J'ai écouté en direct l'allocution de Roselyne Bachelot sur le projet de loi de finances pour 2021. J'ai surtout retenu que les pauvres media grand public qui avaient souffert de la baisse de leurs revenus publicitaires pendant le "confinement" allaient être largement dédommagés et soutenus. De qui se moque t-on ?
J'ai également entendu parler des aménagements prévus dans les salles de spectacle pour respecter les distances physiques entre les spectateurs. Comme si cette situation était pérenne. Personnellement, j'engage les amateurs de cinéma et de théâtre à attendre que la situation soit redevenue normale avant de songer à aller se divertir en solitaire dans les salles obscures. Car il faut bien se poser la question, les baignoires de théâtre auront-elles deux fauteuils ou un seul ? Les couples d'amateurs de pièces de boulevards pourront-ils encore se murmurer quelques critiques à l'oreille ou devront-ils utiliser un subterfuge pour se comprendre ? Les plus savants pourront tapoter les rambardes en langage morse mais je souhaite qu'ils soient peu nombreux car rien n'est plus pénible que d'écouter une pièce dans une cantine où chacun y va de son coup de manche sur la table. Les autres auront toujours le secours de leurs "smartphones" dont la diversité des sonneries égaieront l'austérité des salles. Ce n'est pas moins agaçant.
Alors, à quand, dans un projet de loi de finances, l'accès à l'instruction pour tous dans tous les territoires ?

