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Cherchez et vous trouverez. C'est ce que je fais dans ces pages. Il y a de tout : de la science, de l'humour, du scandale, de la passion, de l'histoire, en bref, tout ce qui fait une vie.

mardi 27 mai 2014

Costa Concordia, les mystères de la route 3

Vous vous souvenez de cette image ?


Elle représente les routes comparées du vapeur Bramhall, échoué sur les roches au sud du port du Guilvinec dans le Finistère. En vert, la route sur laquelle le capitaine croyait se trouver et en rouge, celle sur laquelle il était vraiment.

Et bien, voici maintenant, d'après les coordonnées relevées sur l'ECDIS, les routes comparées du navire de croisière Costa Concordia, échoué à l'île du Giglio.


En magenta, la route prévue, en bleu, la route suivie réellement par le Costa Concordia. Deux tronçons sur cette route bleue, le premier, en trait plein, alors que l'officier de quart était au commandement, et la seconde, en pointillés, alors que le commandant avait pris le relais.
Il est évident que le commandant a cru se trouver sur la route magenta, alors que le navire suivait en réalité une route 500 m trop à gauche.
Pour les sceptiques, j'ajoute ci-dessous une capture de l'écran du radar montrant qu'à l'heure où le commandant est entré à la passerelle, l'écart avec la route prévue était déjà de 50 m.
(donnée soulignée en rose XTD L : 50 m)




Je ne crois pas à la culpabilité du capitaine de ce navire. Il risque cependant de payer pour avoir accordé sa confiance. D'ailleurs, j'ai du mal à croire à l'accident. Au delà de l'aspect technique, c'est trop gros. La manière dont ça s'est passé, l'énorme médiatisation qui a suivi alors que la presse a bien moins parlé d'autres naufrages bien plus meurtriers, et puis, cette provocation évidente, un navire aux couleurs de l'Union Européenne dont chaque pont porte le nom d'un pays qui se vautre le jour de la dégradation de la France par une agence américaine. Ce naufrage n'annonçait-il pas celui de l'UE qui semble évident, même si les media feignent de ne rien avoir vu ?


Géographie

Comme beaucoup de mots savants contemporains, le mot géographie a été formé à partir de 2 termes grecs. Le premier est "gê" qui signifie la terre et le second "graphein" qui signifie écrire, tracer, mais aussi décrire.

La géographie, c'est donc la science qui décrit la terre et la reporte par écrit.

Il fut un temps où on étudiait la géographie à l'école. Bien que j'appartienne à la génération qui glorifiait plutôt les matières scientifiques, la géographie était quand même une matière importante, enseignée le plus souvent par le même professeur que l'histoire. Ces deux matières permettant à chacun de se situer dans l'espace et dans le temps, ce qui est important pour la stabilité.

Je me souviens des immenses cartes tenues par des baguettes de bois que la maîtresse accrochait sur le tableau pour nous montrer les régions, les massifs montagneux, les cours d'eau et les activités humaines.Comment a t-il été possible à certains de ne pas s'y intéresser ?

Je ne vais pas faire compliqué, juste montrer à tous ceux qui prétendent, en ce lendemain d'élections, s'intéresser à la France, que c'est en premier lieu un territoire géographique dont les frontières, colonies mises à part, sont fixées maintenant depuis un siècle.
Voici donc une carte de la France métropolitaine avec les régions telles qu'on les connait à présent.


A ce territoire, il convient d'ajouter les îles annexées, Corse, Guadeloupe, Antilles, Réunion, Saint-Pierre et Miquelon etc. Quand on a cette carte dans la tête, malgré tout, c'est déjà bien.

Je regrette de n'avoir pas pu prendre en photo les dizaines de cartes tracées de mémoire par toutes les élèves de première de mon lycée en interrogation écrite il y a déjà pas mal d'années. On se rendrait mieux compte des immenses lacunes qu'ont les Francais qui sont malgré tout arrivés jusqu'au baccalauréat. On y aurait vu des côtes fantaisistes et des frontières inquiétantes, des régions entières sacrifiées, la Garonne se jetant dans la Manche et la Loire prendre sa source à Paris, situé lui-même à la place de Bourges. Lille et Marseille sont les deux villes approximativement bien placées, les autres étant distribuées au hasard, le grand dilemme étant d'écrire Brest quand on a oublié la Bretagne et que la côte fait juste un angle à 60° dans lequel on place Rouen. Merci aux journalistes-géomètres qui ont décrit la France comme un hexagone.

