Citation

Cherchez et vous trouverez. C'est ce que je fais dans ces pages. Il y a de tout : de la science, de l'humour, du scandale, de la passion, de l'histoire, en bref, tout ce qui fait une vie.

mardi 31 mars 2009

Saint Pierre de la Huanière.

Voici ce qui reste actuellement de l'église abbatiale Saint Pierre de la Huanière élevée au XIIIème siècle. La voute en croisées d'ogives a été entièrement retirée ainsi que tout le côté sud de la nef. Il ne subsiste rien de l'église initiale de Roger de Beaumont.
Ce dessin fait d'après nature en 1840 montre l'église avant son démontage par le marchand de matériaux. Ce dessin montre une très belle église très claire aux lignes très pures, parfaitement orientée.
Le bâtiment avait servi de manufacture de draps et l'immense verrière avait déjà disparu. On notera en arrière plan, l'alignement avec l'église Saint Nicolas, qui, malgré de sévères dommages dus aux bombardements alliés, a été restaurée et est restée l'église principale de Beaumont le Roger.
Situées à flan de côteau les ruines de l'abbaye ont été épargnées.

lundi 30 mars 2009

croc'ortie

ça, c'est vraiment savoureux et facile à faire.
Il faut des orties, bien sûr, les pointes ou bien de jeunes orties. En ce moment, elles sont très bien.
de l'huile d'olive, de la moutarde (pas trop sinon on ne sent plus le goût de l'ortie, une cuillérée à café suffit pour 100 gr d'orties) de la crème fraîche 20cl, de l'emmental rapé, du sel, quelques baies des îles moulues.

On commence par laver soigneusement les orties, puis on les hache grossièrement à la main avant de les faire revenir dans l'huile d'olive pendant quelques minutes.
Dans une terrine, on mélange les orties, la moutarde, le sel, les baies de îles moulues et l'emmental rapé.
Lorsque tout est bien mêlé, on étale le mélange sur des tranches de pain bio et on passe au four pendant 10 mn.

Quand on n'a pas de four, on peut enfermer le mélange entre deux tranches de pain et faire cuire le tout à la poêle en appuyant dessus avec une spatule ou une touillette en bois 3 minutes de chaque côté avec une noix de beurre.
Personnellement, je préfère cette version. De plus, on peut les préparer d'avance et les emporter pour les manger ailleurs, ça ne coule pas.

C'était l'entrée. Sympa non ?

Le repas. Vous avez dit ortie ?

dimanche 29 mars 2009

L'ortie, reine des jardins.

Par quoi commencer quand, pendant deux jours, on a été immergé dans le monde d'une seule plante ?
La décrire ? tout le monde a vu des orties me semble-t-il, même si du côté de l'Alberta on semble penser qu'il n'y en a pas.
L'ortie ? beaucoup vous diront que c'est une mauvaise herbe, qu'il faut l'arracher, qu'on en coupe une et qu'il en repousse dix.
Celles-ci sont les nouvelles pousses de mon jardin. Evidemment, elles ne sont pas les seules, elles ont des centaines de copines qui ne demandent qu'à envahir tout l'espace disponible.
Au cours de ces deux jours, j'ai vu comment la reconnaître (assez drôle, le côté urticant des feuilles s'imposant de lui même) et l'utiliser, au jardin, en guise de médecine et de matière première et à la cuisine, ce dernier point n'étant pas le moins intéressant.
Je vais, au cours des prochain jours parler de ce que j'ai vu et appris sur cette reine des jardins, mais aussi du village de la Haye de Routot, qui accueillait cette manifestation. Je ne vais pas chômer.

samedi 28 mars 2009

Beaumont le Roger, le prieuré.



Je dédie cet article à mon petit pote David, 7 ans, qui s'intéresse à l'histoire de sa ville, Beaumont le Roger.
Cette gravure représente les contreforts du prieuré de la Sainte Trinité, construit par Roger de Beaumont qui voulait fonder une collégiale près de son château.
Le terrain était fort pentu et peu propice à l'implantation d'une abbaye et de logements pour les religieux.
Qu'importe, Roger voulait son abbaye là. Elle fut implantée en rognant sur le mont avec cette sublime entrée voûtée qui subsiste encore, avec quatre minarets adhérant à l'église par la gauche, le terrain étant soutenu par d'énormes murailles, elles même étançonnées par de forts piliers massifs en pierre de quarante trois pieds de hauteur.
L'inauguration était fixée au début de l'an 1087, mais la mort de Guillaume le Conquérant, qui devait assister à la cérémonie de la dédicace fit reculer celle-ci.

Roger de Beaumont dota richement la collégiale. Les témoins de l'acte furent Robert Courte-Heuse, fils de Guillaume le Conquérant, Robert d'Harcourt, Roger de Thibouville, Thierry de Launay, Ranulphe de Bigars et autres seigneurs de la contrée.
Malgré cela, Roger de Beaumont se retira à l'abbaye des Préaux, comme l'avait fit son père Onfroy de Vieilles et y mourut en 1094, âgé de plus de quatre-vingts ans. Son fils Guillaume était abbé du Bec.

