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Cherchez et vous trouverez. C'est ce que je fais dans ces pages. Il y a de tout : de la science, de l'humour, du scandale, de la passion, de l'histoire, en bref, tout ce qui fait une vie.
mardi 12 août 2008
vendredi 8 août 2008
sublimes tajines

Je n'ai pas pu résister à toutes ces couleurs.
abricot, absinthe, acajou, aigue-marine, aile de corbeau, albâtre, alezan, amadou, amande, amarante, ambre, améthyste, andrinople, anglais, anis, ardoise, argent, aubergine, auburn, aurore, avocat, azurin, banane, bistre, bitume, blé, blond, bonbon, bordeaux, bourgogne, bouteille, bouton d'or, brique, bronze, brou de noix, brun, bulle, caca d'oie, cachou, café, canard, capucine, caramel, cardinal, carmélite, carmin, carotte, cassis, céladon, cerise, céruléen, céleste, chamois, champagne, charbon, châtaigne, chaudron, chocolat, chrome, ciel, cinabre, citron, citrouille, cobalt, colombin, coquelicot, coquille d'oeuf, corail, cramoisi, crème, crevette, cuivre, cyan, cyclamen, denim, eau, ébène, écarlate, écrevisse, écru, électrique, émeraude, empire, épinard, étain, évêque, fauve, fer, feu, feuille morte, filasse, fraise écrasée, framboise, france, fuschia, garance, gazon, géranium, grenadine, grenat, groseille, havane, héliotrope, incarnat, indigo, isabelle, jade, jais, jonquille, kaki, lagon, lapis lazulli, lavande, lie de vin, lilas, lin, lucifer, maïs, malachite, mandarine, marengo, marine, mastic, mauve, melon, menthe, miel, mimosa, mordoré, mousse, moutarde, nacarat, nacre, nankin, noisette, nuit, ocre, olive, opaline, or, orage, outremer, paille, parme, pastel, pastèque, pâté de foie, pêche, perle, perroquet, pervenche, pétrole, pie, piment, pistache, pivoine, platine, pomme, ponceau, pourpre, poussin, prairie, prune, prussien, puce, queue de vache, queue de renard, réglisse, réséda, roi, rose, rouille, roux, sable, safran, sang, sang de boeuf, saphir, sapin, sarcelle, sauge, saumon, sépia, serin, sienne, sienne brûlée, sinople, soufre, souris, tabac, tango, taupe, thé, tilleul, tomate, tomette, topaze, tourterelle, turquoise, vanille, vénitien, ventre de biche, vermeil, vermillon, véronese, violine, viride, wagon, zinc, zinzolin.
Le chant du coucou
lundi 4 août 2008
Le Champ des Merles

Au Champ des Merles, deux armées s'affrontent le 28 juin 1389.
D'un côté, les Serbes, mais aussi des Bulgares, des Albanais et des Valaques, sous le commandement de Lazare, prince de Raska , province de l'actuelle Serbie.
En face, l'armée du sultan ottoman Mourad 1er, Turcs, mercenaires et Janissaires.
Les deux chefs mourront dans la bataille mais le sort de la Serbie est scellé.
Conscients que leur indépendance est condamnée, les Serbes livrent à Kossovo Polié un combat qu'ils savent perdu d'avance.
De la côte dalmate à la mer Noire, la péninsule des Balkans tombe alors sous la tutelle musulmane turque. Cette occupation durera jusqu'au 19ème siècle.
Les enfants serbes sont, depuis bien longtemps bercés par des histoires dans lesquels les Haïdouks combattent l'occupant musulman et redonnent sa grandeur d'antan à la Serbie.
Les haïdouks sont en Serbie ce que Robin des Bois est à la Grande-Bretagne.
En guérilla permanente contre les Turcs, ils ont laissé le souvenir de rebelles généreux pour les pauvres, dans de nombreux pays assujettis aux sultans Ottomans.
Pour de nombreux Serbes, Radovan Karadžić et Ratko Mladić sont les héritiers de ces Haïdouks.
Nul doute que La Haye en fera des martyrs.
En Serbie, les Haïdouks sont aussi des chefs de guerre indépendants au service du plus offrant du moment qu'ils combattent les Turcs.
En 1804, un certain Georges Petrović, dit Karageorge, prend le maquis dans les forêts de la Sumadija. Deux ans plus tard, il entre en vainqueur dans Belgrade. Triomphe éphémère. Faute de soutiens, l'insurrection vire au fiasco sanglant, dont témoigne encore, non loin de Niš, "Ćele Kula",la tour des crânes.
C'est là que l'occupant a empilé les têtes des rebelles vaincus pour en faire cette tour sinistre où le vent sifflant à travers les orbites vides des combattants chantait une étrange mélodie.
En 1833, le poète Lamartine apposa une plaque sur la tour. On peut y lire les mots suivants :
«Qu'ils laissent subsister ce monument ! Il apprendra à leurs enfants ce que vaut l'indépendance d'un peuple, en leur montrant à quel prix leurs pères l'ont payée»
dimanche 3 août 2008
vendredi 1 août 2008
déclaration de guerre

Le premier août de l'année 1914, entre quatre et cinq heures de l'après-midi, le tocsin sonne dans tous les clochers de France pour annoncer le début d'un sacrifice sans précédent pour notre pays
(1 400 000 morts), quatre années d'horreur qui n'épargne aucune famille.
Charles Eugène Abel, maréchal-ferrant, laisse son épouse et son fils et prend alors le train pour rejoindre son unité, le 151ème RI, à Verdun, dans la cohue générale et la confusion que crée un trafic ferroviaire complètement revu pour la circonstance.
Comme des millions d'autres, il ne reviendra pas.
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