Ce billet est plus particulièrement destiné à des personnes de ma connaissance, dont deux enseignantes, l'une qui confond Bretagne et Normandie et l'autre qui ignore l'existence du Cotentin. Je pardonne à la troisième, d'origine américaine, qui était étonnée de savoir que la Normandie avait une côte. Malgré tout, si elle avait suivi en histoire, elle aurait du savoir que c'est par là que ses compatriotes avaient envahi la France en 1944.

J'en profite pour dire que l'un de mes souhaits les plus ardents est que ceux à qui l'état confie la mission d'enseigner à nos enfants aient, en plus de leur spécialité, une vraie culture générale. Ils devraient, quelle que soit la matière qu'ils enseignent avoir au minimum les connaissances générales requises pour le certificat d'études, bêtement supprimé en 1989, sans doute parce qu'il s'agissait du meilleur examen jamais inventé.

mardi 20 mai 2014

Alors ?

Les couleurs de mon drapeau, ça aurait pu être ça aussi, sauf que je n'ai pas retrouvé le mien et qu'une capture d'écran ne peut pas être considérée comme une photo personnelle. Il aurait fallu un peu plus de mise en scène, là, c'est brut de brut.

En attendant, ça répond à un défi lancé par un autre blogueur qui verra ainsi que, même avec le cube de Google qui se manipule assez mal, je sais jouer.

Je garde l'autre face, orange, jaune et verte, au chaud, au cas où.

Rubik's cube Google

Ha ! Pour une fois que Google a une bonne idée je me suis un peu amusée avec.

Dommage, ce n'était que hier. Aujourd'hui, je n'ai pas retrouvé l'animation. Tant pis, je publie tout de même mes captures d'hier, ça va donner à certains des motifs de jalousie. Je ne dis pas à qui, ils se reconnaîtront.



samedi 17 mai 2014

Gratulerer med dagen, Norge !

Cliquer sur l'image pour aller sur visitnorway.com.

Costa Concordia, les mystères de la route 2

Dans la série d'articles consacrés au désastre du navire Costa Concordia, je vous propose ces deux cartes qui me semblent étrangement semblables.
Je ne leur donne pas d'explications car la justice n'a pas tranché, mais tous les relevés objectifs révèlent qu'il y a eu un malentendu sur la position, dans les deux cas.

Sur l'une ou sur l'autre, la bonne route est en vert et la mauvaise en rouge.

La première carte représente le trajet du vapeur Bramhall, qui s'est perdu dans le brouillard et s'est échoué au large du port du Guilvinec. Le capitaine se croyait en eaux saines et il était bien plus près de la terre.


Dans le cas du Costa Concordia, sur la carte ci-dessous, la route tracée à l'avance figure en pointillés. Lorsque le commandant a pris le commandement, il ne pouvait pas croire qu'il n'était pas sur la bonne route. Il avait toute confiance en ses officiers car piloter un navire de cette taille est un travail d'équipe.

Je ne me prononce pas sur ce qui s'est passé et je ne fais pas de déductions hâtives, même si forcément, je me pose des questions. Je souhaite en tout état de cause que la justice tranche en toute impartialité, car mes sources sont les siennes. Elle sait tout et c'est à elle de poser les bonnes questions, et surtout d'y répondre.



Je me trompe peut-être, mais je ne vois pas d'autre explication.

Merci aux auteurs du rapport d'expertise sur l'accident, à ceux qui ont relevé les conversations de la passerelle, même si parfois leur interprétation était comique, et merci à mon instructeur préféré, Al de m'avoir donné les bases suffisantes pour comprendre. Cette seconde carte en fait partie, elle résulte d'une discussion autour des données enregistrées par le VDR du navire.