ce lien conduit est tellement important qu'il aurait du faire un tollé dans la presse internationale. Il n'en est rien. Merci de le lire.

Comme le précédent, cet article n'admet pas les commentaires.

Un vétéran US parle.



« Si la tyrannie et l’oppression viennent en ce pays, ce sera sous le déguisement d’une guerre contre un pays ennemi. La perte de la liberté chez nous sera mise à charge des dangers, réels ou imaginaires, de l’étranger ».

James Madison

Quatrième président des Etats-Unis de 1809 à 1817, considéré comme l’un des principaux auteurs de la Constitution.

les commentaires ne sont pas autorisés pour cette vidéo.

jeudi 7 janvier 2010

Où ai-je déjà vu ces étoiles ?


Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a déclaré mercredi 6 janvier 2010 qu'il croyait au "travail" et à la "famille".
Après le débat sur la nationalité et la notion de "patrie"...
L'histoire est un perpétuel recommencement.



La dérive des commentaires, pour la plupart hors sujet, m'ont contrainte à fermer la possibilité d'en ajouter de nouveaux après le 49ème.
Merci de votre compréhension.

mercredi 6 janvier 2010

Noreg

Eg er fransk, men hjartet mitt er norsk.

La première fois qu'on pose un pied en Norvège, on ne peut qu'être séduit par les paysages paradisiaques qu'on y découvre. L'eau y est partout présente, que ce soit la mer, les nombreux fjords, les lacs, les cascades, les glaciers. Pour moi, c'était il y a plus de vingt ans et en camion.

Ceux d'entre vous qui suivent ce blog depuis le début savent que j'ai parcouru de cette façon les routes de la Scandinavie pour mon plus grand bonheur et que ses habitants sont pour moi des exemples de savoir vivre.

Je voudrais remercier, par cet article, celui qui m'a donné l'envie, non seulement d'y retourner, mais d'apprendre les deux langues norvégiennes, pour éventuellement aller vivre dans ce pays qui est celui de la liberté avant tout autre.
Mon souhait est qu'il puisse le lire avant son départ pour cet autre paradis, la mer.

mardi 5 janvier 2010

Badillo ne mâche pas ses mots.


Mais surtout, il faut bien préciser que l'opinion des invités n'engage pas la direction de la chaîne de télévision. Que la finance du monde ne s'imagine pas que les vendus qui dirigent les médias puissent aller dans le sens de la vérité.

dimanche 3 janvier 2010