Le nom de Beaumont le Roger était alors célèbre dans toute l'Europe ainsi que celui du Bec, tout proche, dont l'abbaye était fréquentée par les plus grands princes qui venaient y étudier les sciences et les lettres.

En 1118, Robert de Meulan, fils aîné de Roger de Beaumont, fonda à l'orée de la forêt le Prieuré de Grammont, dont il ne reste aujourd'hui que quelques ruines.
En 1135, Raoul de Grosley, chanoine de l'abbaye de la Sainte Trinité, donna à la collégiale l'église Saint Pierre de la Huanière.
En 1142, les chanoines de la collégiale furent remplacés par des moines et la Sainte Trinité devint prieuré dépendant de l'Abbaye du Bec. La donation fut approuvée par une bulle du pape Innocent II.
Le prieuré de la sainte Trinité continuait de recevoir des dons, des rentes et des terres. La liste des donations est interminable. Louis IX passa par Beaumont en 1258 et afferma aux religieux du Prieuré les vignes sises près du château.
L'archevêque, Eudes Rigaux, visitant le Prieuré le 24 avril de cette même année, y trouva cinq moines qui mangeaient de la viande deux fois par semaine. Il leur ordonna de s'en abstenir. Les moine jouissaient alors de deux mille livres de rentes et de provisions en quantité suffisantes pour tenir jusqu'à la récolte suivante.
Les moines de Beaumont et du Bec étaient attachés à leurs droits et étaient en procès avec les paroisses au sujet de dîmes et de redevances.
En 1307, Philippe le Bel accorda aux religieux du Bec et de Beaumont le privilège de relever directement de la couronne, de transporter, d'acheter et de vendre dans tous le royaume des marchandises exemptes de tous droits.
En 1790, la révolution passa par là, et le prieuré en souffrit gravement. Les moines disparurent. Ce sont des commerçants de Rouen qui apportèrent des pierres provenant du château du président du parlement de Rouen pour le consolider et retirent les moellons qui obturaient les croisées. A cette époque, une source jaillissait aux pieds des remparts.
En 1847, les bâtiments furent adjugés à un marchand de matériaux qui démantela l'édifice sans arrières pensées, jetant aux décombres les dépouilles des moines conservées dans les linceuls de cuir tannés et cousus.
Un membre de l'Institut, M.Lenormand, dès qu'il en fut informé, arrêta la destruction malheureusement très avancée en rachetant ce qui restait au nom de la Société des Antiquaires.
L'église est en ruines, seules restaient intactes les murailles et le couloir d'accès. Malheureusement, une partie de ces murailles fut démolie, malgré de vives protestations, lorsque la direction de l'équipement décida d'élargir le chemin pour faire la route qui mène à Brionne.
Il ne reste plus du glorieux prieuré de la Sainte Trinité voulu par Roger de Beaumont que ces quelques ruines qui sont aujourd'hui une promenade publique.

vendredi 27 mars 2009

Image de la lune sans lune.


Tôt ce matin, Momo nous a gratifiés d'une nouvelle nouvelle lune.

M'éloignant de l'écran pour la voir dans son ensemble, voilà ce que j'y ai vu :

Una hermosa chica que baila. N'est-elle pas belle ?

Por mas que se intente, nadie vera la misma escena. Pues le dibujé lo que vi.

Même en essayant, personne ne verra la même scène, je vous ai donc dessiné ce que j'ai vu, avec the gimp, naturellement.

Merci Momo, je suis ravie d'avoir reçu cette belle image.

mardi 24 mars 2009

Tag album musique sans musique

Taguée par Doréus, j'ai quand même le chic pour tomber sur des infos sans queue ni tête. Ceci ne pouvait évidemment arriver qu'à moi.
Il aurait pu s'agir, à un mot près d'un album de Léonard Cohen, auteur et chanteur canadien que j'aime beaucoup, je vous invite d'ailleurs à écouter "One of us cannot be wrong" qui est l'une des plus belles chansons d'amour jamais écrites, en tous cas, ma préférée de Léonard Cohen.

Mais non, cette page n'a aucune raison d'exister en dehors de cette liste de messages qui n'ont, semble t-il ni auteur, ni destinataire. Elle mériterait un article à elle toute seule. Euh non, en fait, c'est déjà un album existant, voir les détails ici.

Le hasard m'a également transporté sur cette page. Dieu merci, elle est moins hermétique que la précédente.

L' image est de 67bosely

Franchement, Doréus, qui veux-tu que je tague ? hein ? Je pourrais faire un blog au hasard si Blogger le faisait, mais je ne suis pas certaine de la réaction de l'auteur. Ce pourrait être par exemple : "tiens, son défouloir ne lui suffit plus..."